Pratiques traditionnelles de mouvements doux associant posture, attention et respiration — proposées comme soins de soutien plutôt qu’en remplacement d’un traitement clinique.
Que sont le qigong et le tai-chi ?
Le qigong et le tai-chi sont des pratiques chinoises traditionnelles corps-esprit qui associent mouvement, posture, respiration et attention focalisée. Ils comprennent de nombreuses écoles et formes, allant de la station debout immobile et de petits mouvements répétés à des enchaînements fluides plus longs.
Le tai-chi s’est développé en lien avec les traditions martiales chinoises et est aujourd’hui souvent pratiqué pour la santé, l’équilibre et la coordination des mouvements. Le qigong est un terme plus large qui englobe des pratiques visant à cultiver et organiser le mouvement, le souffle et l’attention. Leurs histoires et leurs significations culturelles ne devraient pas être réduites au langage moderne du bien-être.
Chez THE BALANCE, le qigong et le tai-chi peuvent être envisagés comme des pratiques de mouvement de soutien dans le cadre d’un plan plus large de santé mentale, de traitement des addictions ou de récupération physique. Ils ne sont pas proposés comme des traitements curatifs autonomes.
Différences entre le qigong et le tai-chi
Ces deux pratiques se recoupent, mais ne sont pas identiques. Le tai-chi recourt généralement à des formes enchaînées et à des transferts de poids qui développent la coordination, l’équilibre et la continuité. Le qigong peut faire appel à des mouvements plus courts, à des postures immobiles, à des gestes répétés, à la respiration ou à l’attention méditative.
Une séance thérapeutique peut s’inspirer d’une tradition ou combiner certains éléments, mais le praticien devrait décrire la méthode avec exactitude plutôt que de considérer tous les mouvements lents comme interchangeables.
Le client n’a pas besoin d’avoir une expérience des arts martiaux. La pratique peut être simplifiée, effectuée en position assise ou soutenue selon les besoins physiques et cliniques.
Comment se déroule une séance ?
Une séance peut commencer par une orientation concernant la posture, le contact avec le sol et une respiration confortable. Le praticien introduit ensuite un petit nombre de mouvements, souvent répétés assez lentement pour que le client puisse observer son équilibre, son effort, ses tensions et son rythme.
Les instructions devraient être claires et dénuées de mystification. Le client peut se reposer, utiliser une chaise ou réduire l’amplitude des mouvements. Le praticien surveille les vertiges, la douleur, la fatigue, la dissociation et la frustration, plutôt que de supposer qu’un mouvement lent est automatiquement facile.
Un temps de réflexion peut relier la pratique aux objectifs thérapeutiques quotidiens, comme tolérer l’immobilité, déplacer son attention, bouger sans exercer une force excessive ou récupérer après une interaction stressante.
Mouvement, attention et coordination
Le qigong et le tai-chi requièrent une attention simultanée à plusieurs processus : transfert de poids, posture, espace, séquence et respiration. Ils peuvent offrir une manière structurée de pratiquer une attention soutenue sans rester complètement immobile.
Les mouvements lents peuvent rendre plus perceptibles les tensions habituelles et les stratégies d’équilibre. Un client peut expérimenter la réduction des efforts inutiles tout en maintenant sa stabilité.
Pour certaines personnes, cette association est plus accessible que la méditation assise. Pour d’autres, les séquences de mouvements ou la conscience corporelle peuvent être frustrantes ou activantes. La pratique devrait être adaptée plutôt que traitée comme une épreuve de discipline.
Le qigong et le tai-chi face au stress et à l’anxiété
Les recherches suggèrent que le tai-chi et le qigong peuvent améliorer certains paramètres liés à l’anxiété, au stress, à l’humeur et à la qualité de vie. Les bénéfices peuvent découler de l’activité physique, de la respiration, de l’attention, de la routine et des attentes, plutôt que d’un mécanisme unique.
L’objectif n’est pas de garantir un état de calme. Un client peut utiliser cette pratique pour reconnaître son activation, élargir son attention et choisir une réponse plus lente. Les personnes souffrant de panique ou d’anxiété liée à la santé peuvent avoir besoin de moins se concentrer sur la respiration et de davantage s’orienter vers l’extérieur.
Une anxiété sévère ou spécifique à un diagnostic nécessite toujours une évaluation appropriée et un traitement fondé sur les preuves. Le qigong ne devrait pas remplacer une thérapie par exposition, un traitement médicamenteux ou des soins psychiatriques lorsque ceux-ci sont indiqués.
Qigong, dépression et burnout
L’humeur dépressive et le burnout peuvent réduire les mouvements, la motivation et la confiance en soi. Une pratique courte et prévisible peut soutenir la routine, l’activation comportementale et un retour progressif à l’activité physique.
La fatigue ne devrait pas être automatiquement expliquée par une énergie bloquée. La dépression, les troubles du sommeil, les effets des médicaments, l’anémie, les maladies endocriniennes, les infections, la malnutrition et d’autres facteurs médicaux peuvent nécessiter une évaluation.
L’intensité devrait rester compatible avec le rétablissement. Pour un client dont les difficultés incluent une recherche incessante de performance et d’optimisation, une approche compétitive visant à maîtriser les formes peut reproduire le problème.
Le qigong et le tai-chi dans le rétablissement des addictions
Dans le traitement des addictions, les mouvements lents peuvent offrir une façon, sans recours à une substance, de structurer le temps, de remarquer les envies impérieuses et de s’exercer à répondre à l’inconfort. Ils peuvent également soutenir le sommeil et la reprise d’une activité physique après des périodes d’inactivité.
Une revue systématique a examiné le qigong et le tai-chi auprès de populations concernées par l’usage de substances, mais les données restent limitées et hétérogènes. Ces pratiques ne prennent pas en charge le sevrage, ne réduisent pas le risque de surdose et ne remplacent ni les médicaments ni les traitements psychologiques.
Leur rôle devrait rester modeste et être clairement lié au plan de prévention des rechutes et de rétablissement.
Équilibre, mobilité et fonction physique
Le tai-chi fait l’objet de nombreuses études concernant l’équilibre et la prévention des chutes chez les personnes âgées et certaines populations présentant des problèmes de santé. Les transferts de poids et les mouvements contrôlés peuvent soutenir la coordination et la confiance.
Une personne présentant un risque de chute a néanmoins besoin d’une évaluation, d’un soutien et d’un environnement appropriés. Les mouvements lents n’éliminent pas le risque. Une neuropathie, des troubles vestibulaires, une pression artérielle basse, des médicaments sédatifs et une blessure musculosquelettique peuvent nécessiter l’utilisation d’une chaise, d’un mur ou l’orientation vers un autre professionnel.
Lorsqu’une kinésithérapie ou une réadaptation médicale est nécessaire, le qigong et le tai-chi peuvent la compléter, mais non la remplacer.
Tradition, qi et langage clinique
Le qigong est enraciné dans les concepts de qi et les conceptions traditionnelles chinoises de la santé. Ces concepts ont une importance culturelle et philosophique. Ils devraient être décrits avec respect, sans être transformés en affirmations biomédicales non étayées.
THE BALANCE ne devrait pas affirmer que le qi peut être mesuré cliniquement, que les mouvements éliminent les toxines ou qu’un praticien peut diagnostiquer une maladie psychiatrique à partir du flux énergétique.
Un client peut accorder de la valeur au cadre traditionnel, préférer une description séculière des mouvements ou refuser cette pratique. Le respect culturel implique de permettre ces différences.
Données probantes et limites
Des méta-analyses font état d’améliorations faibles à modérées de certains résultats psychologiques et physiques, notamment l’anxiété, l’humeur, l’équilibre et la fatigue. La qualité des études, les interventions, les groupes de comparaison et les populations varient considérablement.
Le qigong et le tai-chi sont souvent regroupés malgré les différences de formes et d’enseignement. Les bénéfices liés à l’exercice doux et à la participation sociale peuvent également être difficiles à distinguer des effets propres à chaque tradition.
Les recherches soutiennent une utilisation prudente et complémentaire, plutôt que des affirmations selon lesquelles ces pratiques traitent directement toutes les affections de santé mentale ou régulent le système nerveux autonome de façon prévisible.
Sécurité physique et adaptation
Ces pratiques ont généralement un faible impact, mais des tensions, des chutes, des vertiges et une aggravation des symptômes peuvent survenir. Le dépistage peut prendre en compte les problèmes articulaires, l’ostéoporose, une chirurgie récente, la grossesse, les maladies cardiovasculaires, les affections neurologiques, l’équilibre, la douleur et la fatigue.
Les positions statiques prolongées et la flexion profonde des genoux peuvent ne pas convenir à certains clients. Le praticien devrait recourir à des amplitudes plus réduites, à une position assise ou à un support, et ne devrait pas corriger la posture par la force.
Une nouvelle douleur thoracique, un évanouissement, un essoufflement sévère, des symptômes neurologiques ou une blessure aiguë nécessitent une attention médicale plutôt que la poursuite de la pratique.
Sécurité psychologique et approche tenant compte des traumatismes
Les mouvements lents et l’attention tournée vers l’intérieur peuvent procurer un sentiment de sécurité à une personne et un sentiment d’exposition à une autre. Une pratique tenant compte des traumatismes explique ce qui va se passer, permet de pratiquer les yeux ouverts, évite tout contact inattendu et maintient l’accès aux sorties ainsi qu’une orientation vers l’extérieur.
Le praticien ne devrait pas affirmer que les tremblements, les émotions ou l’inconfort représentent une libération d’énergie. La dissociation, les souvenirs intrusifs ou une détresse qui s’intensifie devraient conduire à un ancrage, à une adaptation ou à l’arrêt de la pratique.
Le qigong et le tai-chi peuvent soutenir la stabilisation, mais ne remplacent pas une psychothérapie centrée sur le traumatisme.
Compétence professionnelle
Les parcours de formation varient considérablement. Le praticien devrait avoir reçu une formation substantielle dans la forme enseignée, disposer d’une assurance appropriée, comprendre la sécurité physique et être compétent pour exercer dans un environnement de santé mentale et de traitement des addictions.
La filiation traditionnelle, la certification d’enseignement et la qualification clinique sont distinctes. Un enseignant de qigong ou de tai-chi ne devrait pas diagnostiquer ni traiter des affections psychiatriques complexes en dehors de son champ de compétence professionnelle.
Lorsqu’une séance est présentée comme une thérapie, THE BALANCE devrait pouvoir expliquer avec précision le rôle du prestataire et l’objectif clinique.
Évaluation avant le Qigong ou le Tai Chi
L’évaluation prend en compte la santé physique de la personne, la douleur, l’équilibre, les médicaments, l’usage de substances, le sommeil, l’alimentation, les antécédents de traumatisme, les capacités cognitives, les préférences culturelles et l’expérience du mouvement. L’équipe identifie ce que la pratique est censée soutenir.
Une courte séance d’introduction peut être appropriée avant de programmer une pratique régulière. La réponse de la personne importe davantage qu’une présomption générale selon laquelle les mouvements lents sont bénéfiques.
Lorsque la stabilisation médicale, la restauration nutritionnelle ou des soins psychiatriques aigus sont prioritaires, le Qigong et le Tai Chi doivent attendre.
Le Qigong et le Tai Chi dans le modèle THE BALANCE
Chez THE BALANCE, le Qigong et le Tai Chi peuvent être envisagés dans le cadre de l’Évaluation et planification du traitement et coordonnés avec la psychothérapie, la psychiatrie, la médecine, la nutrition et la récupération physique.
Dans le cadre d’un traitement résidentiel entièrement privé, la pratique peut être adaptée à l’énergie, à la mobilité et au programme de traitement d’une personne. Un cadre extérieur ou intérieur peut être choisi en fonction de la sécurité et de la confidentialité.
La méthode doit demeurer un soutien. Elle n’est pas utilisée pour remplacer un traitement cliniquement indiqué ni pour laisser entendre qu’une pratique traditionnelle, à elle seule, explique le rétablissement.
Comment les progrès et la poursuite de la pratique sont évalués
Les progrès peuvent comprendre un meilleur équilibre, des mouvements plus fluides, un plus grand confort dans l’immobilité, une diminution des tensions inutiles, une activité physique plus régulière ou une routine utile pour faire face au stress.
La maîtrise d’une forme longue, la profondeur des postures et la précision visuelle ne constituent pas des résultats cliniques. L’équipe évalue si la pratique contribue au fonctionnement et au plan de traitement global.
Avant la sortie, la personne doit savoir quels mouvements sont sûrs, quelles adaptations restent nécessaires et s’il est conseillé de bénéficier d’un enseignement local ou d’une évaluation en physiothérapie.
Lien avec le yoga, la méditation et d’autres pratiques somatiques
Le Qigong et le Tai Chi partagent certaines caractéristiques avec le yoga thérapeutique et la pleine conscience, notamment l’attention portée à la posture, à la respiration et à l’expérience du moment présent. Leurs répertoires de mouvements, leur histoire culturelle et leurs traditions d’enseignement demeurent néanmoins distincts.
Une même personne n’a pas besoin des trois approches. L’équipe doit choisir la pratique qui correspond le mieux aux capacités physiques, aux préférences et à l’objectif thérapeutique, plutôt que de construire un programme chargé d’activités similaires.
Les méthodes somatiques peuvent soutenir la conscience de soi et les routines, mais elles ne devraient pas être réunies sous une même affirmation selon laquelle le corps stocke et libère toute détresse psychologique. Chaque méthode nécessite son propre champ d’application, les compétences du praticien et des limites de sécurité.
Questions fréquemment posées
Quelle est la différence entre le Qigong et le Tai Chi ?
Le Qigong regroupe un large éventail de pratiques de mouvement, de respiration et d’attention. Le Tai Chi fait couramment appel à des formes enchaînées et à des transferts de poids contrôlés issus des traditions martiales.
Ai-je besoin d’expérience ?
Non. Les pratiques peuvent être simplifiées, réalisées assis ou avec un soutien, et ne nécessitent pas d’entraînement aux arts martiaux.
Le Qigong ou le Tai Chi peuvent-ils aider en cas d’anxiété ?
Ils peuvent soutenir certaines personnes grâce à une activité douce et à l’attention, mais les données probantes varient et ils ne remplacent pas un traitement psychologique ou psychiatrique indiqué.
Ces pratiques peuvent-elles aider au rétablissement d’une addiction ?
Elles peuvent soutenir les routines et les capacités de régulation, mais elles ne remplacent pas la prise en charge du sevrage, les médicaments, la thérapie des addictions ou la prévention des rechutes.
Le Qigong équilibre-t-il une énergie mesurable ?
Le qi revêt une importante signification traditionnelle, mais les affirmations selon lesquelles il peut être mesuré cliniquement ou selon lesquelles le Qigong élimine les toxines ne doivent pas être présentées comme des faits biomédicaux établis.
Le Qigong et le Tai Chi sont-ils sûrs ?
Ils ont généralement un faible impact, mais des chutes, des vertiges et des tensions musculaires peuvent survenir. Un dépistage physique et des adaptations sont importants.
Le Tai Chi est-il une forme de physiothérapie ?
Non. Il peut compléter la réadaptation physique, mais ne remplace pas la physiothérapie ni l’évaluation médicale lorsque celles-ci sont nécessaires.
Comment THE BALANCE utilise-t-il le Qigong et le Tai Chi ?
Ils peuvent être intégrés comme pratiques de mouvement de soutien lorsqu’ils correspondent au plan de traitement individuel et qu’un praticien compétent est disponible.


