Un travail thérapeutique structuré impliquant des chevaux, choisi dans un objectif clinique défini et intégré à un plan psychologique ou de réadaptation plus large.
La thérapie assistée par le cheval est un terme générique désignant des interventions structurées dans lesquelles l’interaction avec les chevaux contribue à un objectif thérapeutique ou de réadaptation convenu. Selon le modèle, le travail peut inclure l’observation, le pansage, la conduite du cheval en main, des exercices au sol ou, dans certains programmes sélectionnés, l’équitation. De nombreuses séances se déroulent entièrement au sol.
Le cheval n’est pas présenté comme capable de diagnostiquer le client ou de révéler automatiquement des émotions cachées. La valeur thérapeutique découle de l’exercice soigneusement conçu, de l’expérience de la personne, de la formulation clinique, de la relation avec l’animal et de la réflexion qui relie cette expérience à la vie en dehors de la séance.
Chez THE BALANCE, le travail assisté par le cheval peut être envisagé pour certains clients, en complément d’une psychothérapie, d’un traitement de l’addiction, de soins tenant compte des traumatismes, d’un travail de régulation émotionnelle ou d’une planification du rétablissement. Sa disponibilité dépend du lieu, des compétences du prestataire, du bien-être animal, de la sécurité et de l’indication clinique.
Qu’est-ce que la thérapie assistée par le cheval ?
La thérapie assistée par le cheval peut désigner plusieurs pratiques différentes. La psychothérapie assistée par le cheval est dispensée dans le cadre d’une relation de soin en santé mentale par un clinicien qualifié travaillant, lorsque nécessaire, avec un professionnel équin. L’apprentissage assisté par le cheval peut être axé sur la communication, le leadership, la confiance en soi ou la réflexion comportementale. L’hippothérapie est une intervention de réadaptation distincte, dispensée par des professionnels de santé réglementés, qui utilise le mouvement du cheval pour des objectifs physiques, ergothérapeutiques ou liés à la parole.
Ces termes ne doivent pas être employés de manière interchangeable. Un cadre thérapeutique, un cheval calme ou une expérience émotionnellement significative ne font pas, à eux seuls, d’une activité une psychothérapie.
Que se passe-t-il lors d’une séance ?
Une séance commence par l’objectif thérapeutique, un briefing de sécurité et la définition des limites autour du cheval. Le client peut observer le comportement du troupeau, s’approcher d’un cheval et le conduire en main, réaliser un exercice, remarquer ses réactions physiques et émotionnelles, ou réfléchir à sa communication et à ses limites.
Le clinicien peut explorer ce qui s’est produit lorsque le cheval s’est éloigné, la manière dont le client a réagi à l’incertitude, s’il est devenu contrôlant ou s’est replié sur lui-même, et comment ce schéma se rapporte à ses relations ou à son rétablissement. Les interprétations doivent rester prudentes. Les chevaux réagissent à de nombreux signaux environnementaux et comportementaux, et leur comportement ne doit pas être présenté comme la preuve d’un diagnostic psychologique.
Objectifs thérapeutiques possibles
- Accroître la conscience de l’activation corporelle, de l’attention et des réactions émotionnelles.
- S’exercer à une communication claire et non violente ainsi qu’à l’établissement de limites.
- Explorer la confiance, le contrôle, l’évitement, la patience et la frustration.
- Développer la confiance en soi au moyen d’exercices accessibles et progressifs.
- Créer une voie non verbale vers la réflexion thérapeutique.
- S’exercer à l’attention au moment présent et à la régulation dans un environnement réel.
- Favoriser l’engagement d’un client pour qui la conversation en cabinet présente des limites.
- Relier les enseignements de la psychothérapie aux comportements et aux relations.
Travail assisté par le cheval et traumatisme
Certaines personnes ayant vécu un traumatisme ressentent le travail avec le cheval comme stabilisant, relationnel ou favorable au développement de la confiance en soi. La taille du cheval et son imprévisibilité peuvent également susciter de la peur, un sentiment de vulnérabilité, des enjeux de contrôle ou des souvenirs de danger. Une pratique tenant compte des traumatismes met donc l’accent sur le choix, le rythme, la prévisibilité et la possibilité de prendre du recul.
La thérapie assistée par le cheval ne remplace pas une psychothérapie reconnue centrée sur le traumatisme. Les affirmations selon lesquelles les chevaux libèrent directement les traumatismes, régulent le nerf vague ou permettent d’accéder à des souvenirs inconscients doivent être évitées, à moins d’être présentées comme des hypothèses plutôt que comme des mécanismes établis.
La thérapie assistée par le cheval dans le traitement de l’addiction
Dans le traitement de l’addiction, des exercices structurés avec le cheval peuvent aider à examiner l’impulsivité, la frustration, la communication, la confiance, la responsabilité et les réactions aux limites. Cette expérience peut fournir des éléments utiles à la thérapie individuelle et à la planification de la prévention des rechutes.
Elle ne traite pas le sevrage, ne réduit pas le risque de surdose, ne remplace pas les médicaments destinés aux troubles liés à l’usage de substances et ne permet pas, à elle seule, d’établir un rétablissement à long terme. Sa contribution doit être évaluée au regard de la formulation globale de l’addiction de la personne et de son plan de suivi.
Relations, leadership et fonctions à forte pression
Les dirigeants, fondateurs, personnalités publiques et membres de familles en vue peuvent être très à l’aise dans l’explication verbale tout en ayant davantage de difficultés à remarquer les schémas relationnels en temps réel. Un exercice avec un cheval peut créer un contexte immédiat permettant d’observer le rythme, les attentes, le contrôle, la frustration, la demande d’aide et la réaction à l’incertitude.
Cela ne doit pas être présenté comme une expérience de performance pour dirigeants déguisée en thérapie. Les objectifs cliniques du client demeurent prioritaires, et les métaphores du leadership ne sont utilisées que lorsqu’elles apportent une réelle valeur thérapeutique.
Données probantes et limites actuelles
Les recherches sur les interventions assistées par le cheval font état de résultats prometteurs dans certaines populations, notamment d’améliorations de certains résultats psychologiques, sociaux et fonctionnels. Les données probantes sont hétérogènes. Les études recourent à des définitions, des populations, des structures de séance, des groupes de comparaison et des mesures de résultats différents, et nombre d’entre elles sont de petite taille.
L’existence d’études positives n’établit pas que la thérapie assistée par le cheval est supérieure aux psychothérapies établies ni qu’elle convient à toutes les pathologies. Cette page doit donc la décrire comme une option complémentaire dont les données probantes sont émergentes ou contrastées, et non comme un remède démontré contre les traumatismes, l’addiction, la dépression, l’autisme ou d’autres diagnostics.
Sécurité physique et bien-être animal
Les chevaux sont de grands animaux et peuvent se déplacer de manière imprévisible. L’évaluation doit prendre en compte la mobilité, l’équilibre, la douleur, les allergies, les affections respiratoires, la peur des animaux, la grossesse, les effets des médicaments, l’intoxication, le risque de crises convulsives et la capacité à respecter les consignes de sécurité. Lorsque l’équitation est impliquée, des équipements de protection et des normes de pratique équestre s’appliquent.
Le bien-être animal fait partie de la qualité clinique. Les chevaux nécessitent un repos, une manipulation, des soins vétérinaires et un environnement appropriés, ainsi que l’absence de toute utilisation coercitive ou excessive. Le client ne doit jamais être encouragé à passer outre la détresse d’un animal pour en tirer une leçon thérapeutique.
Rôles professionnels et qualifications
Le professionnel de santé mentale reste responsable de l’évaluation et du traitement psychologiques. Le professionnel équin est responsable de la manipulation du cheval, de l’environnement et de la sécurité liée aux équidés, conformément à son rôle. Dans certains modèles, une même personne peut détenir les qualifications pertinentes dans les deux domaines, mais cela doit être vérifié plutôt que présumé.
Le prestataire doit préciser si le service relève de la psychothérapie, de l’apprentissage assisté par le cheval, du coaching, du soutien ergothérapeutique ou des loisirs. La confidentialité, les dossiers, les procédures d’urgence et le partage d’informations doivent être définis avant la séance.
Lorsque la thérapie assistée par le cheval peut ne pas être appropriée
Le travail avec le cheval peut être reporté ou écarté lorsque la personne est en état d’intoxication aiguë, médicalement instable, incapable de suivre les consignes de sécurité, fortement agitée, en état psychotique actif ou exposée à un risque immédiat. Il peut également être inadapté lorsque le contact avec les animaux n’est pas souhaité, est culturellement inapproprié pour le client, présente un risque physique ou est susceptible de reproduire une forme de coercition.
Refuser la thérapie assistée par le cheval ne rend pas un plan de traitement incomplet. Une autre intervention expérientielle, somatique, créative ou en cabinet peut être choisie lorsqu’elle convient mieux à la personne.
Évaluation avant une thérapie assistée par le cheval
Le nom d’une thérapie ne suffit pas à en établir l’adéquation. Avant de choisir cette approche, le clinicien responsable prend en considération les symptômes actuels du client, ses diagnostics, les risques, sa santé physique, ses médicaments, son usage de substances, son sommeil, ses antécédents traumatiques, ses traitements antérieurs, ses capacités cognitives, ses relations, sa culture, sa langue et sa situation pratique. L’évaluation précise également ce que le client attend de la thérapie et si ces attentes sont réalistes.
Le clinicien doit pouvoir préciser le problème que la méthode vise à traiter, les données probantes et les incertitudes pertinentes pour ce problème, le format et l’intensité proposés, ainsi que les alternatives. Lorsqu’une autre intervention bénéficie d’un soutien plus solide ou présente une séquence plus sûre, cela doit être expliqué. La préférence du client compte, mais elle ne supprime pas la nécessité de compétences professionnelles, d’un consentement éclairé et de décisions appropriées quant au niveau de soins.
Préparer la continuité des soins
Les acquis obtenus dans un cadre résidentiel privé doivent à terme pouvoir fonctionner dans la vie ordinaire. Avant la fin de la phase résidentielle, le client et l’équipe déterminent quelles compétences, quels enseignements, quelles pratiques ou quelles composantes du traitement doivent se poursuivre ; qui les assurera ; comment les dossiers et la responsabilité seront transférés ; et ce qui devra se passer en cas d’augmentation des symptômes, des risques, des envies impérieuses ou des difficultés relationnelles.
La continuité des soins peut impliquer un thérapeute local, un psychiatre, un médecin, un spécialiste de l’addiction, un travail avec la famille, une pratique structurée ou une réduction planifiée de l’intensité du traitement. La psychothérapie et la prescription transfrontalières dépendent de l’inscription professionnelle et de la localisation physique du client. THEBALANCE devrait favoriser une transmission claire plutôt que de laisser entendre qu’un contact international indéfini est toujours disponible ou cliniquement préférable.
La thérapie assistée par le cheval dans le modèle THE BALANCE
Chez THE BALANCE, une modalité désignée n’est pas proposée comme un produit isolé ni sélectionnée simplement parce qu’elle est connue, en vogue ou demandée. Elle est envisagée dans le cadre de l’évaluation et de la planification du traitement, en tenant compte des informations psychiatriques, médicales, psychologiques, relationnelles, liées à l’usage de substances, au sommeil, à la nutrition et à l’environnement.
Lorsque cette approche est indiquée, l’équipe devrait pouvoir en expliquer l’objectif, le professionnel chargé de la mettre en œuvre, les contraintes attendues, son articulation avec les autres interventions, ainsi que les éléments qui conduiraient à son adaptation ou à son arrêt. La méthode peut être utilisée de manière intensive pendant une période définie, intégrée à une psychothérapie plus longue, ou écartée lorsqu’une autre approche est plus appropriée.
Dans le cadre d’un traitement résidentiel entièrement privé, les séances peuvent être organisées autour d’un seul client plutôt que selon un emploi du temps partagé. Cela peut être pertinent pour les dirigeants, fondateurs, personnes HNW et UHNW, personnalités publiques, célébrités et membres de familles en vue, qui ont besoin de discrétion et d’une implication soigneusement encadrée de leurs proches ou des professionnels qui les accompagnent déjà. La confidentialité ne modifie ni les données probantes, ni les normes professionnelles, ni les exigences de sécurité de la thérapie.
Lorsque le travail assisté par le cheval est retenu, la séance devrait avoir un objectif explicite et faire l’objet d’un débriefing reliant l’expérience à la psychothérapie et à la vie quotidienne. Les enseignements peuvent concerner les limites, la patience, la peur, la demande d’aide ou la tolérance à l’incertitude, mais ne devraient pas faire l’objet d’une surinterprétation.
Comme les services équins peuvent faire intervenir une structure ou un spécialiste externe, THE BALANCE devrait confirmer, pour chaque client, les modalités de transport, de confidentialité, de tenue des dossiers, d’assurance, de responsabilité professionnelle et de prise en charge des urgences.
Comment les progrès sont évalués
Les progrès sont évalués au regard de l’objectif clinique convenu, et non des compétences du client avec les chevaux. Les résultats pertinents peuvent inclure une participation accrue, des limites plus claires, une meilleure récupération émotionnelle, une diminution de l’évitement, une confiance accrue ou le transfert des apprentissages dans les relations et les comportements de rétablissement.
Le plaisir peut avoir de la valeur, mais ne constitue pas une preuve suffisante de bénéfice thérapeutique. L’intervention devrait être modifiée ou arrêtée si elle ajoute un risque, une détresse, des contraintes logistiques ou si sa valeur mesurable est limitée.
Questions fréquemment posées
Qu’est-ce que la thérapie assistée par le cheval ?
La thérapie assistée par le cheval est une intervention structurée dans laquelle l’interaction avec les chevaux contribue à un objectif thérapeutique ou de réadaptation convenu. Le modèle précis et les rôles des professionnels devraient être clairement expliqués.
Dois-je monter à cheval ?
Non. De nombreuses séances de psychothérapie assistée par le cheval se déroulent au sol et peuvent inclure l’observation, le pansage, la conduite du cheval ou des exercices structurés. L’équitation n’est utilisée que dans les programmes conçus et encadrés à cette fin.
La thérapie équine est-elle la même chose que l’hippothérapie ?
Non. L’hippothérapie est une intervention de réadaptation distincte, dispensée par des professionnels de santé qualifiés, qui utilise le mouvement du cheval à des fins physiques, ergothérapeutiques ou liées à la parole.
La thérapie assistée par le cheval peut-elle traiter les traumatismes ?
Elle peut soutenir certains objectifs tenant compte des traumatismes, mais ne remplace pas les psychothérapies établies centrées sur les traumatismes. L’adéquation, le rythme, la sécurité et le choix du client sont importants.
La thérapie équine peut-elle aider au rétablissement après une addiction ?
Elle peut favoriser une réflexion sur la confiance, les limites, les émotions, la responsabilité et le comportement. Elle ne remplace pas les soins médicaux, le traitement de l’addiction, les médicaments, la prévention des rechutes ni le suivi continu.
La thérapie assistée par le cheval est-elle fondée sur des données probantes ?
Les recherches sont prometteuses pour certains résultats, mais les données probantes sont hétérogènes et reposent souvent sur de petites études. Elle devrait être présentée comme une intervention complémentaire plutôt que comme un traitement universel ou supérieur.
La thérapie équine est-elle sûre ?
Elle peut être dispensée en toute sécurité avec un dépistage approprié, des installations adaptées, des professionnels formés, des normes de bien-être animal et des procédures d’urgence. Les risques physiques et psychologiques doivent néanmoins être évalués.
THE BALANCE propose-t-il une thérapie assistée par le cheval à chaque client ?
Non. Elle peut être envisagée lorsqu’elle est cliniquement pertinente et disponible. Le client peut la refuser, et une autre intervention peut être plus appropriée.


