Mogadon est une marque de nitrazépam, une benzodiazépine indiquée en France dans certaines insomnies sévères, occasionnelles ou transitoires, pour une durée brève.
Le nitrazépam peut faciliter le sommeil, mais il ne traite pas toutes les causes de l’insomnie. Il peut provoquer somnolence, chutes, troubles de la mémoire, dépendance physique, sevrage et addiction.
Mogadon contient du nitrazépam, une benzodiazépine hypnotique. En France, il est indiqué chez l’adulte dans certaines insomnies sévères, occasionnelles ou transitoires, lorsque les troubles perturbent la vie quotidienne. Il n’est pas indiqué comme traitement courant de l’anxiété (1).
Il est prescrit pour une utilisation à court terme afin de traiter les problèmes de sommeil tels que l’insomnie, incluant les difficultés d’endormissement, les réveils fréquents durant la nuit et les réveils matinaux précoces (2).
La spécialité française MOGADON 5 mg n’est pas indiquée chez l’enfant ni pour la prise en charge courante des crises myocloniques. Le nitrazépam renforce l’action inhibitrice du GABA au niveau des récepteurs GABA-A.
Le nitrazépam ralentit l’activité du système nerveux central. Le délai d’endormissement et la durée de l’effet varient selon la personne; il doit être pris exactement comme prescrit, juste avant le coucher, avec une durée de sommeil suffisante.
En renforçant la signalisation GABA-A, le nitrazépam produit des effets sédatifs, hypnotiques, anxiolytiques, myorelaxants et anticonvulsivants. Ces effets peuvent aussi altérer la mémoire, l’équilibre et la vigilance.
Le traitement est symptomatique et bref. Les causes de l’insomnie et les mesures non médicamenteuses doivent être évaluées; le nitrazépam ne doit pas être utilisé pour traiter seul une détresse ou une anxiété aiguë.
Mogadon peut provoquer des effets indésirables (1). Une somnolence marquée, une difficulté à respirer, un gonflement du visage ou de la gorge, des idées suicidaires ou un changement important du comportement nécessitent un avis médical urgent.
Effets indésirables possibles :
- Une somnolence.
- Des vertiges.
- Une fatigue ou une faiblesse inhabituelle.
- Une confusion.
- Une instabilité en marchant.
- Une déficience de la mémoire.
- Des maux de tête.
- Des signes de dépression.
- Des hallucinations.
- Une sensation de gueule de bois le matin.
- Des troubles de l’élocution.
- Une maladresse ou un manque de coordination.
- Une vigilance réduite.
- Une faiblesse musculaire.
- Des spasmes musculaires.
- Une vision double.
- Une inattention.
- Des rêves désagréables.
- Une insomnie de rebond.
- Des douleurs abdominales ou des nausées.
Effets nécessitant un avis médical urgent :
- Des réactions allergiques : un gonflement du visage, de la langue ou de la gorge.
- Une difficulté respiratoire.
- Des pensées d’automutilation ou de suicide.
Des symptômes de sevrage :
Un arrêt brutal ou une réduction trop rapide peut provoquer un syndrome de sevrage (1), notamment :
- Une insomnie, des maux de tête, une anxiété importante, des douleurs ou tensions musculaires ou une irritabilité.
- Une agitation ou une confusion.
- Un engourdissement ou des picotements des extrémités.
- Une hypersensibilité à la lumière, au bruit ou au contact physique.
- Une dépersonnalisation ou une déréalisation.
- Des hallucinations.
- Des convulsions.
Le nitrazépam peut entraîner tolérance, dépendance physique, sevrage et addiction, même aux doses prescrites. En France, la durée est de 2 à 5 jours pour une insomnie occasionnelle et de 2 à 3 semaines pour une insomnie transitoire; elle ne doit pas dépasser 4 semaines, réduction progressive comprise, sauf réévaluation clinique répétée.
Une réduction trop rapide ou un arrêt brutal peut provoquer rebond d’insomnie et symptômes de sevrage, parfois sévères. Des antécédents de consommation problématique d’alcool ou de drogues justifient une vigilance et un suivi renforcés, mais ne déterminent pas à eux seuls le traitement.
Un rebond d’insomnie peut survenir lors de l’arrêt du nitrazépam : les symptômes ayant motivé le traitement réapparaissent transitoirement sous une forme plus intense, parfois avec des modifications de l’humeur, de l’anxiété ou de l’agitation.
Il faut éviter l’alcool. L’association avec des opioïdes ou d’autres sédatifs augmente le risque de somnolence profonde, de dépression respiratoire, de coma et de décès; elle ne doit être envisagée que si un prescripteur l’estime indispensable et organise une surveillance adaptée.
Mogadon peut provoquer somnolence et baisse de vigilance. Ne conduisez pas et n’utilisez pas de machines si vous êtes affecté ; le risque est accru si la durée de sommeil est insuffisante, avec l’alcool ou avec d’autres médicaments sédatifs.
Le mésusage et le surdosage peuvent provoquer confusion, perte de coordination, somnolence profonde, coma et dépression respiratoire, surtout avec l’alcool, les opioïdes ou d’autres sédatifs. Toute suspicion de surdosage impose d’appeler immédiatement le 15 ou le 112.
Ces deux médicaments diffèrent par leur substance active : Stilnox contient du zolpidem, un hypnotique apparenté aux benzodiazépines, tandis que Mogadon contient du nitrazépam, une benzodiazépine.
Le zolpidem et le nitrazépam diffèrent par leur structure et leur durée d’action, mais les deux peuvent provoquer somnolence, troubles de la mémoire, chutes, dépendance, sevrage et addiction. Aucun ne doit être présenté comme globalement plus sûr sans évaluation individuelle.
Le zolpidem a généralement une demi-vie plus courte que le nitrazépam, mais la demi-vie ne détermine pas à elle seule la puissance sédative ni le choix du traitement. Il ne faut pas passer de l’un à l’autre ni modifier la dose sans avis médical.
L’association de plusieurs hypnotiques ou sédatifs est déconseillée, car elle peut majorer la sédation et, selon les substances associées, le risque de dépression respiratoire. Elle ne doit être envisagée qu’après évaluation médicale.
La nécessité d’une réduction progressive dépend de la dose, de la durée du traitement et de la situation clinique. Après un usage régulier, il ne faut pas arrêter brutalement sans avis médical; le rythme doit être individualisé.
Le sevrage peut souvent être accompagné en ambulatoire avec un suivi adapté; une prise en charge résidentielle ou hospitalière peut être nécessaire si les risques médicaux, psychiatriques ou sociaux sont élevés.
(1) Base de données publique des médicaments. MOGADON 5 mg, comprimé sécable : résumé des caractéristiques du produit et notice. https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/medicament/66205536/extrait
(2) Haute Autorité de santé. Quelle place pour les benzodiazépines dans l’insomnie ? Bon usage du médicament, validé le 11 juillet 2024. https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-07/bum_bzd_insomnie_11_07_24_vf.pdf
(3) Service-Public.fr. Quels sont les numéros en cas d’urgence ? https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F33954


