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Approche thérapeutique

Accompagnement thérapeutique des addictions

Les personnes qui souhaitent rompre le cycle de l’addiction et modifier leurs habitudes destructrices ont besoin d’un accompagnement approprié pour aborder les difficultés et les comportements sous-jacents.

Revu sur le plan médical parDr. Sarah Boss, MD
Résidence en pierre avec piscine, pelouse et palmiers

Comment cela s’articule

Sélectionné selon l’adéquation et le moment

Chaque approche est envisagée dans le contexte clinique global.

  1. 01Esprit
  2. 02Corps
  3. 03Relations
  4. 04Vie quotidienne

Prise en charge psychologique et comportementale individuelle des addictions, intégrée à des soins médicaux, psychiatriques, relationnels et axés sur le rétablissement.

L’addiction peut restreindre les choix d’une personne bien avant que sa vie ne semble manifestement hors de contrôle. La consommation de substances ou un comportement compulsif peuvent être associés au stress, à la récompense, au sommeil, au travail, aux relations, aux traumatismes, à la régulation émotionnelle, aux situations sociales, à la dépendance physique ou au besoin d’échapper temporairement à un état intérieur.

L’accompagnement thérapeutique des addictions offre un cadre structuré permettant de comprendre et de modifier ces schémas. Le travail peut porter sur la motivation, les déclencheurs, les envies impérieuses, les habitudes, la régulation émotionnelle, la prise de décision, le risque de rechute, les relations, les conséquences et la préparation à la vie après le traitement.

Chez THE BALANCE, l’accompagnement thérapeutique des addictions n’est pas considéré comme une conversation hebdomadaire générique ni comme un traitement curatif autonome. Il s’inscrit dans un plan fondé sur l’évaluation, qui peut également comprendre des soins psychiatriques, une psychothérapie, un traitement médical, une prise en charge du sevrage, des médicaments, un traitement des traumatismes, un travail familial, des interventions sur le sommeil et la santé physique, ainsi qu’une continuité des soins.

Chaque programme résidentiel entièrement privé est consacré à un seul client. L’accompagnement peut ainsi être adapté à ses antécédents de consommation, à son profil psychologique, à ses responsabilités, à ses exigences de confidentialité, à ses relations, à son environnement et à sa propre définition d’un rétablissement porteur de sens.

Qu’est-ce que l’accompagnement thérapeutique des addictions ?

L’accompagnement thérapeutique des addictions est un terme général désignant un travail psychologique et comportemental structuré destiné à aider une personne à comprendre et à modifier les schémas associés à la consommation de substances ou à un autre comportement addictif.

Il ne s’agit pas simplement de dire à quelqu’un d’arrêter. Un accompagnement efficace examine ce qui se produit avant, pendant et après le comportement, ainsi que les facteurs qui continuent à le renforcer.

Selon la personne, le traitement peut explorer :

  • les envies impérieuses et les déclencheurs ;
  • les schémas habituels et les routines ;
  • la régulation émotionnelle ;
  • le stress et la pression ;
  • les traumatismes et les expériences défavorables lorsqu’ils sont cliniquement pertinents ;
  • la récompense et l’impulsivité ;
  • l’évitement et les stratégies d’adaptation ;
  • les relations et les dynamiques familiales ;
  • les pressions professionnelles et liées à la performance ;
  • le sommeil et la santé physique ;
  • les symptômes psychiatriques ;
  • les environnements sociaux ;
  • les conséquences de la consommation de substances ;
  • la motivation et l’ambivalence face au changement ;
  • le risque de rechute et la continuité des soins.

L’objectif est de comprendre la fonction que la substance ou le comportement a acquise dans la vie de la personne et d’élaborer des solutions de remplacement plus sûres et plus durables.

Comprendre l’addiction

L’addiction est plus complexe qu’un manque de discipline ou de volonté. Les troubles liés à l’usage de substances peuvent impliquer des modifications des mécanismes de récompense, de motivation, d’apprentissage, de réponse au stress, de prise de décision, de comportement et de dépendance physique, tout en étant influencés par des facteurs psychologiques, sociaux, développementaux, génétiques et environnementaux.

Une personne peut continuer à consommer une substance malgré des conséquences de plus en plus graves. Elle peut avoir à plusieurs reprises l’intention de réduire ou d’arrêter, mais éprouver des difficultés à le faire, consacrer beaucoup de temps à se procurer des substances ou à récupérer après leur consommation, ressentir de fortes envies, perdre le contrôle des quantités ou de la fréquence, ou continuer malgré les atteintes à sa santé, à son travail, à ses relations ou à d’autres priorités.

Une tolérance et des symptômes de sevrage peuvent survenir avec certaines substances, mais ni l’une ni les autres ne sont requis pour tout diagnostic de trouble lié à l’usage de substances. De même, une personne peut présenter une addiction cliniquement significative tout en conservant un niveau de fonctionnement élevé dans certains domaines de sa vie.

Chez les dirigeants, fondateurs, professionnels, personnalités publiques et autres personnes à haut niveau de fonctionnement, la réussite extérieure peut parfois retarder la reconnaissance de la gravité du problème. L’évaluation clinique porte donc sur l’ensemble du schéma plutôt que sur la conformité à un stéréotype de l’addiction.

Ce que l’accompagnement thérapeutique des addictions vise à modifier

L’accompagnement thérapeutique des addictions ne consiste pas principalement à rechercher un événement caché qui aurait « causé » l’addiction. Certaines personnes présentent un traumatisme identifiable, une maladie psychiatrique, des schémas familiaux ou des facteurs environnementaux particulièrement pertinents. Pour d’autres, il s’agit d’une combinaison plus complexe de vulnérabilité biologique, d’exposition répétée, de renforcement, de mode de vie, de stress, d’opportunités et de comportements appris.

Le thérapeute élabore une formulation clinique de travail plutôt que de présumer une explication universelle.

L’accompagnement peut viser à aider le client à :

  • comprendre ses schémas de consommation et leurs conséquences ;
  • repérer plus tôt les situations à haut risque ;
  • réagir différemment aux envies impérieuses ;
  • renforcer sa motivation au changement ;
  • développer des solutions de remplacement à la consommation de substances ;
  • gérer les émotions difficiles sans revenir automatiquement au comportement addictif ;
  • identifier les risques environnementaux et interpersonnels ;
  • renforcer sa capacité de décision ;
  • reconstruire des relations importantes lorsque cela est approprié ;
  • se préparer aux difficultés sans qu’elles entraînent un retour complet aux schémas antérieurs ;
  • élaborer un plan réaliste de continuité des soins.

Motivation, ambivalence et disposition au changement

Une personne n’a pas besoin d’entamer un traitement en étant absolument certaine de vouloir se rétablir.

L’ambivalence est fréquente. Une personne peut à la fois reconnaître des conséquences graves et continuer à considérer la substance comme gratifiante, apaisante, socialement utile, favorable à ses performances ou nécessaire pour faire face.

Chez THE BALANCE, l’incertitude est explorée plutôt que considérée comme une forme d’opposition.

L’entretien motivationnel peut être utilisé pour aider un client à examiner, sans confrontation, l’écart entre son comportement actuel et ses priorités personnelles. Le thérapeute ne cherche pas à humilier ou à contraindre la personne, ni à la convaincre par l’argumentation d’accepter un diagnostic.

L’objectif est de renforcer les raisons personnelles qui motivent le changement et de les traduire en décisions concrètes.

Accompagnement des addictions et déni

L’expression « briser le déni » est historiquement courante dans le traitement des addictions, mais elle peut favoriser des approches inutilement conflictuelles.

Une personne peut minimiser sa consommation, sous-estimer ses conséquences, protéger sa vie privée, craindre le sevrage, s’inquiéter des conséquences professionnelles ou familiales, ou interpréter sincèrement la situation différemment de son entourage.

Un traitement efficace cherche à comprendre cette position.

Le thérapeute peut comparer la perception du client à des informations observables, telles que les schémas de consommation, les constatations médicales, les conséquences financières ou professionnelles, les difficultés relationnelles, les précédentes tentatives d’arrêt, les symptômes de sevrage et d’autres éléments pertinents.

La prise de conscience peut se développer progressivement. Le traitement ne doit pas devenir un affrontement visant à déterminer qui a « raison ».

Thérapie cognitivo-comportementale des addictions

La thérapie cognitivo-comportementale, ou TCC, est une approche couramment utilisée dans le traitement des troubles liés à l’usage de substances.

La TCC examine les relations entre les situations, les pensées, les émotions, les états physiologiques et les comportements. Dans le traitement des addictions, le travail peut consister à repérer les situations à haut risque, à identifier les schémas qui précèdent la consommation, à développer d’autres stratégies d’adaptation et à s’exercer à répondre aux envies impérieuses ou aux déclencheurs.

Par exemple, un client peut constater que la consommation devient plus probable après un type particulier de pression professionnelle, un conflit interpersonnel, une insomnie, un calendrier de déplacements, un événement social ou une période d’isolement.

Le travail thérapeutique dépasse alors la prise de conscience pour préparer et répéter ce que la personne fera différemment si cette situation se reproduit.

Prévention de la rechute

La prévention de la rechute vise à réduire la probabilité et les conséquences d’un retour à une consommation problématique.

Cela ne consiste pas simplement à dire à quelqu’un d’éviter l’alcool, les drogues ou les environnements déclencheurs. Un plan utile identifie les situations les plus susceptibles de compromettre le rétablissement et définit à l’avance des réponses précises.

Selon la personne, cela peut comprendre :

  • la reconnaissance des signes avant-coureurs ;
  • la préparation aux envies impérieuses ;
  • la gestion du manque de sommeil et du stress ;
  • la modification de l’accès aux substances ;
  • la réévaluation de certains environnements sociaux ou professionnels ;
  • la mise en place d’une bonne observance médicamenteuse lorsque cela est pertinent ;
  • l’identification des personnes à contacter lorsque le risque augmente ;
  • la poursuite d’une psychothérapie ou de soins psychiatriques ;
  • la prise en charge des conflits relationnels ;
  • l’élaboration de plans pour les déplacements, les célébrations, les événements professionnels ou d’autres situations à haut risque ;
  • une réaction rapide à un écart plutôt que l’abandon du traitement.

La planification du rétablissement doit être suffisamment réaliste pour fonctionner dans la vie réelle du client.

Accompagnement individuel des addictions

L’accompagnement individuel permet de centrer entièrement le travail sur l’histoire, les priorités, les exigences de confidentialité et les objectifs thérapeutiques d’un seul client.

Cet aspect est particulièrement pertinent dans le modèle de THE BALANCE. Nous n’exigeons pas qu’un client divulgue des informations personnelles au sein d’un groupe résidentiel de pairs au seul motif que la thérapie de groupe est habituelle dans de nombreux programmes de réadaptation.

Les séances individuelles peuvent aborder des sujets qu’un client ne souhaiterait pas évoquer en groupe, notamment les risques professionnels, les structures familiales, les finances, la sexualité, les préoccupations juridiques, l’exposition publique, les traumatismes, les relations, les responsabilités de direction ou d’autres questions sensibles.

La fréquence et l’intensité des séances dépendent de la formulation clinique du traitement plutôt que d’un calendrier standardisé.

L’accompagnement des addictions comprend-il une thérapie de groupe ?

Le traitement de groupe peut être utile à certaines personnes présentant un trouble lié à l’usage de substances. Il peut offrir le partage d’expériences, la responsabilisation, l’apprentissage social et la possibilité de travailler les compétences interpersonnelles.

Il n’est pas obligatoire dans le modèle résidentiel pour un seul client de THE BALANCE.

Lorsqu’un groupe d’entraide entre pairs, une association de soutien ou une intervention de groupe externe pourrait être utile, la participation peut être discutée avec le client et intégrée de manière sélective. La décision dépend de l’intérêt clinique, de la confidentialité, des préférences, de la disponibilité et du plan de traitement global.

Travail familial et relationnel

L’addiction affecte rarement une seule personne de manière isolée. Les partenaires, les enfants, les parents, les collègues ou d’autres personnes importantes peuvent avoir adapté leur propre comportement à la consommation de substances.

Le travail familial ou relationnel peut aider à clarifier les limites, la communication, la confiance, les attentes, les schémas de facilitation, les préoccupations financières, la parentalité et la préparation au retour du client à son domicile.

L’implication de la famille n’est pas automatiquement appropriée. Le consentement, la confidentialité, la sécurité, la nature des relations et l’objectif clinique doivent être pris en compte.

Lorsqu’il est indiqué, l’accompagnement thérapeutique des addictions peut donc être associé à une thérapie familiale ou à un autre travail relationnel, plutôt que d’attendre d’un seul thérapeute qu’il prenne en charge tous les aspects de la situation.

Accompagnement des addictions et sevrage

L’accompagnement thérapeutique et la prise en charge du sevrage répondent à des objectifs différents.

Certaines substances peuvent entraîner un sevrage cliniquement significatif ou dangereux. L’alcool, les benzodiazépines, les opioïdes et d’autres substances peuvent nécessiter une évaluation médicale et un plan de sevrage structuré selon la substance, la quantité, la durée de consommation, les antécédents médicaux, les sevrages antérieurs, les médicaments et d’autres facteurs de risque.

La prise en charge du sevrage traite les conséquences physiologiques immédiates de la réduction ou de l’arrêt d’une substance. À elle seule, elle ne traite pas les processus plus généraux qui entretiennent l’addiction.

L’accompagnement ne doit pas nécessairement attendre la disparition de tous les symptômes de sevrage. L’engagement psychologique peut commencer pendant la stabilisation lorsque l’état médical et cognitif du client lui permet de participer.

Lorsqu’une prise en charge du sevrage est indiquée, elle doit s’articuler directement avec la poursuite du traitement de l’addiction, plutôt que constituer un épisode isolé.

Accompagnement des addictions et médicaments

L’accompagnement thérapeutique ne doit pas être présenté comme opposé aux médicaments.

Selon la substance et le tableau clinique individuel, des médicaments peuvent faciliter la prise en charge du sevrage, réduire les envies impérieuses, diminuer le risque de rechute ou de surdose, ou traiter un trouble psychiatrique concomitant.

Pour certains troubles liés à l’usage de substances, les traitements médicamenteux fondés sur les données probantes constituent une composante importante de la prise en charge.

Le traitement psychologique et les médicaments peuvent agir sur différents aspects d’un même trouble. Les décisions relatives aux médicaments relèvent du médecin ou du psychiatre responsable.

Troubles de santé mentale concomitants

L’addiction peut être associée à une dépression, à de l’anxiété, à des troubles liés aux traumatismes, au TDAH, au trouble bipolaire, à des troubles des conduites alimentaires, à des difficultés liées à la personnalité, à des troubles du sommeil, à des douleurs chroniques ou à d’autres problématiques psychiatriques et médicales.

La relation peut s’établir dans plusieurs directions. Un trouble psychiatrique peut contribuer à la consommation ; celle-ci peut aggraver les symptômes psychiatriques ; le sevrage peut imiter ou intensifier un tableau psychiatrique ; ou les deux peuvent résulter de vulnérabilités communes.

C’est pourquoi THE BALANCE ne dissocie pas l’accompagnement des addictions du modèle clinique multidisciplinaire.

Lorsque cela est approprié, psychiatres, psychologues, médecins, thérapeutes et autres professionnels contribuent à une formulation clinique commune plutôt que de traiter chaque symptôme isolément.

Traumatisme et accompagnement des addictions

Les traumatismes sont pertinents chez certaines personnes présentant une addiction, mais ils ne doivent pas être présumés à l’origine de chaque trouble lié à l’usage de substances.

Lorsqu’un traumatisme est cliniquement pertinent, le traitement examine attentivement le moment opportun et la stabilité de la personne. L’exploration immédiate des souvenirs traumatiques n’est pas nécessairement la première priorité.

Le travail initial peut plutôt porter sur la sécurité, la consommation de substances, le sevrage, le sommeil, la régulation émotionnelle, la dissociation, la santé physique et la capacité de la personne à tolérer un travail centré sur le traumatisme.

Le traitement du traumatisme peut ensuite être intégré lorsqu’il est indiqué, plutôt que d’utiliser l’idée de « rechercher la cause profonde » pour justifier une divulgation prématurée et forcée.

Le rôle du thérapeute spécialisé en addictologie

Le thérapeute spécialisé en addictologie est l’un des membres de l’équipe soignante, et non l’unique personne responsable du rétablissement.

Son rôle peut comprendre :

  • l’établissement d’une relation thérapeutique fondée sur la confiance et des limites claires ;
  • l’évaluation des schémas associés à la consommation de substances ;
  • l’exploration de la motivation et de l’ambivalence ;
  • la mise en œuvre d’interventions psychologiques et comportementales appropriées ;
  • l’aide au repérage des déclencheurs et des situations à haut risque ;
  • l’élaboration de stratégies d’adaptation et de prévention de la rechute ;
  • la coordination avec les professionnels de la psychiatrie et de la médecine ;
  • la prise en compte des facteurs relationnels ou familiaux lorsque cela est approprié ;
  • le suivi des progrès au regard des objectifs convenus ;
  • la préparation de la continuité des soins.

Les titres professionnels et les exigences en matière d’autorisation d’exercice varient selon les juridictions. La personne qui assure l’accompagnement doit exercer dans les limites de ses qualifications, de son champ professionnel et de la gouvernance clinique du plan de traitement.

Accompagnement confidentiel des addictions pour dirigeants et personnalités publiques

Certains clients retardent leur traitement non parce qu’ils ne reconnaissent pas le problème, mais parce que sa divulgation pourrait elle-même avoir des conséquences importantes.

Les dirigeants, fondateurs, personnalités publiques, célébrités, responsables d’entreprises familiales et clients fortunés ou très fortunés, respectivement HNWI ou UHNWI, peuvent être préoccupés par leur réputation, l’exposition médiatique, leurs responsabilités au sein d’une entreprise, leur sécurité, les dynamiques familiales, la confidentialité ou les conséquences d’une absence prolongée.

Le modèle de THE BALANCE fondé sur une prise en charge résidentielle entièrement privée est conçu autour d’un seul client plutôt que d’un groupe résidentiel.

Cela permet d’organiser avec un haut degré de discrétion l’accompagnement thérapeutique, les consultations psychiatriques, les soins médicaux, les échanges avec la famille, les contacts professionnels, le calendrier, les transports et l’environnement de traitement.

La protection de la vie privée ne modifie pas les normes cliniques du traitement des addictions. Elle crée les conditions dans lesquelles certains clients sont davantage en mesure de s’engager avec sincérité et constance.

L’accompagnement des addictions dans le modèle de THE BALANCE

L’accompagnement thérapeutique des addictions est envisagé dans le cadre de l’évaluation et de la planification du traitement, plutôt que prescrit sous la forme d’un programme standard.

Selon le client, le plan de traitement global peut comprendre :

  • une évaluation psychiatrique et la gestion des médicaments ;
  • une évaluation médicale et une prise en charge du sevrage ;
  • un accompagnement individuel des addictions ;
  • une thérapie cognitivo-comportementale ;
  • un entretien motivationnel ;
  • un traitement centré sur le traumatisme lorsqu’il est indiqué ;
  • une thérapie familiale ou relationnelle ;
  • un traitement des troubles du sommeil ;
  • un soutien nutritionnel et métabolique ;
  • des activités physiques et une réadaptation physique ;
  • des techniques neurobiologiques lorsqu’elles sont cliniquement appropriées ;
  • une planification de la prévention de la rechute ;
  • la poursuite de soins psychiatriques et psychologiques ;
  • la préparation du retour auprès de la famille, au travail et à la vie quotidienne.

Aucune intervention unique n’est censée porter à elle seule l’ensemble du plan de traitement.

Que se passe-t-il lors des premières séances d’accompagnement des addictions ?

Les premières séances visent à comprendre la personne plutôt qu’à exiger la divulgation immédiate de tout ce qui s’est produit.

Le thérapeute peut explorer :

  • les substances ou les comportements concernés ;
  • la fréquence, les quantités et le schéma de consommation ;
  • les précédentes tentatives de réduction ou d’arrêt ;
  • les symptômes de sevrage ;
  • les envies impérieuses et les déclencheurs ;
  • les circonstances dans lesquelles le contrôle est plus facile ou plus difficile ;
  • les antécédents médicaux et psychiatriques ;
  • les médicaments ;
  • les relations et les préoccupations familiales ;
  • le travail et le mode de vie ;
  • les traitements antérieurs ;
  • ce que le client souhaite changer ;
  • ce que le client ne se sent pas encore prêt à changer.

L’approche thérapeutique est ensuite affinée à mesure que progresse l’évaluation globale.

Confidentialité et sincérité dans l’accompagnement des addictions

Une relation thérapeutique utile repose sur un degré suffisant de sincérité, mais exiger une « sincérité totale » dès la première rencontre peut être irréaliste.

La confiance se développe souvent avec le temps.

Le thérapeute doit expliquer clairement la confidentialité et ses limites. Celles-ci peuvent inclure des situations liées à un danger immédiat, à la protection des personnes vulnérables, à des obligations légales ou à des communications autorisées avec d’autres membres de l’équipe soignante.

L’objectif est de créer un cadre dans lequel le client peut progressivement aborder des informations difficiles, embarrassantes, sensibles sur le plan professionnel ou douloureuses sur le plan émotionnel, sans craindre un jugement moral.

Comment les progrès sont-ils évalués ?

La réussite ne se mesure pas uniquement au fait qu’une personne tienne les propos attendus en thérapie.

Selon l’objectif thérapeutique, des progrès significatifs peuvent comprendre :

  • une réduction ou un arrêt de la consommation de substances ;
  • une stabilisation médicale ;
  • des envies impérieuses moins fréquentes ou une meilleure capacité à y répondre ;
  • une meilleure capacité à repérer les déclencheurs ;
  • un engagement accru dans le traitement ;
  • une meilleure régulation émotionnelle ;
  • une amélioration du sommeil et de la routine quotidienne ;
  • une réduction des comportements impulsifs ou à risque ;
  • de meilleures relations et une meilleure communication ;
  • une amélioration du fonctionnement professionnel ou quotidien ;
  • l’observance des traitements médicamenteux appropriés ;
  • un plan réaliste de prévention de la rechute ;
  • des mesures cliniques validées appropriées.

Les objectifs peuvent évoluer au cours du traitement à mesure que le tableau clinique se précise.

Préparer la vie après la prise en charge résidentielle

La prise en charge résidentielle crée une distance par rapport à certains signaux et à certaines pressions associés à la consommation. Le rétablissement doit finalement pouvoir se poursuivre en dehors de cet environnement protégé.

La planification de la continuité des soins commence donc avant la sortie.

Le plan peut prendre en compte :

  • la poursuite de la thérapie ;
  • le suivi psychiatrique ;
  • la gestion des médicaments ;
  • les soins médicaux ;
  • le travail familial ou relationnel ;
  • les groupes d’entraide entre pairs ou les communautés de rétablissement lorsque cela est approprié ;
  • les risques liés au travail et aux déplacements ;
  • les environnements sociaux ;
  • l’accès aux substances ;
  • le sommeil et la routine quotidienne ;
  • les réponses aux envies impérieuses ou aux écarts ;
  • les personnes qui devraient intervenir si le risque augmente.

L’objectif n’est pas de rendre le client dépendant de la prise en charge résidentielle ou d’un seul thérapeute. Il s’agit d’établir un système de rétablissement durable pouvant se poursuivre dans la vie quotidienne.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’accompagnement thérapeutique des addictions ?

L’accompagnement thérapeutique des addictions est un traitement psychologique et comportemental structuré destiné à aider une personne à comprendre et à modifier les schémas associés à la consommation de substances ou à un comportement addictif. Il peut porter sur la motivation, les envies impérieuses, les déclencheurs, les stratégies d’adaptation, les relations, le risque de rechute et la planification du rétablissement.

L’accompagnement thérapeutique des addictions est-il efficace ?

Les thérapies comportementales sont des composantes reconnues du traitement des troubles liés à l’usage de substances, mais leur efficacité varie selon la substance, la personne, l’intervention, l’engagement dans le traitement, les besoins médicaux et psychiatriques, ainsi que le plan de soins global. L’accompagnement ne doit pas être présenté comme une guérison garantie.

Dois-je reconnaître que je suis dépendant avant que l’accompagnement puisse fonctionner ?

Non. Une personne peut commencer un traitement tout en étant incertaine quant au diagnostic, à l’abstinence ou à l’ampleur du problème. Les approches motivationnelles peuvent aider à explorer cette ambivalence sans imposer une identité ou une étiquette particulière.

Ai-je besoin d’un sevrage avant de commencer l’accompagnement des addictions ?

Tout le monde n’a pas besoin d’un sevrage sous surveillance médicale. Cette nécessité dépend de la substance, du schéma de consommation, des antécédents médicaux, du risque de sevrage et d’autres facteurs. Lorsqu’une prise en charge du sevrage est nécessaire, l’accompagnement peut commencer pendant la stabilisation dès que l’état médical et cognitif du client lui permet de participer.

Le sevrage suffit-il pour traiter une addiction ?

Non. La prise en charge du sevrage peut être essentielle pour la sécurité, mais elle ne traite pas à elle seule les facteurs psychologiques, comportementaux, psychiatriques, relationnels et environnementaux associés à un trouble persistant lié à l’usage de substances. Elle doit s’articuler avec la poursuite du traitement de l’addiction.

Quelles thérapies sont utilisées dans l’accompagnement des addictions ?

L’approche dépend de la personne. Elle peut comprendre l’entretien motivationnel, la thérapie cognitivo-comportementale, des stratégies de prévention de la rechute, des interventions comportementales, un traitement tenant compte des traumatismes, un travail familial et d’autres approches psychologiques éclairées par les données probantes.

L’accompagnement thérapeutique peut-il remplacer les médicaments contre l’addiction ?

Pas automatiquement. Les médicaments peuvent constituer une composante importante du traitement de certains troubles liés à l’usage de substances et ne doivent pas être écartés au seul motif qu’un accompagnement thérapeutique est disponible. Les décisions médicamenteuses relèvent du médecin ou du psychiatre responsable.

L’addiction a-t-elle toujours une cause profonde sous-jacente ?

Aucune cause unique n’explique toutes les addictions. Les traumatismes, les troubles psychiatriques, la génétique, l’environnement, le stress, le renforcement, les relations, la dépendance physique, l’accès aux substances et les comportements appris peuvent intervenir selon différentes combinaisons. Le traitement élabore une formulation individualisée plutôt que de présumer une cause cachée unique.

L’accompagnement de groupe est-il obligatoire ?

Non. Le traitement de groupe peut être utile à certaines personnes, mais le modèle résidentiel de THE BALANCE est consacré à un seul client. L’accompagnement individuel constitue le cœur du travail psychologique, tandis que des groupes externes ou des programmes d’entraide entre pairs peuvent être intégrés de manière sélective lorsqu’ils répondent à un objectif précis.

Ma famille peut-elle participer à l’accompagnement des addictions ?

Oui, lorsque cela est cliniquement approprié et autorisé par le client. Le travail familial ou relationnel peut porter sur la communication, les limites, la confiance, les schémas de facilitation, les attentes et la préparation à la poursuite du rétablissement. Il n’est pas automatiquement approprié dans tous les cas.

Que se passe-t-il si je rechute après le traitement ?

Un retour à la consommation doit donner lieu à une réévaluation rapide plutôt que d’être automatiquement considéré comme la preuve de l’échec du traitement. L’équipe examine ce qui s’est produit, le risque médical immédiat, les changements dans l’environnement, l’observance du traitement, les déclencheurs et les modifications nécessaires du plan de continuité des soins.

L’accompagnement thérapeutique des addictions est-il confidentiel ?

Les informations cliniques sont traitées conformément aux exigences applicables en matière de confidentialité, de vie privée, de déontologie professionnelle et de droit. Le thérapeute doit expliquer la confidentialité et ses limites, notamment les éventuelles situations liées à la sécurité, à la protection des personnes vulnérables ou à des communications cliniques autorisées.

Est-ce que THE BALANCE propose un accompagnement privé des addictions ?

Oui. L’accompagnement thérapeutique des addictions peut faire partie du modèle de prise en charge résidentielle entièrement privée de THE BALANCE, avec une équipe thérapeutique et un calendrier organisés autour d’un seul client. Les thérapies et les professionnels précisément impliqués dépendent de l’évaluation, des besoins cliniques, du lieu et des disponibilités.

Ressources

Ce qui est inclus
01

Adéquation clinique

Chaque thérapie est choisie en fonction de la personne, de sa situation et de l’étape de sa prise en charge.

02

Intégration

Les séances s’inscrivent dans un plan de traitement coordonné, plutôt que d’être menées isolément.

03

Révision

L’équipe suit la réponse au traitement et ajuste la fréquence ou l’approche selon les besoins.

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