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Ressource clinique

Rebond des prescriptions pour le sommeil : plus de traitements ou un meilleur repos ?

En Angleterre, les prescriptions d’hypnotiques et d’anxiolytiques ont augmenté en 2025/26 après une baisse prolongée. L’évolution de la répartition des médicaments soulève une question plus précise : le sommeil et le fonctionnement diurne s’améliorent-ils ?

Revu cliniquement parDr. Sarah Boss, MD
Résidence en pierre avec piscine, pelouse et palmiers

En Angleterre, les prescriptions d’hypnotiques et d’anxiolytiques, prises ensemble, ont augmenté en 2025/26 après une baisse prolongée. Mais ce total masque des évolutions différentes selon les médicaments. Pour les professionnels qui peuvent s’offrir des produits haut de gamme pour le sommeil ou des soins privés, la question pertinente n’est pas simplement de savoir si les traitements ont augmenté. Il s’agit de savoir si les personnes ont mieux dormi et mieux fonctionné le lendemain.

Principaux résultats

13 576 709 : nombre de lignes de prescription dans cette catégorie regroupée en Angleterre en 2025/26.

1 867 857 : nombre de patients identifiés dans cette catégorie.

Environ 1 % : croissance annuelle du nombre de lignes de prescription, contre une hausse de 1,2 % du nombre de patients identifiés.

15 771 599 : nombre de lignes de prescription en 2016/17, ce qui montre que le récent rebond reste inférieur au total antérieur.

200 351 : nombre de lignes de prescription dans la rubrique plus récente des autres hypnotiques, qui comprenait le daridorexant, en 2025/26.

Source : publication de juillet 2026 de la NHSBSA. Il s’agit de prescriptions prises en charge par le NHS puis délivrées en ville, et non de mesures de la prévalence de l’insomnie ou du rétablissement. [1]

Un léger rebond dans une tendance à la baisse plus longue

Lignes de prescription d’hypnotiques et d’anxiolytiques en Angleterre2016/17 : 15,772 millions ; 2023/24 : 13,520 millions ; 2024/25 : 13,447 millions ; 2025/26 : 13,577 millions. L’échelle part de zéro et s’arrête à 16 millions.Angleterre, lignes de prescription, en millions01615,77213,52013,44713,5772016/172023/242024/252025/26

Une hausse récente et une baisse à plus long terme peuvent toutes deux être une réalité. Le graphique conserve une origine commune à zéro plutôt que d’amplifier la faible variation annuelle. Source : NHSBSA. [1]

Le total masque une évolution de la répartition des médicaments

Cette catégorie regroupée n’est pas synonyme de benzodiazépines. Elle comprend des médicaments dont les usages et les profils cliniques diffèrent. Au cours de la dernière année, les lignes de prescription d’anxiolytiques ont continué de diminuer, tandis que celles des hypnotiques et des autres hypnotiques ont augmenté. Qualifier toute la catégorie de somnifères masque ces différences.

Lignes de prescription par catégorie de médicaments, Angleterre
Catégorie2023/242024/252025/26
Anxiolytiques5 607 0235 382 3295 176 191
Hypnotiques7 910 7238 023 7478 200 155
Autres hypnotiques et anxiolytiques1 55440 358200 351
Barbituriques53916312

Source : répartition par rubrique du BNF publiée par la NHSBSA. La rubrique des autres hypnotiques comprenait le daridorexant au cours de ces années. Les lignes de prescription ne correspondent ni à des doses ni à des patients distincts. [1]

Cette distinction change l’interprétation. Une hausse globale peut s’accompagner d’une baisse dans une composante et d’une expansion dans une autre. Les chiffres seuls ne permettent pas de savoir si un médicament plus récent a remplacé un traitement existant, s’y est ajouté ou a amélioré les résultats.

Une faible valeur de départ compte également. Une forte hausse en pourcentage à partir d’un niveau bas peut paraître spectaculaire, même lorsque le total absolu reste une petite partie de la catégorie plus large. Les effectifs comme la période doivent accompagner tout titre annonçant une croissance.

Plus récent ne signifie pas adapté à chacun

L’évaluation du daridorexant par le NICE décrit un parcours défini pour les adultes souffrant d’insomnie chronique avec des répercussions importantes pendant la journée. Elle envisage les situations où la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie n’a pas été efficace, n’est pas disponible ou ne convient pas. La réponse au traitement et la nécessité de le poursuivre doivent être réévaluées. [2]

Il s’agit d’une décision thérapeutique, non du choix d’un produit de gamme supérieure. La hausse des prescriptions ne montre pas si chaque patient remplissait les critères pertinents ou en a tiré un bénéfice. L’évaluation ne constitue pas non plus une recommandation pour toute personne ayant des difficultés à dormir.

Les recommandations distinguent également les observations issues des essais des hypothèses utilisées pour modéliser les effets à plus long terme. Une étude peut établir une amélioration sur des critères précis pendant une période définie sans démontrer tous les bénéfices espérés à long terme. Une projection économique n’équivaut pas à l’observation de ces résultats chez les patients.

La catégorie plus récente en chiffres absolus

Lignes de prescription des autres hypnotiques et anxiolytiquesAngleterre : 1 554 lignes de prescription en 2023/24, 40 358 en 2024/25 et 200 351 en 2025/26. L’échelle commune commence à zéro et s’arrête à 220 000.Rubrique des autres hypnotiques, lignes de prescription2023/241 5542024/2540 3582025/26200 3510100 000220 000

La croissance de cette catégorie décrit l’activité thérapeutique, non l’efficacité. Source : NHSBSA. [1]

Mieux dormir doit aussi se traduire le lendemain

Les résultats concernant le sommeil peuvent inclure le délai d’endormissement, le temps passé éveillé pendant la nuit, la durée totale du sommeil, sa qualité perçue et le fonctionnement diurne. Ces mesures sont liées, mais répondent à des questions différentes. Une amélioration sur l’une d’elles ne doit pas être présentée comme un rétablissement complet.

Une analyse secondaire publiée d’un essai randomisé sur le daridorexant a comparé des adultes de 65 ans et plus à des adultes plus jeunes sur trois mois. Elle a examiné des mesures du sommeil et les symptômes diurnes. L’enseignement utile tient à la précision de la question : quels patients, quelle comparaison, quels critères de résultat et quelle durée ? [3]

Pour une personne assumant d’importantes responsabilités professionnelles, le fonctionnement au quotidien peut être particulièrement important. Mais le traitement ne doit pas devenir une promesse de productivité accrue. Travailler de manière durable peut être un objectif plus approprié que travailler davantage, et le score d’un objet connecté ne remplace pas une évaluation clinique.

Pourquoi cela compte pour les familles fortunées et mobiles

Une chambre confortable, le respect de l’intimité et un rythme stable peuvent être des caractéristiques attrayantes d’un cadre de soins. Ce ne sont pas des critères de résultat. Un programme devrait expliquer ce qui a changé pour les personnes prises en charge et si l’amélioration s’est maintenue après leur retour dans leur environnement habituel.

Cette distinction compte lorsque plusieurs interventions sont associées. Une amélioration après une prise en charge combinée ne permet pas d’identifier la composante qui a aidé, de savoir si une approche plus simple aurait produit des résultats similaires, ni de déterminer la contribution d’un traitement concomitant. L’élément le plus facile à mettre en avant commercialement ne doit pas automatiquement se voir attribuer le mérite.

Pour un patient qui se déplace à l’international, la continuité des soins est une autre question à régler avant le début du traitement. Qui réévalue les progrès après un déplacement ? Qui dispose des antécédents cliniques ? Qui contacter si les symptômes ou les effets indésirables évoluent ? Ce sont des questions de planification, et non la preuve qu’une certaine proportion de voyageurs fortunés reçoit des soins de mauvaise qualité.

Ces mêmes questions peuvent guider un échange au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne, en Suisse, aux Pays-Bas ou dans les pays du Conseil de coopération du Golfe, sans supposer que les règles y sont identiques. La disponibilité des médicaments, les modalités de prescription et les exigences liées aux déplacements nécessitent des conseils propres à chaque juridiction. Un tableau des prescriptions en Angleterre ne peut pas y répondre.

Ce qu’une comparaison rigoureuse devrait inclure

D’une affirmation sur le traitement du sommeil à un résultat mesurable
AffirmationQuestionÉléments probants
Meilleur sommeilQuel aspect s’est amélioré ?Mesure, niveau initial et suivi
Fonctionnement rétabliLe fonctionnement diurne a-t-il été évalué ?Outil adapté et objectifs personnels
Bénéfice durableCombien de temps le suivi a-t-il duré ?Calendrier, taux de réponse et soins concomitants
Meilleurs soins privésPar rapport à quoi ?Patients comparables et mesures cohérentes

Ces questions rendent une comparaison plus utile que la simple affirmation selon laquelle les personnes ont bien dormi pendant un séjour dans un lieu reposant. Elles laissent aussi une place aux préférences des patients. Un résultat peut être significatif sans impliquer que tous les symptômes ont disparu ou que chacun a besoin du même traitement.

Distinguer un séjour confortable d’une amélioration durable

Un compte rendu utile des soins du sommeil devrait préciser la difficulté ayant motivé le traitement. Les difficultés d’endormissement, les réveils répétés et l’altération du fonctionnement diurne ne sont pas des critères de résultat interchangeables. Une affirmation générale selon laquelle le sommeil s’est amélioré peut masquer les mesures qui ont changé et celles qui n’ont pas changé. La description devrait permettre d’identifier facilement le groupe de patients, la situation initiale et la période d’observation.

Pour une personne dont l’emploi du temps habituel comporte des déplacements ou de fortes exigences professionnelles, le retour à domicile fait partie de la question des résultats. Un résultat positif dans un cadre structuré ne permet pas d’établir ce qu’il en sera après la reprise des responsabilités ordinaires. Cela ne rend pas le résultat initial négligeable. Cela rend le moment de l’évaluation essentiel à son interprétation.

Le compte rendu de suivi devrait consigner les autres soins reçus dans l’intervalle. La poursuite d’un traitement médicamenteux, une psychothérapie ou des changements dans les circonstances de la vie quotidienne peuvent influer sur l’interprétation d’un résultat ultérieur. Un programme ne peut pas attribuer avec certitude toute amélioration ultérieure à une seule composante au seul motif qu’elle occupait une place importante dans sa communication commerciale. Un résultat à l’échelle d’une prise en charge combinée et l’effet d’une composante sont deux affirmations différentes.

Les familles devraient également demander comment les échecs thérapeutiques sont pris en compte. Une réévaluation est-elle prévue lorsque la première approche n’aide pas suffisamment ? Les effets indésirables sont-ils consignés au même titre que les bénéfices ? Qui explique l’étape suivante ? Ces questions rendent le service proposé plus transparent, sans supposer qu’une intervention donnée sera efficace pour tous.

La mesure des résultats ne doit pas devenir une compétition visant à déterminer qui reprend le travail le plus vite. Les objectifs propres à la personne, sa santé et son fonctionnement durable comptent. Un emploi du temps exigeant peut constituer un contexte pratique pour les soins, mais il ne devrait pas imposer que le traitement aboutisse à un allongement du temps de travail. Le compte rendu vise à décrire un changement significatif, non à présenter la productivité comme un critère clinique.

Pour les journalistes, le prolongement le plus solide consisterait à relier l’évolution des prescriptions aux données sur l’évaluation, la réévaluation et les résultats pour les patients. La série administrative actuelle ne peut pas établir ce lien à elle seule. Elle fournit une question de départ claire : à mesure que la répartition des traitements évolue, quelles mesures montrent si les personnes qui les reçoivent vont mieux ?

Ce que les chiffres ne peuvent pas nous dire

La série de données sur les prescriptions ne mesure ni la sévérité de l’insomnie, ni les diagnostics, ni la qualité du sommeil, ni le fonctionnement diurne, ni le patrimoine individuel, ni l’ensemble du marché privé. Elle ne peut pas montrer si les dirigeants sont devenus plus susceptibles de prendre des médicaments ou si le traitement a été plus efficace pour eux.

Une baisse des prescriptions ne démontrerait pas automatiquement de meilleurs soins, tout comme une hausse ne démontre pas des soins inappropriés. Expliquer cette tendance nécessite des informations sur les besoins cliniques, l’accès, les pratiques et les résultats. Toute modification individuelle d’un traitement médicamenteux doit être discutée avec le prescripteur plutôt que motivée par un titre portant sur l’ensemble de la population.

L’essentiel

Le rebond est réel dans la série de données anglaises définie ici. L’enjeu le plus important est l’évolution de la répartition des médicaments et l’écart entre le décompte des traitements et la mesure de l’amélioration. Pour les personnes disposant de nombreuses options, l’avantage utile réside dans une évaluation attentive et un suivi fiable, et non simplement dans la multiplication des interventions.

Pour les journalistes

Comparaison clé : 13,58 millions de lignes de prescription dans la catégorie regroupée en 2025/26, un chiffre toujours inférieur aux 15,77 millions de 2016/17.

Réserve importante : il s’agit de l’activité de prescription, et non d’une estimation de la prévalence de l’insomnie ou d’un essai sur les soins privés.

Attribution suggérée : THE BALANCE ; analyse des données de prescription de la NHSBSA et d’une sélection de données probantes sur le traitement des troubles du sommeil.

Méthodologie et sources

L’analyse reprend la publication de la NHSBSA du 23 juillet 2026 et ses catégories de médicaments. Les nombres sont exacts dans le tableau et arrondis dans les libellés des graphiques. Les recommandations cliniques et les données issues des essais sont examinées séparément. Aucun effet causal, résultat original portant sur des patients ou estimation du marché privé n’est calculé.

  1. NHSBSA. Hypnotiques et anxiolytiques, Angleterre, de 2016/17 à 2025/26. 23 juillet 2026.
  2. NICE TA922. Daridorexant pour l’insomnie chronique : données probantes et discussion du comité.
  3. Fietze et ses collègues. Adultes âgés et adultes plus jeunes dans un essai randomisé sur le daridorexant. Drugs & Aging, 2022. DOI : 10.1007/s40266-022-00977-4.
Ce qui est inclus
01

Contexte clinique

Les informations sont présentées clairement en tenant compte des situations complexes et concomitantes.

02

Facteurs individuels

L’évaluation reste essentielle, car les besoins et les risques varient d’une personne à l’autre.

03

Prochaines étapes

Un échange confidentiel peut aider à déterminer la voie la plus appropriée.

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