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Ressource clinique

Habitudes numériques ou trouble ? Téléphone, réseaux sociaux et vie quotidienne

L’usage du téléphone devient préoccupant sur le plan clinique en cas de perte de contrôle, de souffrance et de conséquences négatives, et non en raison du seul temps d’écran. Découvrez ce que l’évaluation doit explorer et comment choisir un soutien concret et proportionné.

Revu cliniquement parDr. Sarah Boss, MD
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Consultez les rubriques dépliables pour un premier aperçu, puis lisez les repères cliniques ci-dessous sur l’évaluation, les aides concrètes et la sécurité. L’utilisation fréquente du téléphone ne suffit pas, à elle seule, à établir un diagnostic de trouble psychique. [1]

L’« addiction au téléphone » est une expression courante pour décrire une préoccupation, et non un diagnostic établi parce que l’on consulte son téléphone ou passe de nombreuses heures en ligne. Les addictions aux technologies ne constituent pas des diagnostics à part entière dans le DSM-5-TR. Une évaluation pertinente examine le contrôle de l’usage, ses conséquences et les autres explications possibles. Les repères détaillés ci-dessous précisent ces limites. [1]

Interrogez-vous sur ce qui est devenu plus difficile : tenir vos engagements, dormir, entretenir vos relations ou choisir le moment de vous arrêter. Une habitude isolée ou une réponse à une autoévaluation ne permet pas de diagnostiquer un trouble. Décrivez des exemples concrets et sollicitez une évaluation lorsque les difficultés persistent ou affectent sensiblement votre fonctionnement au quotidien. [1], [8]

Les effets dépendent de l’activité, de la personne et du contexte. Les réseaux sociaux peuvent favoriser les liens et le soutien, tout en comportant des risques. L’avis de l’American Psychological Association consacré aux adolescents souligne les vulnérabilités individuelles et met en garde contre les conclusions causales simplistes ; ces observations ne doivent pas être considérées comme des effets universels chez l’adulte. L’usage du téléphone ne permet pas de conclure à un narcissisme, et les amitiés en ligne ne sont pas nécessairement malsaines. [11]

La souffrance liée à l’usage du téléphone mérite un échange individualisé. Ne supposez pas que cet usage cause toutes les difficultés psychologiques, ni qu’une habitude implique un diagnostic psychiatrique. Les repères ci-dessous abordent le sommeil, l’attention, l’humeur et d’autres facteurs susceptibles d’intervenir, ainsi que l’évaluation clinique et le soutien adaptés. [1], [8]

Parmi les changements d’habitudes possibles figurent l’observation de ses usages, l’organisation de pauses et la réduction des notifications non essentielles. Adaptez tout changement aux besoins indispensables liés aux soins médicaux, à l’aide apportée à un proche, à l’accessibilité et aux contacts d’urgence. Il n’existe pas de « remise à zéro » universelle en trente ou quarante jours dont l’efficacité soit démontrée, et un réglage du téléphone ou une application ne constitue pas, à lui seul, un traitement établi. Les repères ci-dessous expliquent les stratégies proportionnées et les situations dans lesquelles une aide professionnelle importe. [6], [7]

Utilisez cette réflexion pour préparer un échange, pas pour poser un diagnostic. À quoi vous sert le téléphone ? Quels engagements ou besoins sont affectés ? Que se passe-t-il lorsque vous essayez de modifier vos habitudes ? Apportez des exemples à un professionnel qualifié plutôt que de vous fier au score d’un questionnaire. Vous n’avez pas besoin de vous qualifier de personne « accro » avant de demander du soutien. [1], [8]

Vous n’avez pas besoin de déterminer si vous souffrez d’une addiction avant de demander de l’aide concernant votre usage du téléphone ou des réseaux sociaux. Les questions utiles portent sur votre capacité à choisir cet usage, sur ce qu’il remplace et sur l’existence éventuelle d’une autre difficulté nécessitant de l’attention. Ce guide distingue les habitudes des modes d’usage préjudiciables et explique l’évaluation, les changements concrets, les choix thérapeutiques et les questions de sécurité.

Habitudes numériques quotidiennes ou usage préjudiciable

Un téléphone peut être un outil de travail, une aide à l’accessibilité, une source de liens amicaux et de divertissement. Un usage fréquent ne signifie pas automatiquement une addiction. La préoccupation augmente lorsque l’usage devient difficile à maîtriser et se poursuit malgré des conséquences négatives importantes. Une personne passant des heures à effectuer des appels nécessaires peut rencontrer moins de difficultés qu’une autre dont les consultations brèves mais répétées perturbent des tâches importantes. Le temps passé ne suffit pas à trancher. [1]

Commencez par distinguer préférence, souffrance et altération du fonctionnement. La préférence signifie que l’on apprécie une activité. La souffrance peut correspondre à la culpabilité ressentie en faisant défiler des contenus ou au malaise éprouvé sans son téléphone. L’altération du fonctionnement désigne des conséquences telles que des échéances régulièrement manquées, un retrait relationnel ou un manque de sommeil. Ces dimensions peuvent se recouper, mais ni la désapprobation d’autrui ni l’inconfort pendant une pause ne suffisent à établir un trouble. [1], [8]

Demandez-vous ce que vous souhaitez retrouver plutôt que de chercher quelle étiquette vous correspond : terminer un dîner sans consulter votre téléphone, dormir avant une prise de poste matinale ou être pleinement présent avec votre partenaire. Ce sont des points de départ utiles pour parler du changement.

Ce que les termes diagnostiques signifient, et ce qu’ils ne signifient pas

Les expressions « addiction au téléphone », « addiction aux réseaux sociaux » et « addiction à Internet » sont largement employées, mais elles ne désignent pas des troubles à part entière répertoriés dans le DSM-5-TR. Le trouble du jeu vidéo sur Internet y figure comme une affection nécessitant des études complémentaires. Cela ne rend pas la souffrance d’une personne imaginaire. Cela signifie qu’une explication clinique doit être plus précise que le fait de qualifier d’addiction tout usage fréquent des technologies. [1]

L’OMS reconnaît le trouble du jeu vidéo dans la CIM-11. Ses caractéristiques comprennent une perte de contrôle, une priorité croissante accordée au jeu par rapport aux autres activités et sa poursuite malgré des conséquences négatives. Le diagnostic exige une altération significative du fonctionnement, le comportement étant normalement manifeste pendant au moins 12 mois. Ces critères concernent le jeu vidéo, et non toutes les activités réalisées sur un téléphone. Notre présentation de l’évaluation et de la prise en charge des difficultés comportementales apporte un contexte clinique plus large pour demander de l’aide face à des comportements préjudiciables. [2]

Le trouble lié aux jeux d’argent et de hasard est également distinct. Si le téléphone sert principalement à parier, l’évaluation doit porter sur les dommages liés aux jeux d’argent plutôt que sur la seule réduction de l’usage de l’appareil. Celui-ci est le point d’accès, pas nécessairement le problème clinique sous-jacent. [1], [9]

Examiner le contrôle, les conséquences et le contexte

Parmi les expériences préoccupantes figurent le fait de dépasser régulièrement la durée d’usage prévue, de dissimuler l’ampleur de son usage et de poursuivre malgré des problèmes reconnus. Par exemple, vous pouvez prévoir de consulter un seul message, mais y consacrer régulièrement toute la soirée, ou retourner sur une application immédiatement après avoir décidé d’arrêter. Demandez-vous s’il s’agit d’un événement occasionnel ou d’un mode de fonctionnement persistant. [8]

Essayez de préparer une brève description pour vous-même ou pour un clinicien : ce que vous ouvrez, ce qui se passe juste avant, ce que vous espériez en retirer et ce qui se passe ensuite. Incluez les exceptions. Quand est-il plus facile de s’arrêter ? Consultez-vous davantage votre téléphone dans les moments de solitude, de conflit ou de forte exigence professionnelle ? Ce récit est plus utile que de vous présenter comme une personne sans volonté.

Distinguez les usages nécessaires des usages facultatifs lorsque vous examinez votre relevé de temps d’écran. Notez si un changement améliore réellement votre quotidien. Un chiffre inférieur ne suffit pas si vous transférez simplement la même activité sur un ordinateur portable. À l’inverse, un total inchangé peut masquer des progrès significatifs si des communications nécessaires remplacent un défilement de contenus source de souffrance.

Ce qu’une évaluation clinique doit explorer

Un premier rendez-vous peut avoir lieu avec un médecin de premier recours ou un professionnel de santé mentale habilité à exercer. Demandez une évaluation du comportement numérique et des symptômes associés, sans présumer d’emblée un diagnostic d’addiction. L’évaluation et l’accompagnement sont recommandés comme premiers recours face à un usage problématique des technologies, notamment pour repérer d’autres difficultés de santé mentale. [8]

Apportez des exemples de conséquences, vos précédentes tentatives de changement, des informations sur votre sommeil, vos médicaments actuels et votre consommation d’alcool ou de drogues. Expliquez vos contraintes pratiques : astreintes professionnelles, aide à un proche, traduction, technologies d’assistance ou recours aux communautés en ligne. Parmi les questions utiles : qu’est-ce qui pourrait entretenir ce comportement ? Quels autres aspects doivent être évalués ? À quoi ressemblerait une amélioration ?

Si les difficultés attentionnelles sont au premier plan, l’évaluation peut inclure l’histoire développementale et des informations provenant de différents contextes. Les CDC indiquent que l’évaluation du TDAH chez l’adulte prend en compte les symptômes de l’enfance et peut nécessiter une évaluation médicale et psychologique pour distinguer des difficultés qui se recoupent, notamment l’anxiété, la dépression, les troubles du sommeil et l’usage problématique de substances. Un score d’usage du téléphone ne peut pas accomplir ce travail. [4]

D’autres troubles peuvent modifier le projet de soins

L’usage problématique des technologies peut coexister avec une dépression ou une anxiété, ou servir de moyen pour y faire face. L’évaluation doit explorer ce qui est apparu en premier et si la relation fonctionne dans les deux sens. Supprimer une application sans prendre en compte une souffrance persistante peut laisser la personne sans solution de remplacement efficace. De même, traiter un autre trouble ne résout pas automatiquement toutes les habitudes numériques. [1], [8]

Les problèmes d’attention et d’organisation méritent d’être examinés au-delà des écrans. Le TDAH s’inscrit dans un tableau développemental plus large, et ne se résume pas à la difficulté de résister à des contenus intéressants. Discutez de l’existence éventuelle de difficultés similaires pour les rendez-vous, les démarches administratives, les tâches domestiques ou les conversations. Les choix thérapeutiques doivent découler de l’évaluation, plutôt que de l’hypothèse selon laquelle le défilement de contenus prouverait un TDAH. [4]

Un changement soudain est particulièrement important. Un besoin de sommeil nettement réduit, associé à une humeur inhabituellement exaltée ou irritable, des pensées qui s’accélèrent, une activité accrue ou un sentiment inhabituel de puissance, peut indiquer un épisode thymique nécessitant une évaluation rapide. Ne réduisez pas ces changements à un enthousiasme pour les réseaux sociaux. L’évaluation du trouble bipolaire prend en compte l’ensemble de l’évolution de l’humeur, de l’énergie et du comportement. [5]

Des changements concrets qui préservent les accès utiles

Choisissez d’abord un problème sur lequel agir. Si les interruptions sont en cause, envisagez de désactiver les notifications non essentielles des réseaux sociaux. Si le défilement imprévu de contenus absorbe vos soirées, envisagez un créneau de consultation défini ou une réduction du nombre de plateformes utilisées. Le suivi du temps passé, des périodes hors ligne planifiées et les encouragements d’un partenaire de confiance font partie des options pratiques proposées par l’American Psychiatric Association. [6]

Adaptez le plan à votre situation. Déterminez, par exemple, comment vos contacts indispensables pourront vous joindre lorsque les notifications seront réduites. Discutez avec vos collègues ou vos proches des attentes en matière de réponse, plutôt que de devenir brusquement injoignable. Préserver le sommeil peut impliquer d’écarter les contenus stimulants de la routine du coucher. L’aide nécessaire à un proche pendant la nuit ou les communications médicales exigent une organisation différente. [7]

Prévoyez ce que vous ferez du temps ainsi libéré. Un repas, une promenade, un loisir ou une conversation peuvent donner au changement un objectif qui dépasse le simple évitement d’un écran. Si les actualités ou les réseaux sociaux augmentent votre stress, une pause peut aider. Ces mesures apportent un soutien, mais ne remplacent pas une évaluation lorsque des symptômes importants ou une altération du fonctionnement persistent. [12]

Choix thérapeutiques et limites des données scientifiques

Le traitement doit cibler le comportement à l’origine des dommages. En thérapie cognitivo-comportementale, le travail peut porter sur les déclencheurs, les interprétations, l’évitement et les réponses aux envies impérieuses. La page consacrée à cette thérapie présente l’approche dans son ensemble. Pour les difficultés liées au téléphone ou aux médias, demandez au thérapeute comment il adaptera le traitement à vos activités réelles, à vos responsabilités et à vos objectifs. La TCC est couramment utilisée, mais cela ne démontre pas l’existence d’un protocole unique éprouvé pour tous les comportements numériques. [8]

Les données sur la réduction de l’usage du smartphone sont encourageantes, mais limitées. Un essai randomisé publié en février 2025 a étudié une réduction de l’usage pendant trois semaines chez des étudiants en bonne santé et observé des améliorations des symptômes dépressifs, du stress, du sommeil et du bien-être. L’usage a de nouveau augmenté après l’intervention. L’étude était courte, non menée en aveugle, et n’a pas établi l’efficacité d’un traitement pour un trouble diagnostiqué de l’usage du téléphone. L’objectif étudié dans cette recherche ne constitue pas une prescription universelle pour les patients. [3]

Demandez comment les progrès seront réévalués et ce qui sera proposé si les difficultés persistent. Les décisions médicamenteuses doivent être liées à un problème clinique évalué et à une explication des données scientifiques, et non à la promesse qu’une ordonnance supprimera l’envie de faire défiler des contenus. Les données concernant les jeux vidéo ou les jeux d’argent ne doivent pas être automatiquement appliquées aux réseaux sociaux. [8], [9]

Quand les jeux vidéo, les jeux d’argent ou le trading nécessitent une attention distincte

Identifiez l’activité pratiquée sur l’appareil. Le jeu vidéo peut nécessiter une évaluation spécifique. Les paris peuvent s’accompagner de dettes, de dissimulation, d’une tentative de récupérer les pertes et d’un risque suicidaire. Le trading spéculatif ne constitue pas automatiquement un trouble lié aux jeux d’argent et de hasard, mais la perte de contrôle et des conséquences graves justifient un échange approfondi. Une limite générale d’utilisation du téléphone peut passer à côté du problème si l’activité se déplace simplement ailleurs. [2], [9]

L’autoévaluation sur les jeux d’argent et le trading est une liste de réflexion destinée aux adultes, qui peut aider à structurer les préoccupations. Ce n’est pas un instrument diagnostique validé ; elle ne comporte ni score ni seuil diagnostique et ne mesure pas le risque financier. Son objectif est de préparer un échange, et non de décider si un traitement est nécessaire.

Les recommandations du NICE sur les dommages liés aux jeux d’argent préconisent d’évaluer les finances, la santé mentale, l’usage de substances, les relations et le risque suicidaire lorsque la pratique est préjudiciable. Il s’agit de recommandations cliniques britanniques, et non d’un parcours d’accès aux soins aux États-Unis ou de recommandations sur l’addiction au téléphone. Pour des soins programmés, THE BALANCE propose une présentation de la prise en charge des jeux d’argent et du trading décrivant ses programmes européens en Suisse et en Espagne. Vérifiez directement l’adéquation à la situation individuelle et les moyens disponibles. [9]

Le soutien familial sans reproches ni surveillance inutile

Partez d’un effet observable et d’une invitation au dialogue : 'Nous passons de moins en moins de temps ensemble, et j’aimerais comprendre ce qui se passe.' Demandez ce qu’apporte l’activité en ligne et ce qui rend l’arrêt difficile. Évitez de débattre pour savoir si la personne est « accro ». Une attitude de curiosité et une attention au fonctionnement quotidien sont recommandées pour aborder avec un enfant les préoccupations liées aux technologies. [8]

Avec les adultes, discutez de limites convenues d’un commun accord, par exemple des moments de conversation préservés et des attentes concernant les réponses. Un partenaire soutenant peut encourager un changement choisi, mais l’accord doit être explicite, sans faire de lui un surveillant informel. Décidez ensemble des informations qui seront partagées et de la manière de gérer les désaccords. [6], [7]

Si vous accompagnez un enfant ou un adolescent, recherchez une aide adaptée à son âge auprès d’un pédiatre ou d’un professionnel de la santé mentale de l’enfant. Les recherches menées chez l’adulte ne peuvent pas, à elles seules, déterminer le projet de soins d’un jeune. L’avis de l’American Psychological Association consacré aux adolescents souligne le contexte développemental, les vulnérabilités individuelles ainsi que les bénéfices et les risques potentiels. Cette ressource ne signifie pas que THE BALANCE accueille des mineurs. [11]

Sécurité, choix des soins et rétablissement durable

N’utilisez pas votre téléphone au volant. Gardez-le hors de portée et configurez la navigation avant de partir. Un manque de sommeil persistant mérite également de l’attention, en particulier lorsqu’il s’accompagne d’un changement marqué de l’humeur ou du comportement. Les questions de sécurité doivent primer sur l’atteinte d’un objectif de temps d’écran. [5], [7]

En cas de danger physique immédiat ou d’urgence médicale aux États-Unis, appelez le 911 ou rendez-vous au service d’urgences le plus proche. En cas d’idées suicidaires ou de crise liée à la santé mentale ou à l’usage de substances, appelez le 988 ou envoyez un SMS à ce numéro. THE BALANCE n’est pas un service d’urgence. N’attendez pas une admission privée ou un voyage à l’étranger lorsqu’une aide locale urgente est nécessaire. [10]

Ne supposez pas qu’une prise en charge résidentielle est nécessaire parce que votre usage numérique vous semble envahissant. Demandez quel cadre de soins peut répondre à vos besoins réels et si une évaluation spécialisée est requise. Le guide pour choisir le niveau de soins aide à préparer cet échange. Les objectifs de rétablissement peuvent inclure un sommeil plus régulier, des responsabilités assumées, des relations renouées et une plus grande souplesse. Examinez les difficultés rencontrées sans les considérer comme une preuve d’échec, et ajustez le plan plutôt que de l’abandonner. [12]

Questions

Questions fréquentes

À partir de combien d’heures d’utilisation du téléphone parle-t-on d’addiction ?

Il n’existe pas de seuil horaire universel chez l’adulte permettant de diagnostiquer une addiction au téléphone. Le travail nécessaire, l’accessibilité et les contacts sociaux comptent. Les questions les plus utiles sont de savoir si vous pouvez vous arrêter au moment prévu et si l’usage nuit régulièrement au sommeil, aux responsabilités, aux relations ou à la sécurité. Les relevés de temps d’écran apportent un contexte, pas un diagnostic. [1]

L’addiction aux réseaux sociaux est-elle un diagnostic officiel ?

L’addiction aux réseaux sociaux n’est pas un diagnostic à part entière dans le DSM-5-TR. Les cliniciens peuvent néanmoins évaluer et prendre en charge un usage compulsif et la souffrance associée. Le trouble lié aux jeux d’argent et de hasard a un statut diagnostique différent, et l’OMS reconnaît le trouble du jeu vidéo dans la CIM-11. Ces distinctions évitent de traiter toutes les activités en ligne comme une seule et même affection. [1], [2]

Consulter constamment mon téléphone peut-il signifier que j’ai un TDAH ?

Cela ne suffit pas à le déterminer. L’évaluation du TDAH prend en compte un tableau ancien débutant dans l’enfance, des difficultés dans plusieurs contextes et les autres explications possibles. Un mauvais sommeil, l’anxiété, la dépression et l’usage de substances peuvent entraîner des difficultés similaires. Indiquez à votre clinicien si les problèmes d’attention existaient avant les habitudes numériques actuelles. [4]

Dois-je arrêter complètement d’utiliser mon smartphone ?

En général, la première étape consiste à distinguer les accès nécessaires de l’activité qui cause des dommages. Vous pouvez conserver les appels, la navigation et les messages de soutien tout en modifiant le défilement de contenus tard dans la nuit. Une déconnexion complète peut être peu réaliste. Si les jeux d’argent sont en cause, des restrictions propres à cette activité et un accompagnement spécialisé peuvent être plus adaptés qu’une limite générale de temps d’écran. [6], [9]

Les tests d’addiction au téléphone sont-ils fiables ?

Un questionnaire sur l’usage du téléphone peut vous inciter à décrire vos préoccupations, mais le nombre d’heures en ligne ne suffit pas à établir un problème de santé mentale. L’évaluation professionnelle examine la perte de contrôle, les conséquences et la contribution éventuelle d’un autre trouble. Apportez des exemples d’effets sur le sommeil, les responsabilités, les relations et la sécurité plutôt que de vous fier à un score. [1]

Quand demander une aide professionnelle plutôt que de continuer à essayer seul ?

Prenez rendez-vous pour une évaluation lorsque des tentatives répétées de changement n’ont pas abouti, que la souffrance est importante ou que le sommeil, le travail, les relations ou les soins personnels de base se dégradent. Demandez de l’aide plus tôt en cas de changements d’humeur préoccupants ou de dommages financiers. Aux États-Unis, appelez le 988 ou envoyez un SMS à ce numéro pour obtenir un soutien en situation de crise ; appelez le 911 en cas de danger physique immédiat. [8], [10]

Références éditoriales

Données probantes et sources

Recommandations cliniques, recherches évaluées par les pairs et sources de santé publique sélectionnées et utilisées dans cet article.

01American Psychiatric Association : Qu’est-ce que l’addiction aux technologies ?Voir la source
02Organisation mondiale de la Santé : Trouble du jeu vidéoVoir la source
03Pieh et ses collègues : La réduction du temps d’écran sur smartphone améliore la santé mentale : un essai contrôlé randomisé. BMC Medicine, 2025Voir la source
Voir les 12 sourcesAfficher moins de sources
04Centers for Disease Control and Prevention : Le TDAH chez l’adulteVoir la source
06American Psychiatric Association : 6 conseils pour mieux maîtriser son usage des réseaux sociaux et améliorer son bien-êtreVoir la source
07American Psychological Association : Connecté et épanoui : gérer un usage sain des technologiesVoir la source
08American Psychiatric Association : Questions et réponses d’experts : l’addiction aux technologiesVoir la source
09NICE NG248 : Dommages liés aux jeux d’argent : repérage, évaluation et prise en charge : recommandationsVoir la source
10SAMHSA : Aide en situation de crise : suicide, santé mentale, drogues et alcoolVoir la source
11American Psychological Association : Avis sanitaire sur l’usage des réseaux sociaux à l’adolescenceVoir la source
12SAMHSA : Comment faire face aux difficultés liées à la santé mentale, aux drogues et à l’alcoolVoir la source
Ce qui est inclus
01

Contexte clinique

Les informations sont présentées clairement en tenant compte des situations complexes et concomitantes.

02

Facteurs individuels

L’évaluation reste essentielle, car les besoins et les risques varient d’une personne à l’autre.

03

Prochaines étapes

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