THE BALANCEhttps://thebalance.clinic/fr/ressources/medicaments/norco-dependance-risques-surdose/
THE BALANCE

Admissions confidentielles

Parlons de votre prochaine étape.

Échangez avec notre équipe des admissions au sujet d’un traitement pour vous ou l’un de vos proches.

Votre équipe d’admission

Jil Moore
Jil MooreDirectrice des relations clients
Cynthia Nakhle
Cynthia NakhleResponsable des admissions
Appelez notre équipe des admissions+41 44 500 5111 Écrivez-nous sur WhatsAppCommencez une conversation

Ressource clinique

Norco : hydrocodone, dépendance, addiction et risques de surdose

Comprendre les risques de l’hydrocodone et du paracétamol, distinguer dépendance et addiction, reconnaître une surdose et découvrir les traitements fondés sur les données probantes.

Revu cliniquement parDr. Sarah Boss, MD
Résidence en pierre avec piscine, pelouse et palmiers

Norco est le nom commercial d’une association d’hydrocodone et d’acétaminophène, également appelé paracétamol. L’hydrocodone est un antalgique opioïde. Le paracétamol apporte un effet antalgique supplémentaire, mais présente son propre risque de lésions hépatiques en cas de prise excessive. Ces substances comportent des risques différents : un problème lié à cette association ne doit donc pas être réduit à la seule notion d’addiction.

Traitement prescrit, dépendance et addiction

Prendre un opioïde contre la douleur ne signifie pas, en soi, qu’une personne présente une addiction. Une tolérance peut se développer : certains effets deviennent alors moins marqués. La dépendance physique signifie que l’organisme s’est adapté et que des symptômes de sevrage peuvent survenir si le traitement est arrêté ou réduit trop rapidement. Ces deux phénomènes peuvent apparaître au cours d’un traitement prescrit.

Le trouble de l’usage des opioïdes correspond à un ensemble plus large de difficultés à contrôler la consommation et de conséquences dommageables. Prendre une dose supérieure à celle prescrite est dangereux et nécessite une réévaluation, mais un diagnostic ne doit pas être posé sur la base d’un seul comportement, d’un effet indésirable ou de l’apparence d’une personne. Un clinicien peut évaluer conjointement l’usage du médicament et la douleur sous-jacente.

Effets indésirables et interactions

L’hydrocodone peut provoquer une somnolence, des vertiges, des nausées et une constipation. Parmi les effets plus graves figure un ralentissement dangereux de la respiration. L’alcool, les benzodiazépines et les autres médicaments sédatifs peuvent augmenter le risque de sédation profonde, de coma ou de décès. Parlez de tous les médicaments et substances consommés avec le prescripteur ou le pharmacien.

Vérifiez si les autres produits contre la douleur, le rhume ou la grippe contiennent de l’acétaminophène ou du paracétamol, afin d’éviter tout cumul involontaire de ces substances. Respectez uniquement la dose et l’intervalle entre les prises figurant sur votre propre ordonnance. Les différents dosages des comprimés et les besoins de santé individuels ne permettent pas de recommander un nombre de comprimés valable pour tous.

Les personnes présentant des problèmes respiratoires ou hépatiques, des besoins liés à une grossesse ou à l’allaitement, ou des antécédents de problèmes de consommation de substances nécessitent une évaluation individualisée. Ces situations doivent conduire à une coordination des soins, et non à supposer que la douleur doit rester sans traitement ou qu’un médicament doit être arrêté brutalement.

Surdose : quand agir

Appelez les services d’urgence en cas de respiration lente ou absente, d’effondrement, de lèvres bleues ou grises, ou de difficulté à réveiller une personne. Si une surdose d’opioïdes est suspectée et que de la naloxone est disponible, administrez-la conformément à sa notice pendant que les secours sont mobilisés. Suivez les consignes de l’opérateur des services d’urgence et restez auprès de la personne.

La naloxone ne traite pas les lésions hépatiques liées au paracétamol. Si une prise supérieure à la dose prescrite est possible, contactez immédiatement un centre antipoison ou un service médical d’urgence, même si la personne se sent bien. Des lésions hépatiques peuvent se développer avant l’apparition de symptômes évidents. Il n’existe pas de dose universellement sûre ou mortelle permettant de décider chez soi de la conduite à tenir.

Signes indiquant que l’usage du médicament doit être réévalué

  • Prendre davantage que ce qui a été convenu ou avoir du mal à contrôler sa consommation.
  • Se retrouver régulièrement à court de médicament avant la date prévue ou chercher à s’en procurer en dehors du plan de traitement.
  • Poursuivre la prise malgré une sédation importante, une blessure ou d’autres conséquences dommageables.
  • Prendre le médicament principalement pour modifier son humeur plutôt que pour l’indication convenue.
  • Présenter des symptômes de sevrage ou une aggravation de la douleur lorsqu’une prise est retardée.

Ces signes peuvent avoir différentes explications. Un échange ouvert peut permettre de distinguer une douleur insuffisamment traitée, une dépendance physique, un trouble de l’usage et d’autres problèmes de santé. La culpabilisation et les suppositions sur une évolution inévitable vers l’héroïne ou le fentanyl ne facilitent pas cette évaluation.

Sevrage et traitement

N’arrêtez pas brutalement une prise régulière d’hydrocodone sans avoir discuté d’un plan d’arrêt. Le sevrage peut s’accompagner de douleurs, de sueurs, de nausées, de diarrhée, d’agitation et de difficultés à dormir. La chronologie varie selon la formulation, la durée d’utilisation, la dose et d’autres facteurs. Une difficulté respiratoire constitue une urgence, et non un symptôme habituel de sevrage dont on peut attendre qu’il passe.

En présence d’un trouble de l’usage des opioïdes, un traitement médicamenteux fondé sur les données probantes peut comprendre de la buprénorphine, de la méthadone ou de la naltrexone, choisies et surveillées selon la situation de la personne et leur disponibilité locale. Un soutien psychologique et pratique peut s’y ajouter. Le traitement ne nécessite pas toujours d’avoir préalablement mené à terme un sevrage visant l’abstinence.

La prise en charge du sevrage ne suffit pas, à elle seule, à prévenir une reprise de la consommation. La tolérance peut diminuer après une période sans opioïdes, ce qui augmente le risque de surdose en cas de reprise d’une quantité auparavant consommée. Un plan de suivi et l’accès à un médicament permettant d’intervenir en cas de surdose sont donc importants.

Questions

Questions fréquentes

Norco et Vicodin sont-ils une seule et même marque ?

Non. Ce sont des noms commerciaux différents associés à des produits contenant de l’hydrocodone et du paracétamol. Les formulations et la disponibilité varient. Lorsque vous demandez conseil, indiquez le nom exact et le dosage figurant sur l’emballage.

Combien de temps dure le sevrage de Norco ?

Il n’existe pas de déroulement universel que l’on puisse prévoir de manière fiable. Un clinicien doit planifier le sevrage ou la poursuite du traitement en fonction du médicament effectivement pris, des symptômes et du diagnostic. Il n’est pas possible de promettre qu’un sevrage sera définitif ou irréversible.

Puis-je me rétablir tout en prenant un médicament contre le trouble de l’usage des opioïdes ?

Oui. Un médicament prescrit peut constituer un élément central d’une prise en charge du rétablissement fondée sur les données probantes. Le rétablissement doit être apprécié au regard de la santé et du fonctionnement de la personne, et non d’une exigence arbitraire d’absence de tout médicament.

Références éditoriales

Données probantes et sources

Recommandations cliniques, recherches évaluées par les pairs et sources de santé publique sélectionnées et utilisées dans cet article.

01MedlinePlus : médicaments associant l’hydrocodone à d’autres substancesVoir la source
02DailyMed : informations de prescription du bitartrate d’hydrocodone et du paracétamolVoir la source
03MedlinePlus : traitement du trouble de l’usage des opioïdesVoir la source
Voir les 4 sourcesAfficher moins de sources
Ce qui est inclus
01

Contexte clinique

Les informations sont présentées clairement en tenant compte des situations complexes et concomitantes.

02

Facteurs individuels

L’évaluation reste essentielle, car les besoins et les risques varient d’une personne à l’autre.

03

Prochaines étapes

Un échange confidentiel peut aider à déterminer la voie la plus appropriée.

Vous ne savez pas quel cadre correspond à la situation ?

Votre équipe d’admission

Jil Moore
Jil MooreDirectrice des relations clients
Cynthia Nakhle
Cynthia NakhleResponsable des admissions

Un premier échange confidentiel permet de mieux comprendre la situation et de déterminer si notre cadre est adapté.

THE BALANCE
UN PREMIER PAS

Vos questions sur nos traitements