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Ressource clinique

Violence psychologique : comprendre le changement et rechercher la sécurité

Pourquoi les relations violentes ne suivent pas un cycle fixe, comment affection et contrôle peuvent coexister et comment trouver une aide concrète et confidentielle.

Revu cliniquement parDr. Sarah Boss, MD
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Les descriptions d’un « cycle de violence narcissique » évoquent souvent des périodes d’affection intense, de critiques, de rejet et de nouvelles promesses. Certaines personnes y reconnaissent des éléments de leur vécu. Il ne s’agit ni d’un diagnostic clinique, ni d’un enchaînement obligatoire, ni d’un calendrier permettant de prédire ce qu’une personne fera ensuite.

Des comportements violents peuvent survenir avec ou sans trouble de la personnalité. Un diagnostic ne permet pas de savoir si une relation donnée est sûre. Les questions les plus utiles portent sur les comportements concrets, leurs répercussions et la liberté dont dispose chaque personne pour faire ses propres choix.

Pourquoi l’idée d’un cycle fixe peut être trompeuse

Il n’existe pas de schéma établi sur six mois pour les violences ou le trouble de la personnalité narcissique. Certaines relations comportent des réconciliations répétées ; d’autres se caractérisent par une intimidation continue, des incidents graves isolés ou un contrôle qui s’intensifie progressivement. L’affection, les excuses et les moments ordinaires partagés peuvent coexister avec des comportements préjudiciables.

Considérer toute relation comme un enchaînement d’« idéalisation, dévalorisation et rejet » peut conduire à négliger les expériences qui ne correspondent pas à ce schéma. Vous n’avez pas besoin d’attendre une supposée étape suivante pour prendre une inquiétude au sérieux.

Les comportements qui méritent votre attention

Demandez-vous si vous subissez des pressions répétées pour renoncer à décider de vos finances, de vos amitiés, de votre travail, de vos déplacements ou de votre activité sexuelle. L’humiliation, les menaces, la surveillance, l’isolement et les représailles lorsque vous exprimez un point de vue différent constituent d’autres motifs de préoccupation. Un seul incident grave peut également nécessiter une aide urgente.

Une affection intense ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une manipulation. Le contexte change lorsque les cadeaux ou les promesses deviennent des obligations, qu’un refus entraîne une punition ou que la relation laisse peu de place aux choix personnels. Plutôt que de chercher à deviner une intention cachée, demandez-vous ce qui se passe lorsque vous exprimez une préférence ou posez une limite.

Excuses, promesses et changement

Des excuses peuvent compter pour vous, mais elles ne démontrent pas à elles seules que vous êtes en sécurité. Observez les comportements et la manière dont la personne assume ses responsabilités dans la durée : les pressions cessent-elles, les limites sont-elles respectées et la responsabilité est-elle reconnue sans vous en faire porter la faute ? Vous n’avez pas à rester dans la relation pour vérifier si un changement est possible.

Trouver les mots justes ne vous permet pas de garantir la réaction de l’autre. Tenter d’humilier, de « dévaloriser » ou de prendre le dessus sur quelqu’un par la ruse n’est pas une stratégie de sécurité et peut accroître le danger.

Préparer un plan adapté à votre situation

Si la relation comporte de l’intimidation ou du contrôle, parlez en privé avec un professionnel spécialisé dans les violences au sein du couple ou de la famille. Un plan utile tient compte du logement, de l’argent, des enfants, du travail, des communications et de tout risque lié à la séparation. Des responsabilités communes peuvent faire qu’une rupture de tout contact ne soit ni réalisable ni la mesure immédiate la plus sûre.

Si vous pouvez le faire sans danger, identifiez une personne à contacter et un moyen d’obtenir de l’aide. Utilisez un appareil plus sûr si vos communications sont surveillées. Ne conservez pas de notes ni de plans à un endroit où ils pourraient vous mettre en danger. En cas de danger immédiat, contactez les services d’urgence locaux.

Après la fin d’une relation

Les prises de contact non souhaitées, le harcèlement ou les comportements de traque doivent être évalués comme des comportements à part entière, plutôt que minimisés comme une « étape » prévisible liée à la personnalité. Demandez conseil à un service spécialisé local ou à un professionnel du droit sur la manière de consigner les faits sans danger, les modalités de contact et les possibilités de protection. Ne présumez pas qu’une confrontation avec la personne fera cesser ces comportements.

Vous pouvez ressentir du soulagement, du chagrin, du doute ou plusieurs émotions à la fois. Le fait qu’une personne vous manque ne signifie pas que ses comportements préjudiciables étaient acceptables. Un accompagnement peut vous aider à comprendre votre vécu sans vous imposer de retenir un diagnostic pour vous-même ou pour l’autre personne.

Soutenir une autre personne

Écoutez la personne et demandez-lui ce qui pourrait l’aider. Évitez de lui demander pourquoi elle n’est pas partie ou d’insister pour qu’elle suive le plan que vous privilégiez. Proposez une aide concrète, maintenez le dialogue lorsque cela ne présente pas de danger et respectez le fait qu’elle puisse avoir à gérer des risques que vous ne percevez pas.

Le guide du gouvernement britannique sur l’aide en cas de violences au sein du couple ou de la famille présente des exemples de comportements de contrôle et des voies d’accès à un soutien. Dans les autres pays, contactez un service local approprié. Il est possible d’obtenir de l’aide avant qu’une situation ne devienne une urgence.

Ce qui est inclus
01

Contexte clinique

Les informations sont présentées clairement en tenant compte des situations complexes et concomitantes.

02

Facteurs individuels

L’évaluation reste essentielle, car les besoins et les risques varient d’une personne à l’autre.

03

Prochaines étapes

Un échange confidentiel peut aider à déterminer la voie la plus appropriée.

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