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Ressource clinique

Baisse de libido

La baisse du désir sexuel, également appelée baisse de libido, peut toucher les personnes de tous les genres. Un faible désir ne constitue pas nécessairement un trouble.

Revu cliniquement parDr. Sarah Boss, MD
Résidence en pierre avec piscine, pelouse et palmiers

La baisse du désir sexuel, également appelée baisse de libido, peut toucher les personnes de tous les genres. Un faible désir ne constitue pas nécessairement un trouble et ne se confond pas avec le trouble du désir sexuel hypoactif (HSDD). Il peut être lié à un large éventail de facteurs, physiques comme psychologiques, susceptibles de réduire l’intérêt pour l’activité sexuelle. 

Les estimations de la fréquence d’un faible désir sexuel varient selon la population, la période d’évaluation et la nécessité ou non d’une souffrance personnelle associée. Une baisse de libido peut entraîner une souffrance émotionnelle et des tensions dans les relations. 

Il existe toutefois des traitements et des stratégies efficaces pour répondre à cette difficulté, allant des traitements hormonaux et de l’accompagnement thérapeutique aux changements de mode de vie et aux techniques de gestion du stress.

Comprendre les facteurs qui contribuent à la baisse de libido et rechercher une aide adaptée peut souvent permettre de retrouver une vie sexuelle satisfaisante et épanouissante.

Une baisse de libido désigne une diminution de l’intérêt pour l’activité sexuelle. Le désir varie d’une personne à l’autre et au fil du temps ; un faible désir sans souffrance personnelle ne suffit pas, à lui seul, à établir l’existence d’un trouble. L’évaluation clinique prend en compte sa persistance, une souffrance personnelle cliniquement significative, le contexte, les effets des médicaments, les problèmes de santé et les facteurs relationnels. Une différence de niveau de désir entre partenaires ne constitue pas, à elle seule, un diagnostic.

L’essentiel à savoir sur la baisse de libido

Avant d’aborder les mécanismes biologiques et la fréquence de la baisse de libido, voici quelques éléments essentiels à retenir :

  • La baisse de libido n’est pas rare et peut toucher les personnes de tous les genres.
  • Elle est souvent influencée par une combinaison de facteurs physiques, psychologiques et relationnels.
  • Le stress, l’anxiété, la dépression et certains médicaments peuvent contribuer à une baisse de libido.
  • Des déséquilibres hormonaux, comme un faible taux de testostérone chez l’homme, peuvent jouer un rôle dans la baisse de libido.
  • Des facteurs liés au mode de vie, comme le manque de sommeil et une consommation excessive d’alcool ou de drogues, peuvent contribuer aux difficultés sexuelles.
  • Une communication ouverte avec son ou sa partenaire et le recours à une aide professionnelle peuvent aider à faire face à une baisse de libido.

La baisse de libido est-elle fréquente ?

Un faible désir sexuel est fréquemment rapporté, mais les estimations dépendent de la manière dont il est mesuré. Le fait de rapporter un faible désir, un faible désir source de souffrance ou des difficultés sexuelles plus générales ne recouvre pas les mêmes réalités :

La baisse de libido peut toucher les personnes de tous les genres et avoir de nombreuses causes possibles [1].

Un faible taux de testostérone peut contribuer à une baisse de libido chez certains hommes, mais l’évaluation d’un hypogonadisme nécessite la présence de symptômes et des analyses sanguines répétées, réalisées le matin à jeun [2].

À la ménopause, les changements hormonaux, la sécheresse ou les douleurs vaginales, les difficultés de sommeil, les problèmes de santé et les facteurs relationnels peuvent influer sur le désir sexuel.

Qui est susceptible de connaître une baisse de libido ?

La baisse de libido peut toucher tout le monde, mais certains facteurs peuvent en augmenter le risque :

Âge : Il est fréquent que les hommes comme les femmes connaissent une diminution naturelle de leur libido en avançant en âge. Les changements hormonaux, les problèmes de santé et les facteurs liés au mode de vie peuvent y contribuer.

Ménopause : Les changements hormonaux de la ménopause peuvent contribuer à une diminution du désir, notamment par l’intermédiaire d’une sécheresse ou de douleurs vaginales, mais les facteurs psychologiques, relationnels et les autres aspects de la santé comptent également.

Évolution de la testostérone liée à l’âge : Le taux de testostérone peut diminuer progressivement avec l’âge, mais il ne s’agit pas d’un équivalent masculin de la ménopause. Une baisse de libido ne doit pas être automatiquement attribuée à un déficit en testostérone ; un hypogonadisme nécessite une évaluation clinique et des examens de confirmation.

Santé physique et mode de vie : Les personnes dont la santé physique est altérée, notamment celles qui présentent une obésité, sont sédentaires ou ont des antécédents d’usage abusif de substances, peuvent être davantage susceptibles de connaître une baisse de libido.

Transitions de vie : Des changements majeurs, comme devenir parent, faire face aux exigences d’un nouvel emploi ou vivre un deuil et une perte, peuvent affecter temporairement le désir sexuel.

Cycle menstruel et grossesse : Les femmes peuvent connaître des fluctuations de libido au cours de leur cycle menstruel, certaines rapportant un désir plus faible pendant les règles. La grossesse peut également modifier la libido, avec une augmentation chez certaines femmes et une diminution chez d’autres.

La baisse du désir sexuel, aussi appelée baisse de libido, est une préoccupation fréquente qui peut toucher les personnes de tous les genres. Si vous vous demandez si votre libido est faible, voici quelques signes et indicateurs pour vous aider à faire le point sur votre situation :

Manque d’intérêt ou de désir : L’un des principaux signes d’une baisse de libido est un manque d’intérêt persistant pour l’activité sexuelle. Vous pouvez constater que vous ne pensez tout simplement pas à la sexualité ou que cette perspective ne vous enthousiasme plus autant qu’auparavant.

Peu d’initiatives sexuelles : Si vous évitez régulièrement les rapports sexuels avec votre partenaire ou en prenez rarement l’initiative, cela pourrait être le signe d’une baisse de libido. Ce changement est particulièrement notable s’il marque une différence importante avec votre comportement antérieur.

Difficultés d’excitation : Les difficultés d’excitation, comme une diminution de la lubrification vaginale ou des problèmes d’érection, peuvent coexister avec un faible désir, mais constituent des difficultés distinctes. Elles peuvent aussi survenir alors que le désir sexuel reste inchangé.

Évitement des situations sexuelles : Vous pouvez vous surprendre à éviter activement les situations susceptibles de mener à un rapport sexuel ou à de l’intimité, par exemple les câlins, les baisers, voire les conversations sur la sexualité.

Émotions négatives : Des sentiments de frustration, de culpabilité ou d’anxiété liés à votre manque d’intérêt pour la sexualité peuvent également signaler une baisse de libido. Ces émotions peuvent apparaître en raison des répercussions que la baisse du désir peut avoir sur votre relation ou votre estime de vous-même.

Peu de fantasmes : Si vous avez rarement des fantasmes sexuels ou constatez que vos pensées se tournent rarement vers la sexualité, cela pourrait être le signe d’une baisse de libido.

Difficulté persistante : Un faible désir persistant qui entraîne une souffrance personnelle justifie une évaluation. Avant de diagnostiquer un trouble du désir sexuel, le clinicien prend en compte la durée des symptômes, le contexte et les autres explications possibles ; cette liste ne permet pas d’établir un diagnostic.

La baisse du désir sexuel, aussi appelée baisse de libido, peut être une difficulté complexe qui touche aussi bien les hommes que les femmes. De nombreuses personnes la connaissent à un moment de leur vie, et elle peut susciter de la frustration et un sentiment d’insécurité. 

Examinons les causes de la baisse de libido chez les hommes et les femmes, afin de mieux comprendre pourquoi elle survient et quelles réponses peuvent être envisagées.

Causes de la baisse de libido chez l’homme

Ne pas avoir d’activité sexuelle ne signifie pas nécessairement avoir un faible désir. Voici quelques facteurs pouvant contribuer à une baisse de libido chez l’homme.

Faible taux de testostérone : Un faible taux de testostérone peut contribuer à une baisse de libido chez l’homme [2]. La testostérone est une hormone qui participe notamment à la régulation du désir sexuel masculin. Avec l’âge, son taux tend à diminuer naturellement, ce qui peut entraîner une diminution de l’intérêt pour la sexualité. D’autres facteurs peuvent toutefois contribuer à un faible taux de testostérone, comme l’obésité, le diabète et certains médicaments.

Stress et anxiété : Des niveaux élevés de stress et d’anxiété peuvent affecter le désir sexuel masculin [3]. Lorsque l’esprit est accaparé par les inquiétudes et les sources de stress, il peut être difficile de se rendre disponible pour l’intimité. La libération d’hormones du stress, comme le cortisol, peut inhiber la production de testostérone et accentuer ainsi la difficulté.

Difficultés relationnelles : Les problèmes au sein d’une relation, comme une rupture de communication ou des conflits non résolus, peuvent entraîner une diminution du désir sexuel [3]. La distance émotionnelle et les tensions dans le couple peuvent rendre l’excitation sexuelle plus difficile.

Médicaments et problèmes de santé : Certains médicaments, en particulier les antidépresseurs et les antipsychotiques, mentionnent la baisse de libido parmi leurs effets indésirables possibles. Certaines affections, comme les maladies chroniques, l’hypertension artérielle et l’obésité, peuvent également contribuer à une baisse de libido chez l’homme.

Alcool et usage abusif de substances : Une consommation excessive d’alcool et un usage abusif de drogues peuvent perturber la fonction sexuelle et la libido.

Facteurs liés au mode de vie : Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière contribuent à la santé générale. Le traitement d’une baisse de libido doit cibler ses causes particulières [3].

Troubles du sommeil : Des troubles comme l’apnée du sommeil peuvent perturber l’équilibre hormonal de l’organisme, notamment le taux de testostérone, et potentiellement affecter le désir sexuel.

Vieillissement : Chez l’homme, le taux de testostérone diminue naturellement et progressivement avec l’âge, ce qui peut contribuer à une baisse de libido. Ce n’est toutefois pas le seul facteur : d’autres difficultés liées à l’âge, comme les maladies chroniques, peuvent aussi jouer un rôle.

Facteurs culturels et sociaux : Les normes et les attentes culturelles et sociales peuvent influencer la manière dont les hommes perçoivent et expriment leur sexualité. Les pressions sociales et les stéréotypes sur la masculinité peuvent affecter leur aisance et leur intérêt pour l’activité sexuelle.

Causes de la baisse de libido chez la femme

Quelles sont les particularités de la libido chez la femme ? Et quelles sont les causes de sa diminution ?
La baisse de libido chez la femme peut être liée à une combinaison de facteurs physiques, psychologiques et relationnels. Voici quelques causes fréquentes :

Déséquilibres hormonaux : La grossesse, l’allaitement et la contraception hormonale peuvent affecter le désir sexuel chez certaines personnes [1]. Ces changements ne traduisent pas nécessairement un trouble hormonal. Les changements liés à la ménopause peuvent également y contribuer [4]. Une sécheresse ou un inconfort vaginal peut aussi rendre les rapports moins agréables et mérite une évaluation.

Stress et fatigue : Comme chez l’homme, un stress important et la fatigue peuvent contribuer de manière notable à une baisse de libido chez la femme. Les exigences d’une vie bien remplie, du travail et des responsabilités familiales peuvent entraîner un épuisement physique et émotionnel, laissant peu de place à l’intimité.

Inconfort ou douleurs vaginales : Des affections comme le vaginisme, la vulvodynie ou d’autres troubles douloureux sexuels peuvent rendre les rapports douloureux ou inconfortables et entraîner une diminution du désir sexuel.

Problèmes relationnels : Les difficultés relationnelles peuvent aussi affecter le désir sexuel des femmes. La distance émotionnelle, les conflits non résolus et le manque d’intimité dans le couple peuvent entraîner une diminution de l’intérêt pour la sexualité [3]. Le sentiment d’être éloignée de son ou sa partenaire peut rendre l’excitation sexuelle plus difficile.

Image corporelle et estime de soi : Les difficultés liées à l’image corporelle et à l’estime de soi peuvent avoir une importance particulière dans la baisse de libido chez la femme. Se sentir mal à l’aise avec son corps ou avoir des pensées négatives sur son apparence peut inhiber le désir d’activité sexuelle.

Affections médicales et médicaments : Certaines affections, comme les troubles thyroïdiens, le diabète et les douleurs chroniques, peuvent affecter la libido d’une femme. Des médicaments, comme certains antidépresseurs et antihypertenseurs, peuvent également avoir pour effet indésirable une diminution du désir sexuel.

L’évaluation d’une baisse de libido comprend un examen de la santé physique et psychologique, des médicaments, des relations et de la souffrance personnelle. La baisse de libido est un symptôme, et non automatiquement un trouble du désir sexuel hypoactif ; la terminologie et les critères diagnostiques varient selon le système de classification. 

Nous présentons ici les méthodes et les démarches utilisées pour établir ce diagnostic.

Antécédents médicaux et entretiens 

Antécédents médicaux : Le professionnel de santé commencera par recueillir des antécédents médicaux détaillés. Il vous interrogera sur les affections sous-jacentes, les médicaments ou les interventions chirurgicales susceptibles de contribuer à la baisse de libido.

Évaluation psychologique : Une évaluation psychologique est souvent réalisée pour comprendre le bien-être émotionnel et psychique de la personne. Des questions peuvent porter sur le stress, l’anxiété, la dépression et les difficultés relationnelles.

Examen physique

Un examen physique peut être réalisé pour rechercher des affections ou des anomalies physiques susceptibles d’affecter le désir sexuel. Il peut comprendre une mesure de la pression artérielle, la recherche de changements physiques liés aux hormones et une évaluation de l’état de santé général.

Examens biologiques

Les analyses sanguines sont choisies en fonction des symptômes et des résultats de l’examen, plutôt que prescrites systématiquement à tout le monde. En cas de suspicion d’hypogonadisme masculin, un taux de testostérone durablement bas doit être confirmé par des prélèvements distincts réalisés le matin à jeun. Un résultat hormonal ne suffit pas, à lui seul, à diagnostiquer un trouble du désir sexuel.

La glycémie ou le cholestérol peuvent être contrôlés lorsque les antécédents médicaux ou des difficultés plus générales de la fonction sexuelle le justifient.

Évaluation psychiatrique 

Si des causes psychologiques sont suspectées, une évaluation psychiatrique peut être réalisée. Elle peut aider à déterminer si une dépression, une anxiété ou un traumatisme contribue à la baisse de libido.

Questionnaires et autoévaluations 

Les professionnels de santé utilisent souvent des questionnaires standardisés pour évaluer le désir et la fonction sexuelle. Ces questionnaires peuvent fournir des informations précieuses sur l’ampleur et les répercussions de la baisse de libido.

Évaluation de la relation 

Il est essentiel de comprendre la dynamique des relations intimes de la personne. Un échange sur la qualité de sa relation, la communication et les éventuels conflits en cours peut aider à identifier les facteurs relationnels qui contribuent à la baisse de libido.

Rechercher d’éventuels effets indésirables médicamenteux

Si la personne prend des médicaments, le professionnel de santé en examinera la liste pour déterminer si certains, prescrits ou disponibles sans ordonnance, sont connus pour avoir une baisse de libido comme effet indésirable. Des ajustements ou des changements de médicaments peuvent être envisagés avec le prescripteur. N’arrêtez pas et ne modifiez pas un traitement prescrit de votre propre initiative.

Écarter d’autres affections médicales 

Pour établir un diagnostic précis, les professionnels de santé écarteront d’autres affections pouvant produire des symptômes semblables à ceux d’une baisse de libido, comme des maladies chroniques, des troubles neurologiques ou des problèmes gynécologiques chez la femme.

Évaluation dans la durée 

Dans certains cas, le diagnostic de trouble du désir sexuel hypoactif peut nécessiter une évaluation longitudinale, qui consiste à suivre l’évolution du désir sexuel au fil du temps. Cela aide à vérifier que la difficulté est persistante et non passagère.

Collaboration avec des spécialistes 

Selon les résultats, les professionnels de santé peuvent collaborer avec des spécialistes, notamment des endocrinologues, des gynécologues ou des psychiatres, afin d’élaborer un plan de traitement global.

Une baisse de libido peut être frustrante, mais diverses stratégies et modifications du mode de vie peuvent aider à raviver le désir sexuel. 

Examinons les stratégies susceptibles d’aider, selon les causes de la baisse de libido [3][4].

Prendre en charge les problèmes de santé sous-jacents

Si vous pensez qu’une affection médicale contribue à votre baisse de libido, il est essentiel de consulter un professionnel de santé. Il pourra réaliser des examens et proposer des options thérapeutiques si nécessaire.

Gérer le stress et l’anxiété

Techniques de réduction du stress : Des pratiques comme la méditation de pleine conscience, les exercices de respiration profonde et le yoga peuvent aider à réduire le stress et l’anxiété, qui contribuent fréquemment à une baisse de libido.

Accompagnement ou psychothérapie : Échanger avec un thérapeute peut apporter des outils et des stratégies d’adaptation pour gérer le stress et aborder les difficultés émotionnelles susceptibles d’affecter votre désir sexuel.

Accorder la priorité à un sommeil de qualité

Instaurer une routine de sommeil : Veillez à vous reposer suffisamment en adoptant des horaires de sommeil réguliers. Visez 7 à 9 heures de sommeil de qualité par nuit.

Améliorer l’environnement de sommeil : Rendez votre chambre propice au repos en la maintenant fraîche, sombre et calme.

Adopter un mode de vie favorable à la santé

Alimentation et activité physique : Adoptez une alimentation équilibrée, riche en fruits, en légumes et en céréales complètes. Une activité physique régulière contribue à la santé générale, mais le traitement d’une baisse de libido doit cibler ses causes particulières.

Limiter la consommation d’alcool et de drogues : Une consommation excessive d’alcool peut affecter la fonction sexuelle ; la réduire peut être utile. N’utilisez pas de drogues à des fins non médicales pour améliorer votre libido et recherchez un soutien en cas d’usage problématique de substances. Si une dépendance est possible, demandez un avis médical avant d’arrêter ou de réduire fortement l’alcool ou les sédatifs, car le sevrage peut être dangereux.

Communiquer et renforcer la relation 

Dialogue ouvert : Si des difficultés relationnelles contribuent à une baisse de libido, une communication ouverte et honnête avec votre partenaire est essentielle. Abordez vos préoccupations, exprimez vos désirs et cherchez ensemble à améliorer votre intimité.

Thérapie de couple : Envisagez une thérapie ou un accompagnement de couple pour aborder les difficultés relationnelles et renforcer le lien émotionnel.

Explorer de nouvelles expériences sexuelles

Essayer de nouvelles choses : Si les deux partenaires le souhaitent, discuter de leurs préférences ou explorer de nouvelles expériences peut favoriser l’intimité. Toute activité doit reposer sur un consentement libre, être confortable et se dérouler sans subir de pression pour avoir un rapport sexuel ou pour poursuivre malgré la douleur.

L’intimité au-delà de la sexualité : L’intimité ne doit pas nécessairement mener à un rapport sexuel. Partagez des moments de qualité, des câlins, des baisers et des marques d’affection non sexuelles.

Faire le point sur les médicaments et leurs effets indésirables

Réévaluation du traitement médicamenteux : Si les effets indésirables d’un médicament vous préoccupent, consultez votre professionnel de santé. Il pourra éventuellement ajuster votre traitement ou recommander des alternatives ayant moins d’effets indésirables sexuels.

Prendre soin de soi et de son image corporelle 

Pratiques pour prendre soin de soi : Privilégiez des activités qui favorisent l’estime de soi et une relation positive à votre corps. Elles peuvent inclure l’affirmation de soi, la bienveillance envers soi-même et le fait de cultiver l’amour de soi.

Aide professionnelle : Si les difficultés liées à une image corporelle négative persistent, envisagez le soutien d’un thérapeute ou d’un professionnel de l’accompagnement spécialisé dans ces questions.

Renouveler l’intimité

Focalisation sensorielle : essayez la technique de focalisation sensorielle, qui consiste à porter son attention sur les sensations physiques du toucher et de l’excitation, sans la pression d’un rapport sexuel. Elle peut aider à renforcer l’intimité.

Une baisse de libido peut être difficile à vivre, mais différentes options thérapeutiques existent pour aider à améliorer le désir et le bien-être sexuels dans leur ensemble. 

Examinons ces options thérapeutiques, notamment celles destinées aux hommes [2][4].

Traitements hormonaux

Traitement substitutif par testostérone (TRT) : Le TRT peut améliorer le désir chez les hommes présentant des symptômes et un hypogonadisme confirmé, mais ce n’est pas un traitement général de la baisse de libido. Le diagnostic nécessite des taux de testostérone durablement bas, mesurés lors d’analyses distinctes réalisées le matin à jeun, ainsi qu’une évaluation de la cause, notamment des facteurs réversibles. Avant le traitement, discutez des bénéfices, des risques et de la fertilité : la testostérone peut inhiber la production de spermatozoïdes et ne doit pas être instaurée lorsqu’un projet de conception est en cours. Les contre-indications et les précautions comprennent le cancer de la prostate ou du sein, un hématocrite élevé, une apnée du sommeil sévère non traitée et certaines affections cardiovasculaires. Le traitement nécessite une surveillance des symptômes, de la testostérone, de l’hématocrite et, selon les cas, du risque prostatique [2].

Traitement hormonal substitutif (THS) : Le THS traite les symptômes de la ménopause et ne constitue pas un traitement général du faible désir. Traiter la sécheresse ou les douleurs vaginales peut rendre les rapports plus confortables. Chez une personne ayant un utérus, un traitement œstrogénique systémique nécessite généralement un progestatif pour protéger l’endomètre. Les recommandations britanniques du NICE préconisent d’envisager la testostérone en cas de faible désir associé à la ménopause lorsque le THS seul est inefficace ; cela nécessite une évaluation individualisée, une discussion sur le statut d’autorisation et les risques, ainsi qu’une surveillance. Tout traitement hormonal doit être prescrit après examen des facteurs de risque personnels [4].

Médicaments

Inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5) : Ces médicaments, comme Viagra et Cialis, sont couramment utilisés pour traiter la dysfonction érectile chez l’homme. Ils traitent les difficultés d’érection plutôt que le faible désir. Un médecin ou un pharmacien doit vérifier qu’ils sont adaptés et rechercher les interactions ; ne les associez pas à des médicaments nitrés contre les douleurs thoraciques ni à des nitrites à usage récréatif (« poppers »), car la pression artérielle peut chuter dangereusement.

Brémélanotide : Aux États-Unis, le brémélanotide est autorisé par la FDA pour le trouble du désir sexuel hypoactif acquis et généralisé chez les femmes non ménopausées, lorsque le faible désir entraîne une souffrance marquée ou des difficultés interpersonnelles et ne s’explique pas par une autre affection médicale ou psychiatrique, des problèmes relationnels, un médicament ou l’usage d’autres drogues. Il est contre-indiqué en cas d’hypertension non contrôlée ou de maladie cardiovasculaire connue. Il peut augmenter temporairement la pression artérielle ; des nausées, des maux de tête, des bouffées vasomotrices et, parfois, une pigmentation cutanée persistante peuvent survenir. Sa prescription nécessite une évaluation de son adéquation et des interactions. Utilisez une contraception efficace et arrêtez le traitement si une grossesse est suspectée. Évitez de l’associer à la naltrexone orale utilisée pour la dépendance à l’alcool ou aux opioïdes, car il peut réduire l’exposition à la naltrexone et compromettre le traitement. Il ne s’agit ni d’un stimulant général de la libido ni d’un traitement destiné aux hommes.

Thérapies et accompagnement

Thérapie de couple : Si des difficultés relationnelles contribuent à la baisse de libido, une thérapie de couple peut aider à améliorer la communication, le lien émotionnel et l’intimité entre partenaires.

Thérapie sexuelle : Les thérapeutes spécialisés en sexologie prennent en charge les difficultés sexuelles et peuvent proposer des stratégies pour surmonter une baisse de libido, notamment des techniques visant à améliorer la communication sexuelle et l’intimité.

Thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBCT) : La thérapie cognitive basée sur la pleine conscience, adaptée aux difficultés sexuelles, peut aider certaines femmes présentant un trouble de l’intérêt sexuel ou de l’excitation sexuelle. Un essai randomisé de 2021 a constaté des améliorations tant avec ce traitement qu’avec une éducation sexuelle et une thérapie de soutien ; la réponse varie, et le traitement doit répondre aux préoccupations spécifiques de la personne.

Focalisation sensorielle

Technique de focalisation sensorielle : cette approche structurée de l’intimité repose sur un toucher attentif, sans objectif de performance, pour renforcer l’intimité et renouer avec les sensations physiques.

Faire preuve de patience et rechercher une aide professionnelle si nécessaire 

Laisser du temps : L’amélioration de la libido peut prendre du temps ; faites donc preuve de patience envers vous-même et votre partenaire pendant que vous explorez les options thérapeutiques.

Consulter un spécialiste : Si la baisse de libido persiste malgré vos efforts, consultez un professionnel de santé ou un thérapeute spécialisé en santé sexuelle. Il pourra vous apporter des conseils supplémentaires et proposer des options thérapeutiques adaptées à vos besoins spécifiques.

Questions

Questions fréquentes

La baisse de libido peut-elle être contagieuse ?
Non, la baisse de libido n’est pas contagieuse. C’est une expérience personnelle et individuelle qui peut être influencée par divers facteurs, comme la santé, les hormones et les émotions. Elle peut toutefois affecter une relation si le faible désir de l’un des partenaires crée des tensions ou une insatisfaction.
Ma baisse de libido peut-elle être liée à ma passion pour ma carrière ?
Oui, c’est possible. Une carrière exigeante ou stressante peut entraîner un stress important et de la fatigue, qui sont des facteurs reconnus de baisse de libido. Trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et gérer le stress peut aider à améliorer la libido.
La baisse de libido peut-elle être génétique ?
Une baisse de libido ne montre pas, à elle seule, que vous présentez une affection héréditaire. Si des antécédents familiaux d’une affection médicale ou hormonale vous préoccupent, parlez-en à un professionnel de santé plutôt que de supposer qu’ils expliquent votre libido.

Références éditoriales

Données probantes et sources

Recommandations cliniques, recherches évaluées par les pairs et sources de santé publique sélectionnées et utilisées dans cet article.

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02American Psychiatric Association. (2024). Qu’est-ce que la dépression ?Voir la source
03National Health Service. (s. d.). Traitement de la ménopause et de la périménopause.Voir la source
Voir les 24 sourcesAfficher moins de sources
04National Institute for Health and Care Excellence. (2015, mis à jour le 15 avril 2026). Ménopause : identification et prise en charge (recommandation NICE NG23).Voir la source
05Mitchell, K. R., Mercer, C. H., Ploubidis, G. B., Jones, K. G., Datta, J., Field, N., Copas, A. J., Tanton, C., Erens, B., Sonnenberg, P., Clifton, S., Macdowall, W., Phelps, A., Johnson, A. M., & Wellings, K. (2013). La fonction sexuelle en Grande-Bretagne : résultats de la troisième enquête nationale sur les attitudes et les modes de vie sexuels (Natsal-3). The Lancet, 382(9907), 1817–1829.Voir la source
06National Institute of Mental Health. (s. d.). Dépression.Voir la source
07National Health Service. (2026). Baisse du désir sexuel (perte de libido).Voir la source
08MedlinePlus. (s. d.). Problèmes sexuels chez l’homme. National Library of Medicine.Voir la source
09MedlinePlus. (s. d.). Ménopause. National Library of Medicine.Voir la source
10American Psychological Association. (2023). Les effets du stress sur le corps. American Psychological Association.Voir la source
11National Health Service. (s. d.). Trouble anxieux généralisé (TAG).Voir la source
12Centers for Disease Control and Prevention. (2024). Catégories d’IMC chez l’adulte.Voir la source
13National Health Service. (s. d.). Trouble de l’usage de l’alcool.Voir la source
14Organisation mondiale de la Santé. (s. d.). Santé sexuelle.Voir la source
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20Organisation mondiale de la Santé. (2025). CIM-11 pour les statistiques de mortalité et de morbidité (version 2025-01).Voir la source
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23Kingsberg, S. A., Clayton, A. H., Portman, D., Williams, L. A., Krop, J., Jordan, R., Lucas, J., & Simon, J. A. (2019). Brémélanotide pour le traitement du trouble du désir sexuel hypoactif : deux essais randomisés de phase 3. Obstetrics & Gynecology, 134(5), 899–908.Voir la source
24Brotto, L. A., et al. (2021). Essai randomisé comparant une thérapie cognitive de groupe basée sur la pleine conscience à une éducation sexuelle et une thérapie de soutien en groupe pour le traitement du trouble de l’intérêt sexuel ou de l’excitation sexuelle chez la femme. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 89(7), 626–639.Voir la source
Ce qui est inclus
01

Contexte clinique

Les informations sont présentées clairement en tenant compte des situations complexes et concomitantes.

02

Facteurs individuels

L’évaluation reste essentielle, car les besoins et les risques varient d’une personne à l’autre.

03

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