THE BALANCEhttps://thebalance.clinic/fr/ressources/sante-mentale/sex-et-love-sante-mentale/traumatisme-sexuel/

Racines suisses. Expertise internationale. Accompagnement personnel, dans le respect de la vie privée et de la discrétion.

THE BALANCE

Admissions confidentielles

Parlons de votre prochaine étape.

Échangez avec notre équipe des admissions au sujet d’un traitement pour vous ou l’un de vos proches.

Respect de votre vie privée et discrétion dès le premier échange.

Votre équipe d’admission

Jil Moore
Jil MooreDirectrice des relations clients
Cynthia Nakhle
Cynthia NakhleResponsable des admissions
Appelez notre équipe des admissions+41 44 500 5111 Écrivez-nous sur WhatsAppCommencez une conversation

Ressource clinique

Traumatisme sexuel : soutien, évaluation et traitement

Des informations respectueuses sur les réactions aux violences sexuelles, les soins rapides après une agression et les traitements guidés par le consentement, la sécurité et les besoins individuels.

Revu cliniquement parDr. Sarah Boss, MD
Résidence en pierre avec piscine, pelouse et palmiers

Les violences sexuelles peuvent toucher des personnes de tout genre, et les réactions varient. Certaines personnes éprouvent une détresse immédiate ; d’autres constatent des difficultés plus tard ou réagissent autrement. La responsabilité incombe à la personne qui a commis les violences, et non à celle qui les a subies.

Le parcours de rétablissement après un traumatisme sexuel est à la fois complexe et propre à chaque personne, avec des difficultés et des obstacles variés. Le traumatisme lié aux violences sexuelles dépasse l’atteinte physique et peut ébranler le sentiment de sécurité, la confiance et l’estime de soi. 

Après une agression récente, consultez rapidement un professionnel de santé pour les blessures et les soins dont l’efficacité dépend du délai d’intervention, notamment en cas de risque de grossesse ou d’infection. Au Royaume-Uni, les centres d’orientation pour les victimes d’agressions sexuelles peuvent apporter un soutien et présenter les possibilités médico-légales sans exiger un signalement immédiat à la police. Dans les autres pays, les services locaux spécialisés dans les violences sexuelles ou les services d’urgence peuvent expliquer les soins disponibles. En cas de danger immédiat, sollicitez les secours locaux.

L’expression « traumatisme sexuel » décrit les effets psychologiques et émotionnels possibles des violences sexuelles ; elle ne désigne pas un diagnostic unique. Les symptômes peuvent inclure des souvenirs intrusifs, des difficultés de sommeil ou une détresse, mais un clinicien doit évaluer la présence éventuelle d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT) ou d’un autre trouble. Une personne ayant subi des violences ne se résume pas à ces symptômes.

Les violences sexuelles désignent des comportements ou des contacts sexuels non consentis. Elles peuvent prendre différentes formes, notamment le viol, les attouchements, le harcèlement et les contacts physiques non désirés. Leurs auteurs peuvent être des inconnus, des connaissances ou des personnes de l’entourage de la victime. Les violences sexuelles portent atteinte aux limites personnelles et à l’autonomie de la personne.

Points essentiels sur le traumatisme sexuel

Des effets durables : Le traumatisme sexuel peut avoir des effets durables sur la vie de la personne qui l’a subi. Il peut affecter ses relations, son estime de soi et sa santé mentale dans son ensemble.

Des réactions variables : Les réactions à un traumatisme sexuel peuvent différer d’une personne à l’autre. Certaines peuvent présenter des symptômes immédiatement, tandis que d’autres peuvent avoir des réactions différées.

Traumatisme complexe : Des violences sexuelles répétées ou prolongées peuvent être associées à un TSPT complexe, mais ce diagnostic nécessite une évaluation et ne peut être déduit du seul événement ou du seul lien entre la personne qui les a subies et leur auteur [1].

Le rétablissement est possible : Avec un soutien et une thérapie adaptés, les personnes ayant subi un traumatisme sexuel peuvent se rétablir et retrouver un sentiment de maîtrise sur leur vie.

Prévalence du traumatisme sexuel

Les violences sexuelles touchent des personnes de tous genres, de tous âges et de tous milieux. Les estimations dépendent de la population, de la définition retenue et de la période étudiée ; les chiffres relatifs aux violences sexuelles ne mesurent pas le nombre de personnes qui développent un trouble lié au traumatisme. Chacun a droit à un soutien, que son expérience corresponde ou non à une statistique.

Comment se développe le traumatisme sexuel : les mécanismes biologiques

Les réactions face à une menace peuvent inclure un état d’alerte, la sidération, le détachement ou d’autres réponses. La réaction d’une personne ne permet d’établir ni son consentement ni sa responsabilité dans ce qui s’est passé. Les recherches sur la réponse au stress ne permettent pas de déterminer les symptômes d’une personne à partir d’une description de l’événement.

Certaines personnes présentent une vigilance persistante, un émoussement émotionnel, des cauchemars ou des souvenirs intrusifs. Ces manifestations méritent une évaluation et ne doivent pas être décrites comme des lésions cérébrales inévitables ou une modification biologique irréversible.

Une dépression et une anxiété peuvent survenir après des violences sexuelles, mais elles ne doivent pas être expliquées par un simple problème de production de sérotonine présenté comme établi. Le NIMH explique l’évaluation des symptômes liés au traumatisme.

Qui peut souffrir d’un traumatisme sexuel après des violences sexuelles ?

Si toute personne peut présenter un traumatisme sexuel après des violences sexuelles, certains facteurs peuvent accroître la vulnérabilité. Parmi ces facteurs figurent :

L’âge : Les enfants et les adolescents peuvent réagir différemment des adultes et ont besoin d’un soutien adapté à leur âge et à leur développement. Leurs réactions ne doivent pas être interprétées comme une incapacité à faire face.

Les traumatismes antérieurs : Les personnes ayant déjà vécu des traumatismes ou subi des violences peuvent être plus vulnérables au traumatisme sexuel.

Le manque de soutien : L’absence de soutien social ou la conviction que révéler les violences entraînera des conséquences négatives peut entraver le rétablissement.

L’intensité et la durée des violences : La gravité et la durée des violences peuvent influer sur la probabilité de développer un traumatisme sexuel.

Le traumatisme sexuel peut avoir des répercussions profondes et durables sur la vie d’une personne. En reconnaître les signes est une étape essentielle pour rechercher de l’aide et se rétablir. 

Les symptômes et exemples suivants peuvent vous aider à repérer un besoin de soutien. Les symptômes seuls ne permettent ni d’établir que des violences sexuelles ont eu lieu ni de diagnostiquer un TSPT ; des difficultés similaires peuvent avoir d’autres causes. L’absence de symptômes n’exclut pas des violences. Si un enfant est susceptible de subir des violences, contactez rapidement un professionnel de santé ou de la protection de l’enfance ; en cas de danger immédiat, sollicitez les secours locaux.

Symptômes du traumatisme sexuel

Symptômes intrusifs

Ces symptômes comprennent des souvenirs, des pensées ou des sensations involontaires et éprouvants, liés à l’expérience traumatique.

Reviviscences : Des souvenirs vifs et éprouvants de l’événement traumatique, donnant l’impression qu’il se reproduit.

Cauchemars : Des rêves répétés et perturbants concernant l’expérience traumatique.

Pensées intrusives : Des pensées involontaires et éprouvantes concernant le traumatisme, difficiles à maîtriser.

Évitement et changements émotionnels

Les personnes présentant un traumatisme sexuel déploient souvent des efforts importants pour éviter ce qui leur rappelle l’événement traumatique.

Évitement des éléments déclencheurs : Éviter les personnes, les lieux ou les situations qui rappellent le traumatisme. Par exemple, éviter les relations intimes ou les lieux où les violences ont eu lieu.

Émoussement émotionnel : Se sentir émotionnellement détaché, incapable d’éprouver des émotions positives, ou comme « anesthésié » la plupart du temps.

Perte d’intérêt : Perdre l’intérêt pour des activités ou des loisirs auparavant appréciés.

Altérations négatives des pensées et de l’humeur 

Le traumatisme sexuel peut modifier négativement la façon dont une personne se perçoit et perçoit le monde, ainsi que les sentiments qu’elle éprouve à leur égard.

Image négative de soi : Éprouver de la honte, de la culpabilité ou se tenir responsable du traumatisme. Se croire « abîmé » ou sans valeur.

Vision négative du monde : Croire que le monde est dangereux et qu’on ne peut y faire confiance.

Variations de l’humeur : Présenter des variations soudaines et intenses de l’humeur, notamment de la colère, de la tristesse ou de l’irritabilité.

Modifications de l’état d’activation et de la réactivité

Le traumatisme sexuel peut entraîner une activation et une réactivité accrues.

Hyperactivation : Se sentir constamment sur le qui-vive, sursauter facilement ou avoir des difficultés à dormir.

Irritabilité et agressivité : S’irriter facilement ou avoir des accès de colère.

Comportements à risque : Adopter des comportements risqués ou des conduites autodestructrices.

Exemples de traumatisme sexuel

Violences sexuelles pendant l’enfance : Un enfant subissant des avances sexuelles non désirées ou des attouchements de la part d’un adulte ou d’un enfant plus âgé. Les symptômes peuvent inclure des cauchemars, une énurésie ou un changement soudain de comportement.

Viol lors d’un rendez-vous : Une personne contrainte à une activité sexuelle sans son consentement lors d’un rendez-vous amoureux ou d’une sortie. Les symptômes peuvent inclure des reviviscences, l’évitement des rencontres amoureuses et une anxiété accrue dans les situations sociales.

Harcèlement sexuel au travail : Des avances ou des propos sexuels répétés et non désirés de la part d’un collègue ou d’un supérieur hiérarchique. Les symptômes peuvent inclure un stress accru, des difficultés de concentration au travail et un évitement du lieu de travail.

Agression sexuelle : L’agression sexuelle comprend les contacts sexuels non consentis et ne se limite pas aux rapports sexuels. L’absence d’un symptôme particulier ou de blessure visible ne signifie pas qu’aucun préjudice n’a été subi.

Comment savoir si vous souffrez d’un traumatisme sexuel ?

Il peut être difficile de reconnaître que l’on souffre d’un traumatisme sexuel, mais prêter attention aux signes suivants peut constituer une première étape déterminante :

Souvenirs éprouvants récurrents : Si vous revivez constamment l’événement traumatique à travers des reviviscences ou des cauchemars, cela peut évoquer un traumatisme sexuel.

Évitement des éléments déclencheurs : Si vous évitez activement les situations, les personnes ou les lieux qui vous rappellent le traumatisme, c’est un signe à prendre en compte.

Changements émotionnels : Des variations soudaines et extrêmes de l’humeur, des sentiments persistants de honte ou de culpabilité et une perte d’intérêt pour les activités constituent des indicateurs.

Symptômes physiques : Une activation accrue, des troubles du sommeil et des réactions physiques telles que des sueurs ou une accélération du rythme cardiaque face à ce qui rappelle le traumatisme peuvent être des signes révélateurs.

Difficultés relationnelles : Des difficultés dans l’intimité, une difficulté à faire confiance ou un évitement de toute relation peuvent être liés à un traumatisme sexuel.

Se rétablir après un traumatisme sexuel est un parcours difficile, mais il est possible de se rétablir et de retrouver la maîtrise de sa vie. 

Nous allons explorer ici différents conseils et stratégies pour surmonter un traumatisme sexuel.

Informez-vous : Comprendre les réactions possibles au traumatisme, l’évaluation et les traitements peut vous aider à faire des choix éclairés concernant le soutien dont vous avez besoin. Privilégiez des informations fiables, sans supposer que toutes les personnes ayant subi des violences développent les mêmes symptômes ou les mêmes modifications biologiques [2].

Prenez soin de vous : Prendre soin de votre bien-être physique et émotionnel est essentiel au cours du rétablissement. Pratiquez des activités qui soutiennent votre corps et votre esprit. Il peut s’agir d’exercice physique, de méditation, de la tenue d’un journal ou de moments dans la nature [2]. Prendre soin de soi aide à réduire le stress et favorise le rétablissement global.

Limites personnelles et sécurité : Vous pouvez choisir les contacts et les informations partagées qui vous semblent acceptables. Si exprimer une limite ou modifier les contacts risque d’entraîner des représailles, demandez des conseils spécialisés et confidentiels concernant votre sécurité. Aucune technique pour poser des limites ne garantit qu’une autre personne mettra fin aux violences.

Examinez les pensées négatives : Le traumatisme peut entraîner des croyances douloureuses sur soi-même, de la honte ou un sentiment de culpabilité. Dans une thérapie centrée sur le traumatisme, un clinicien formé peut vous aider à examiner les significations associées au traumatisme sans laisser entendre que vous avez provoqué les violences ou qu’il vous suffirait de penser positivement [1].

Exposition progressive : L’exposition peut faire partie d’un traitement du TSPT centré sur le traumatisme et fondé sur des données probantes. Elle doit être planifiée conjointement et menée par un clinicien formé à la méthode, avec consentement, préparation et suivi. Elle ne consiste pas à confronter l’auteur des violences ni à se placer dans des situations dangereuses [1].

Pratiquez la pleine conscience : Certaines personnes trouvent la pleine conscience ou une respiration douce utiles pour gérer le stress. Ce sont des soutiens facultatifs, qui ne remplacent pas un traitement indiqué. Si une pratique accroît votre détresse, interrompez-la et discutez d’une autre possibilité avec votre clinicien [2].

Faites preuve de patience envers vous-même : Le rétablissement varie, et l’amélioration peut être progressive. Fixez-vous des objectifs accessibles et accordez-vous du temps, sans considérer les difficultés comme un échec personnel [2].

Explorez l’expression créative : Explorer des moyens d’expression créative, tels que l’art, la musique ou l’écriture, peut avoir une valeur thérapeutique pour élaborer les émotions et les expériences vécues. L’expression créative peut vous aider à trouver votre voix et à renouer avec vos ressources intérieures.

Constituez un réseau de soutien : Entourez-vous d’amis et de proches qui vous apportent un soutien inconditionnel. Une communication ouverte et des liens émotionnels avec vos proches peuvent être une source essentielle de force au cours de votre rétablissement.

Rejoignez un groupe de soutien : Le soutien entre pairs peut aider certaines personnes à se sentir moins isolées, mais la participation et le partage d’informations personnelles restent facultatifs. Renseignez-vous sur la formation des animateurs, la supervision, la confidentialité et les mesures visant à éviter une aggravation des symptômes. Le soutien entre pairs n’est pas équivalent à une psychothérapie de groupe menée par un professionnel [1].

Demandez une aide professionnelle : L’un des moyens les plus efficaces de se rétablir après un traumatisme sexuel est de solliciter l’accompagnement d’un professionnel de santé mentale, tel qu’un thérapeute ou un professionnel de l’accompagnement psychologique. Choisissez un professionnel dont la formation et l’expérience sont adaptées au traumatisme et au traitement proposé. La thérapie peut aider à travailler sur les symptômes identifiés et les stratégies d’adaptation. Si vous risquez de passer à l’acte face à des pensées suicidaires ou d’automutilation, demandez immédiatement de l’aide aux services locaux d’urgence ou d’intervention de crise.

Se rétablir après un traumatisme sexuel est un parcours difficile, mais avec un traitement et un soutien adaptés, le rétablissement est possible. 

Examinons les différentes modalités qui peuvent intervenir dans le rétablissement après un traumatisme sexuel : psychothérapie, médicaments, traitement des troubles associés, modifications du mode de vie, thérapies alternatives, possibilités de prise en charge hospitalière et centres de traitement haut de gamme.

Psychothérapies du traumatisme sexuel

Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : En cas de TSPT ou de symptômes de TSPT cliniquement significatifs, les recommandations préconisent des formes spécifiques de TCC centrées sur le traumatisme, menées par des praticiens formés. Elles travaillent sur les souvenirs traumatiques, les significations qui leur sont associées et l’évitement ; une TCC générale ou des conseils de pensée positive ne sont pas équivalents à un protocole centré sur le traumatisme [1].

Désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires (EMDR) : L’EMDR est un traitement structuré recommandé pour le TSPT dans des circonstances appropriées. Il comprend une préparation, un travail sur des souvenirs sélectionnés et une stimulation bilatérale, généralement des mouvements oculaires, mais parfois des tapotements ou des sons. Il doit être mené par un praticien formé ; les recommandations varient selon l’âge et le temps écoulé depuis le traumatisme [1].

Thérapie d’exposition : Les traitements fondés sur l’exposition, tels que l’exposition prolongée, font partie des options recommandées pour le TSPT. Un clinicien formé aide la personne à aborder les souvenirs liés au traumatisme et les éléments qui le rappellent sans présenter de danger, dans le cadre d’un protocole convenu, avec préparation et suivi [1].

Thérapie de groupe et soutien entre pairs : La psychothérapie de groupe est un traitement mené par un professionnel de santé mentale formé. Le soutien entre pairs repose sur le partage d’expériences et l’entraide et n’est pas équivalent à une psychothérapie. Dans les deux cas, il convient de veiller à l’adéquation du format, à la confidentialité et au risque d’aggravation des symptômes ; la participation doit respecter les préférences de la personne [1, 2].

Médicaments dans la prise en charge du traumatisme sexuel

Antidépresseurs : Pour les adultes dont le TSPT a été évalué et qui préfèrent un traitement médicamenteux, le NICE conseille d’envisager un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS), tel que la sertraline, ou un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), la venlafaxine, avec une réévaluation régulière. Des médicaments peuvent également être prescrits pour une dépression ou une anxiété évaluées séparément. Les bénéfices, les effets indésirables et les risques de symptômes de sevrage doivent être discutés avec le prescripteur. Le NICE ne recommande pas de médicaments pour prévenir ou traiter le TSPT chez les moins de 18 ans ; le traitement d’autres troubles nécessite une évaluation distincte [1].

Décisions concernant les médicaments : Les médicaments doivent répondre à un trouble évalué et tenir compte des préférences de la personne. Les benzodiazépines ne sont pas recommandées pour traiter le TSPT. Si elles sont déjà prises régulièrement, elles ne doivent pas être arrêtées brutalement ; discutez d’un plan avec le prescripteur. Les traitements psychologiques centrés sur le traumatisme occupent généralement une place centrale dans la prise en charge du TSPT.

Traitement des troubles associés

Certaines personnes ayant subi des violences présentent aussi des problèmes liés à l’usage de substances, des troubles des conduites alimentaires ou des conduites d’automutilation. Ces difficultés nécessitent une évaluation et des soins coordonnés ; l’automutilation est un comportement, et non un diagnostic en soi. Les traitements peuvent être intégrés ou échelonnés selon les impératifs de sécurité et les besoins cliniques. Le mésusage de drogues ou d’alcool ne doit pas, à lui seul, exclure une personne d’un traitement du TSPT [1].

Modifications du mode de vie dans la prise en charge du traumatisme sexuel

Une bonne hygiène de vie : Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et un sommeil suffisant peuvent aider à stabiliser l’humeur et à réduire les symptômes d’anxiété et de dépression. Une bonne hygiène de vie constitue une base solide pour le rétablissement.

Gérer ce qui rappelle le traumatisme : La sécurité immédiate et un rythme supportable sont importants. L’évitement peut devenir limitant ; les difficultés persistantes doivent donc être discutées avec un clinicien. Ne vous forcez pas à entrer dans des situations dangereuses ou trop éprouvantes ; tout travail d’exposition centré sur le traumatisme doit être planifié par un professionnel.

Thérapies alternatives

Art-thérapie : Certaines personnes trouvent dans l’art un moyen utile d’exprimer leurs sentiments. Les données probantes sur l’art-thérapie comme traitement du TSPT sont limitées ; elle ne doit donc pas remplacer un traitement centré sur le traumatisme lorsqu’il est indiqué [3].

Yoga et pleine conscience : Certaines personnes trouvent ces pratiques utiles pour leur bien-être. Les données probantes dépendent de la méthode précise : la réduction du stress fondée sur la pleine conscience, sous une forme structurée, bénéficie d’un certain appui dans les recommandations, tandis que les données sont insuffisantes pour recommander le yoga comme traitement du TSPT. Aucune de ces pratiques ne doit être présentée comme équivalente à une thérapie de première intention centrée sur le traumatisme [3].

Possibilités d’hospitalisation pour le traumatisme sexuel

Des soins plus intensifs peuvent être envisagés lorsque les besoins cliniques ou de sécurité ne peuvent être satisfaits en ambulatoire. L’hébergement résidentiel et l’hospitalisation psychiatrique pour soins aigus n’offrent pas les mêmes possibilités de prise en charge ; une évaluation est nécessaire pour déterminer le cadre approprié.

Le projet de soins doit préciser le traitement, la surveillance et le soutien en situation de crise réellement nécessaires. Une hospitalisation peut s’avérer nécessaire en cas de problème médical ou psychiatrique aigu ; la seule présence d’un hébergement résidentiel ne permet pas d’établir que ces moyens sont disponibles [1].

Choisir une prise en charge adaptée au traumatisme

Lorsque vous envisagez un service, renseignez-vous sur les qualifications et l’expérience des professionnels dans le domaine du traumatisme, le traitement proposé, la confidentialité et ses limites, ainsi que sur le respect du consentement. Clarifiez les services médicaux ou d’intervention de crise disponibles directement et ceux qui nécessitent une orientation.

Pour le TSPT, le NICE recommande des thérapies spécifiques centrées sur le traumatisme, choisies selon l’âge, les besoins cliniques et les préférences. Des activités complémentaires peuvent soutenir le bien-être, mais ne doivent pas remplacer un traitement indiqué. Demandez comment seront organisés le suivi et le soutien pratique. Aucun programme ne peut garantir le rétablissement ni prévenir toute difficulté relationnelle future.

Ressources

  • [1] National Institute for Health and Care Excellence. (2018). Trouble de stress post-traumatique. Recommandation NICE NG116, Recommandations.
  • [2] National Institute of Mental Health. (2023). Trouble de stress post-traumatique. Publication NIH n° 23-MH-8124, révisée en 2023.
  • [3] Strauss, J. L., Lang, A. J., et Schnurr, P. P. (s. d.). Approches de santé complémentaires et intégratives (CIH) pour le TSPT. U.S. Department of Veterans Affairs, National Center for PTSD.

Questions

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre traumatisme sexuel et harcèlement sexuel ?
Le harcèlement sexuel désigne des comportements sexuels non désirés ; le traumatisme sexuel décrit les effets psychologiques possibles des violences sexuelles. Le harcèlement peut avoir de graves conséquences, et son impact ne doit pas être considéré d’emblée comme mineur. Le soutien doit répondre aux besoins et à la sécurité de la personne.
Les hommes peuvent-ils aussi présenter un traumatisme sexuel ?
Oui, tout à fait. Le traumatisme sexuel peut toucher des personnes de tout genre. S’il est vrai que les femmes sont plus souvent associées à l’image des personnes ayant subi un traumatisme sexuel, les hommes peuvent eux aussi subir des violences sexuelles et le traumatisme qui en résulte. Il est essentiel de reconnaître et de soutenir toutes les personnes concernées, quel que soit leur genre.
Combien de temps faut-il pour se rétablir après un traumatisme sexuel ?
Le rétablissement après un traumatisme sexuel est un processus très personnel, dont la durée peut varier considérablement d’une personne à l’autre. Il dépend de différents facteurs, notamment la gravité du traumatisme, la présence d’un réseau de soutien et l’accès aux ressources thérapeutiques. Il n’existe pas de calendrier unique de rétablissement. Le traitement et le soutien doivent être réévalués en fonction des symptômes, de la sécurité, du fonctionnement au quotidien et des objectifs de la personne.
Le traitement du traumatisme sexuel peut-il prévenir de futures difficultés dans les relations intimes ?
Le traitement peut aider à travailler sur les symptômes et les objectifs identifiés, mais ne peut garantir la prévention de futures difficultés relationnelles. Le consentement, le choix et la sécurité restent essentiels. Une personne ayant subi des violences n’a pas à reprendre une activité sexuelle ni à commencer une relation pour prouver son rétablissement.
Ce qui est inclus
01

Contexte clinique

Les informations sont présentées clairement en tenant compte des situations complexes et concomitantes.

02

Facteurs individuels

L’évaluation reste essentielle, car les besoins et les risques varient d’une personne à l’autre.

03

Prochaines étapes

Un échange confidentiel peut aider à déterminer la voie la plus appropriée.

Vous ne savez pas quel cadre correspond à la situation ?

Votre équipe d’admission

Jil Moore
Jil MooreDirectrice des relations clients
Cynthia Nakhle
Cynthia NakhleResponsable des admissions

Un premier échange confidentiel permet de mieux comprendre la situation et de déterminer si notre cadre est adapté.

THE BALANCE
UN PREMIER PAS

Vos questions sur nos traitements