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Ressource clinique

Éjaculation précoce et anxiété

L’anxiété peut contribuer à l’éjaculation précoce, mais d’autres facteurs comptent aussi. Découvrez l’évaluation, les stratégies pour y faire face et les traitements possibles.

Revu cliniquement parDr. Sarah Boss, MD
Résidence en pierre avec piscine, pelouse et palmiers

L’éjaculation précoce (EP) peut être associée à l’anxiété. L’anxiété peut contribuer à l’EP, et l’EP peut également provoquer de l’anxiété. L’anxiété n’est pas la seule explication possible à une éjaculation survenant plus tôt que souhaité.

L’anxiété peut contribuer à l’EP, mais les sources citées ici n’établissent pas la proportion d’hommes présentant une EP qui souffrent d’un trouble anxieux. La pression liée à la performance, la peur de décevoir son ou sa partenaire et les inquiétudes excessives peuvent jouer un rôle chez certaines personnes [2]. 

THE BALANCE propose une évaluation et une planification des soins individualisées pour les difficultés de santé mentale, notamment l’anxiété. Une EP persistante justifie également une évaluation médicale ou en santé sexuelle ; un cadre résidentiel privé ne permet pas de présumer l’existence d’un service spécialisé dans l’EP ni d’une amélioration des performances sexuelles.

Éjaculer occasionnellement plus tôt que souhaité est fréquent et n’indique pas nécessairement un trouble. L’EP se caractérise par une éjaculation précoce persistante ou récurrente, une difficulté à retarder l’éjaculation et une souffrance associée. Elle peut être présente depuis toujours ou apparaître après une période de contrôle satisfaisant. L’anxiété peut y contribuer, mais la santé physique, les difficultés érectiles et les facteurs relationnels doivent également être pris en compte [1–3]. 

Comment l’anxiété peut être liée à l’éjaculation précoce

L’anxiété et l’EP peuvent se renforcer mutuellement. Les manifestations suivantes peuvent accompagner l’anxiété, mais elles ne constituent pas des explications démontrées de l’EP chez chaque personne :

Ruminations et pression liée à la performance : Les inquiétudes concernant les performances sexuelles peuvent accroître le stress pendant les rapports et contribuer à l’EP chez certaines personnes. Une éjaculation précoce peut elle-même accentuer l’anxiété de performance.

Tension musculaire accrue : L’anxiété peut s’accompagner de tensions musculaires, mais celles-ci ne suffisent pas à établir la cause d’une éjaculation précoce. Des symptômes au niveau du plancher pelvien peuvent nécessiter une évaluation plutôt que des exercices de renforcement systématiques.

Activation accrue du système nerveux : L’anxiété peut déclencher une réaction de lutte ou de fuite. Sa contribution précise à l’EP varie, et l’activation du système nerveux ne constitue pas un test diagnostique de l’EP liée à l’anxiété.

Esprit distrait : Les inquiétudes et les pensées négatives peuvent rendre plus difficile le fait de profiter de l’activité sexuelle. Elles ne permettent pas, à elles seules, d’expliquer pourquoi l’éjaculation survient précocement.

Sensibilité aux stimulations sensuelles : La sensibilité et l’excitation varient d’une personne à l’autre. Les documents d’information destinés aux patients cités ici n’établissent pas que l’anxiété augmente la sensibilité génitale ni que cela provoque une EP [1].

Quand l’anxiété peut jouer un rôle

Ces manifestations peuvent mériter d’être abordées avec un clinicien, mais elles ne permettent ni de diagnostiquer une EP ni d’en identifier la cause. Consultez pour une évaluation médicale si l’éjaculation précoce persiste, entraîne une souffrance ou est d’apparition récente, en particulier si elle s’accompagne de difficultés érectiles, de douleurs ou de symptômes urinaires.

Accélération du rythme cardiaque : Un rythme cardiaque plus rapide peut être une réaction normale à l’activité sexuelle et ne permet pas d’établir une EP liée à l’anxiété.

Inquiétudes excessives : Si vous vous inquiétez excessivement de vos performances sexuelles, cela peut être lié à l’anxiété.

Difficulté à se détendre : Si vous avez du mal à vous détendre et à profiter du moment pendant les rapports sexuels, l’anxiété pourrait jouer un rôle.

Pensées négatives répétitives : Des pensées négatives récurrentes au sujet de vos capacités sexuelles peuvent indiquer une souffrance ou une anxiété de performance, mais elles n’établissent pas la cause de l’EP.

Antécédents d’anxiété : Des antécédents d’anxiété sont pertinents pour l’évaluation, mais ne prouvent pas que l’anxiété est à l’origine de votre EP [2].

Le stress et l’anxiété augmentent-ils le désir sexuel ?

Si l’anxiété et le stress peuvent nuire aux performances sexuelles, ils peuvent aussi affecter le désir sexuel différemment selon les personnes. Voici comment :

Augmentation du désir sexuel : Le désir sexuel varie selon les personnes et au fil du temps. Les sources citées ici n’établissent pas que le cortisol augmente la libido ni qu’un désir accru explique l’EP associée à l’anxiété.

Diminution du désir sexuel : Le stress peut contribuer aux difficultés sexuelles, mais les variations du désir et le contrôle de l’éjaculation sont des problématiques distinctes. Le stress chronique peut s’accompagner d’une diminution du désir sexuel. Une baisse du désir et une EP peuvent survenir séparément ou conjointement ; ni l’une ni l’autre ne permet d’établir une cause hormonale [3].

Qui peut présenter une éjaculation précoce liée à l’anxiété ?

L’EP peut survenir à tout âge. Les circonstances suivantes peuvent être pertinentes pour l’évaluation, mais ne permettent pas d’identifier de façon fiable qui développera une EP en raison de l’anxiété :

Hommes jeunes : Les hommes jeunes peuvent éprouver des inquiétudes liées à la performance, mais l’âge ou le manque d’expérience ne suffisent pas à établir que l’anxiété est la cause de l’EP.

Hommes souffrant de troubles anxieux : Les troubles anxieux peuvent coexister avec l’EP. L’évaluation doit prendre en compte les deux problématiques plutôt que de supposer que l’une cause l’autre.

Stress relationnel : Les hommes traversant des difficultés de couple ou une rupture peuvent développer une EP liée à l’anxiété en raison du bouleversement émotionnel.

Professions fortement exposées au stress : Le stress professionnel peut avoir une incidence sur le bien-être, mais la source citée n’établit pas de risque accru d’EP liée à l’anxiété dans certaines professions [2].

Quelle est la fréquence de l’éjaculation précoce liée à l’anxiété ?

L’anxiété peut coexister avec l’EP, mais cela ne permet pas d’établir à quelle fréquence elle en est la cause. 

Les études utilisent des définitions et des populations différentes, et une association entre anxiété et EP n’établit pas de lien de causalité. 

Les documents d’information destinés aux patients cités ici ne fournissent pas d’estimation vérifiée de la proportion d’hommes présentant une EP qui souffrent d’un trouble anxieux sous-jacent [1].

Si l’EP est un trouble sexuel fréquent associé à l’anxiété, elle n’est pas le seul. L’anxiété peut également contribuer à divers autres troubles sexuels, chez les hommes comme chez les femmes. 

Voici quelques difficultés sexuelles pouvant coexister avec l’anxiété. Elles peuvent également avoir des causes physiques, médicamenteuses ou autres ; des symptômes persistants justifient une évaluation plutôt qu’une attribution à la seule anxiété :

Dysfonction érectile (DE) : L’anxiété peut entraîner une anxiété de performance, rendant difficile l’obtention ou le maintien d’une érection. S’inquiéter de ses performances sexuelles ou craindre de ne pas satisfaire son ou sa partenaire peut générer du stress et de l’anxiété, qui peuvent à leur tour entraver la capacité à obtenir et à maintenir une érection.

Trouble du désir sexuel hypoactif : Ce trouble se caractérise par un manque persistant de désir sexuel, entraînant une souffrance ou des difficultés relationnelles. L’anxiété peut réduire la libido, rendant plus difficile le fait de ressentir une excitation sexuelle ou de l’intérêt pour les activités sexuelles.

Vaginisme : Le vaginisme est un trouble dans lequel les muscles entourant le vagin se contractent involontairement, rendant la pénétration douloureuse ou impossible. L’anxiété et la peur de la douleur ou de l’inconfort pendant les rapports peuvent déclencher un vaginisme. L’anxiété peut provoquer une contraction involontaire des muscles du plancher pelvien.

Trouble de l’orgasme : Le trouble de l’orgasme se traduit par une difficulté à atteindre l’orgasme, même lorsque la stimulation sexuelle est suffisante. L’anxiété peut empêcher de se détendre et de profiter pleinement de l’activité sexuelle, rendant l’orgasme difficile à atteindre.

Dyspareunie : La dyspareunie désigne une douleur associée aux rapports sexuels. L’anxiété et les tensions musculaires peuvent y contribuer, mais les infections, les changements hormonaux et d’autres affections physiques doivent également être envisagés. Une douleur fréquente ou intense doit être évaluée par un professionnel de santé.

Anxiété de performance : L’anxiété de performance est un terme plus large qui englobe l’anxiété liée aux performances sexuelles en général, sans se limiter à un trouble précis. L’anxiété peut susciter un manque de confiance en soi et la peur de ne pas être à la hauteur sur le plan sexuel, entraînant une anxiété de performance qui affecte la satisfaction sexuelle globale.

Anorgasmie : L’anorgasmie désigne l’incapacité à atteindre l’orgasme malgré une excitation et une stimulation sexuelles adéquates. L’anxiété peut entraver la capacité à se détendre pleinement et à lâcher prise pendant l’activité sexuelle, rendant l’orgasme difficile à atteindre.

Vivre avec l’EP et l’anxiété peut être difficile. Les stratégies suivantes peuvent aider à gérer l’anxiété ou la pression liée à la performance, mais leurs effets sur l’EP varient et elles ne remplacent pas une évaluation.

Certains de ces exercices sont également utilisés en thérapie psychosexuelle. Les médicaments, notamment les crèmes anesthésiantes, nécessitent un examen distinct de leurs modalités d’utilisation, de leur adéquation à la situation et de leurs effets indésirables.

Techniques de relaxation

L’une des principales stratégies pour faire face à l’éjaculation précoce liée à l’anxiété consiste à apprendre à détendre à la fois le corps et l’esprit. Voici comment procéder :

Respiration profonde : Pratiquez des exercices de respiration profonde pour vous apaiser. Des respirations lentes et profondes peuvent aider à réduire l’anxiété et le niveau d’excitation pendant les rapports sexuels.

Relaxation musculaire progressive : Cette technique consiste à contracter puis à relâcher différents groupes musculaires du corps. Elle peut aider à réduire les tensions générales et l’anxiété.

Visualisation : Imaginer une situation confortable, sans pression, peut aider certaines personnes à se détendre. La visualisation seule n’est pas un traitement établi de l’EP.

Pleine conscience et méditation

La pleine conscience et la méditation peuvent aider certaines personnes à gérer leur souffrance. Les données sur leurs effets propres sur le contrôle de l’éjaculation sont limitées, et leurs bénéfices ne doivent pas être garantis. 

Voici comment les intégrer à vos stratégies pour faire face à ces difficultés :

Respiration en pleine conscience : Concentrez-vous sur votre respiration pendant les rapports sexuels. Cela peut vous aider à rester ancré dans le présent et à réduire l’anxiété.

Méditation par balayage corporel : Portez successivement votre attention sur les différentes parties de votre corps pour repérer les zones de tension, puis relâchez consciemment ces tensions pendant l’activité sexuelle.

Rester dans l’instant présent : Si vous vous sentez à l’aise, essayez de porter votre attention sur les sensations agréables plutôt que de juger vos performances. Il s’agit d’un exercice facultatif pour faire face aux difficultés, et non d’un traitement de l’EP dont l’efficacité en tant qu’approche unique est démontrée.

Communiquer avec votre partenaire

Une communication ouverte et honnête avec votre partenaire est essentielle pour faire face à l’EP liée à l’anxiété. 

Voici comment l’aborder :

Parler de ce que vous ressentez : Parlez à votre partenaire de votre anxiété et de ses répercussions sur vos performances sexuelles. Partager vos préoccupations peut réduire la pression que vous ressentez.

Définir des attentes réalistes : Fixez des attentes réalistes pour vous-même et votre partenaire. Gardez à l’esprit qu’éjaculer occasionnellement plus tôt que souhaité est fréquent, n’indique pas nécessairement un trouble et ne définit pas l’ensemble de votre relation sexuelle.

Explorer ensemble : Expérimentez différentes activités sexuelles qui ne sont pas uniquement centrées sur la pénétration. Cela peut réduire la pression liée à la performance et vous aider tous les deux à mieux profiter de l’intimité [2].

Focalisation sensorielle

La focalisation sensorielle repose sur des contacts physiques consentis et sans pression pour explorer les sensations, sans objectif de performance. Elle peut être utilisée en thérapie psychosexuelle, mais une amélioration du contrôle de l’éjaculation n’est pas garantie :

Exploration par le toucher : Avec votre partenaire, pratiquez des exercices de toucher au cours desquels vous explorez mutuellement vos corps, sans objectif de rapport sexuel. Cela peut aider à réduire l’anxiété et à se sentir plus à l’aise dans l’intimité physique.

Progression graduelle : Ne passez à d’autres activités que lorsque les deux partenaires se sentent à l’aise et le souhaitent. Il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’à la pénétration, et un thérapeute spécialisé en psychosexologie peut aider à adapter les exercices.

Techniques à pratiquer soi-même

Vous pouvez recourir à différentes stratégies personnelles pour faire face à l’EP liée à l’anxiété :

Exercices de Kegel : Les exercices du plancher pelvien peuvent aider certaines personnes, mais le renforcement ne convient pas à tout le monde. Si les muscles sont trop actifs, douloureux ou difficiles à relâcher, consultez un kinésithérapeute qualifié en rééducation pelvi-périnéale pour une évaluation ; un travail sur la relaxation et la coordination peut être nécessaire avant le renforcement.

Pratique de la masturbation : Se masturber avant une activité sexuelle peut aider à retarder l’éjaculation pendant les rapports, car vous pourriez avoir besoin de plus de temps pour atteindre l’orgasme.

Préservatifs ou crèmes désensibilisantes : Un préservatif peut réduire la sensibilité. Avant d’utiliser une crème ou un spray anesthésiant, demandez à un pharmacien ou à un clinicien si le produit convient à votre situation et suivez les précautions propres au produit décrites ci-dessous dans la rubrique « Anesthésiques locaux ».

Pratique et patience : Gardez à l’esprit que surmonter l’EP liée à l’anxiété peut prendre du temps. Faites preuve de patience envers vous-même et continuez à pratiquer les techniques qui vous conviennent [1].

Changements du mode de vie

Des habitudes de vie saines peuvent favoriser le bien-être général et la gestion de l’anxiété, mais ne doivent pas être présentées comme des traitements démontrés de l’EP :

Alimentation saine : Une alimentation équilibrée et une bonne hydratation peuvent avoir une incidence positive sur votre santé sexuelle et votre bien-être général.

Activité physique régulière : Une activité physique régulière peut aider à gérer le stress et favoriser la santé générale ; une amélioration de l’endurance sexuelle ou du contrôle de l’éjaculation n’est pas garantie.

Sommeil suffisant : Veillez à dormir suffisamment, car le manque de sommeil peut aggraver l’anxiété et affecter les performances sexuelles.

Caféine, tabac et alcool : Réduire la caféine et se faire accompagner pour arrêter de fumer peut aider à atténuer l’anxiété. L’alcool est un dépresseur, non un stimulant, et ne doit pas être utilisé pour gérer l’anxiété ou l’EP. Si vous pensez présenter une dépendance à l’alcool, demandez un avis médical avant d’arrêter brutalement.

S’informer

Comprendre les causes sous-jacentes de votre EP liée à l’anxiété peut vous aider à agir. Ces connaissances peuvent vous permettre de mieux maîtriser la situation et de réduire l’anxiété :

S’informer sur l’anxiété et l’EP : Renseignez-vous sur l’anxiété et son lien avec l’EP. Ces connaissances peuvent rendre le problème moins mystérieux et plus facile à aborder.

Demander un avis professionnel : Si l’EP persiste, entraîne une souffrance ou apparaît après une période de contrôle satisfaisant, consultez un médecin ou un clinicien spécialisé en santé sexuelle. L’évaluation peut prendre en compte la santé physique, les difficultés érectiles, les médicaments ainsi que les facteurs psychologiques ou relationnels, avec une orientation vers une thérapie psychosexuelle lorsque cela est approprié [3].

L’anxiété peut contribuer à l’EP, mais le traitement doit faire suite à une évaluation des facteurs psychologiques, relationnels et physiques. Les options peuvent être discutées en fonction de vos symptômes, de vos préférences et de votre état de santé. 

Examinons les différentes thérapies et les médicaments qui peuvent aider à prendre en charge l’éjaculation précoce associée à l’anxiété.

Thérapies psychologiques

Les thérapies psychologiques et psychosexuelles peuvent aider à prendre en charge l’anxiété, la souffrance et les difficultés relationnelles associées à l’EP. Les données concernant leurs effets sur le contrôle de l’éjaculation varient selon les approches et les études. Les options peuvent inclure :

Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : La TCC est une thérapie structurée qui agit sur les pensées et les comportements peu aidants ; elle constitue un traitement établi de plusieurs troubles anxieux. Dans la prise en charge de l’EP, les stratégies cognitives et comportementales peuvent agir sur la pression liée à la performance, mais un meilleur contrôle de l’éjaculation n’est pas garanti.

Sexothérapie : Les sexothérapeutes sont spécialisés dans la prise en charge des difficultés sexuelles, notamment l’éjaculation précoce. Ils proposent des conseils et des stratégies pour améliorer les performances sexuelles et gérer l’anxiété.

Thérapies fondées sur la pleine conscience : La pleine conscience peut être envisagée en complément pour travailler sur la souffrance et l’attention pendant l’activité sexuelle. Les études de petite taille ne permettent pas d’établir que la thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience (MBCT) ou la réduction du stress fondée sur la pleine conscience (MBSR) constituent des traitements de l’EP dont l’efficacité est fiable lorsqu’ils sont utilisés seuls.

Techniques comportementales

Les techniques comportementales reposent sur des exercices et des pratiques spécifiques visant à améliorer le contrôle de l’éjaculation. Elles sont souvent associées aux thérapies psychologiques et peuvent inclure :

Technique de l’arrêt-reprise : Cette technique consiste à interrompre l’activité sexuelle lorsque vous sentez que vous êtes sur le point d’atteindre l’orgasme, afin de laisser l’excitation diminuer avant de reprendre. Avec le temps, cela peut aider à retarder l’éjaculation.

Technique de compression : Interrompez la stimulation avant que l’éjaculation ne semble inévitable et comprimez doucement le gland du pénis, et non sa base. Relâchez la pression et laissez l’excitation diminuer avant de reprendre. Un clinicien spécialisé en psychosexologie peut vous montrer la technique ; arrêtez si elle provoque une douleur.

Retardement volontaire de l’orgasme : Cette pratique consiste à retarder intentionnellement l’orgasme pendant la masturbation. Elle peut vous aider à mieux percevoir votre niveau d’excitation et à améliorer votre contrôle pendant les rapports sexuels.

Médicaments

Un clinicien peut envisager des médicaments contre l’EP après évaluation. Les modalités de traitement diffèrent : certains se prennent quotidiennement, d’autres avant les rapports sexuels. Le choix, la posologie, les interactions et le suivi nécessitent les conseils du prescripteur.

Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : La sertraline et la paroxétine peuvent retarder l’éjaculation et sont couramment prescrites au quotidien hors autorisation de mise sur le marché pour l’EP ; une prise occasionnelle n’est pas interchangeable avec un traitement quotidien. Les bénéfices doivent être mis en balance avec les effets indésirables, notamment les nausées et les difficultés sexuelles. La dapoxétine est un ISRS à durée d’action plus courte, autorisé au Royaume-Uni pour le traitement de l’EP à la demande ; sa disponibilité et son autorisation varient selon les pays. Elle ne convient pas à tout le monde et peut interagir avec d’autres médicaments. Ne commencez pas, n’associez pas, ne modifiez pas et n’arrêtez pas des antidépresseurs sans l’avis du prescripteur.

Anesthésiques locaux : Les crèmes ou sprays contenant des substances telles que la lidocaïne ou la prilocaïne peuvent réduire la sensibilité du pénis et retarder l’éjaculation. Ils peuvent également être transférés au ou à la partenaire et provoquer un engourdissement. Respectez précisément les instructions du produit concernant son retrait avant tout contact ou l’utilisation d’un préservatif compatible ; les formulations et la compatibilité avec les préservatifs varient. Arrêtez l’utilisation si l’un des partenaires présente des brûlures, des démangeaisons, une éruption cutanée ou une irritation, et demandez conseil si les symptômes persistent. Demandez à un pharmacien ou à un clinicien si le produit convient à votre situation, plutôt que d’utiliser un produit anesthésiant cutané non destiné à cet usage.

Traitements combinés

Une prise en charge psychosexuelle ou comportementale peut être associée à un médicament lorsque cela est approprié. Les bénéfices potentiels, les contraintes et les effets indésirables doivent être discutés avec votre clinicien, plutôt que de supposer qu’un traitement combiné est la meilleure option pour tous.

Cadres de traitement privés et soins appropriés

THE BALANCE décrit une prise en charge résidentielle privée en santé mentale à Majorque et à Zurich, ainsi qu’un séjour de santé mentale encadré par des thérapeutes à Londres. L’adéquation de la prise en charge et les rôles professionnels sont évalués individuellement. Ces descriptions de services n’établissent ni une spécialisation dans le traitement de l’EP ni de meilleurs résultats qu’une prise en charge ambulatoire ; un hébergement résidentiel n’équivaut pas à une hospitalisation.

Évaluation individualisée : THE BALANCE décrit une évaluation de la santé mentale, de la santé physique, des antécédents et des besoins actuels afin de déterminer l’adéquation de la prise en charge et d’en guider la planification. L’EP peut nécessiter une évaluation médicale ou en santé sexuelle distincte.

Plans de soins personnalisés : Le prestataire décrit des plans individualisés, avec des professionnels et des interventions sélectionnés en fonction des besoins évalués, du lieu et du périmètre de soins convenu.

Environnement privé et confortable : THE BALANCE décrit un hébergement privé et des modalités de traitement individuelles. Les dispositions relatives au respect de la vie privée sont convenues avant l’admission ; l’hébergement ne garantit pas de résultats cliniques et ne remplace pas des soins médicaux appropriés.

Professionnels hautement qualifiés : Le prestataire décrit une prise en charge pluridisciplinaire définie selon les besoins évalués. La disponibilité d’un clinicien possédant une expertise spécifique de l’EP doit être confirmée, et non présumée.

Approche globale : Le prestataire décrit un accompagnement en matière de nutrition, de sommeil, de mouvement et de gestion du stress lorsque cela est approprié. Ces services ne doivent pas être présentés comme la preuve que la prise en charge résidentielle améliore les résultats concernant l’EP.

Ressources

Questions

Questions fréquentes

L’éjaculation précoce est-elle entièrement psychologique et due à l’anxiété ?
L’éjaculation précoce comporte souvent une composante psychologique, et l’anxiété peut jouer un rôle important dans son apparition. Toutefois, elle n’est pas uniquement psychologique ; elle peut également impliquer des facteurs physiques. L’EP résulte généralement d’une interaction complexe entre facteurs psychologiques et physiologiques, d’où l’importance de considérer ces deux aspects dans le traitement.
L’éjaculation précoce liée à l’anxiété est-elle permanente ?
L’EP peut s’améliorer avec une prise en charge appropriée, mais son évolution varie. L’EP présente depuis toujours et l’EP acquise peuvent nécessiter des approches différentes, et les seuls symptômes d’anxiété ne permettent pas de prédire une amélioration ou un caractère permanent. Des symptômes persistants ou d’apparition récente justifient une évaluation.
Les médicaments contre l’anxiété peuvent-ils provoquer une éjaculation précoce ?
Les médicaments utilisés contre l’anxiété peuvent affecter la fonction sexuelle de différentes manières. Les ISRS retardent fréquemment l’éjaculation et peuvent également affecter le désir, les érections ou l’orgasme. Si l’éjaculation change après l’instauration, la modification ou l’arrêt d’un médicament, parlez-en au prescripteur ; ne modifiez pas votre traitement de votre propre initiative.
Les difficultés de couple peuvent-elles contribuer à l’éjaculation précoce liée à l’anxiété ?
Oui, les difficultés de couple, telles que les problèmes de communication, les conflits ou le stress émotionnel, peuvent contribuer à l’éjaculation précoce liée à l’anxiété. Résoudre ces difficultés relationnelles grâce à un accompagnement ou à une thérapie peut constituer une étape essentielle dans la prise en charge de l’EP.
Ce qui est inclus
01

Contexte clinique

Les informations sont présentées clairement en tenant compte des situations complexes et concomitantes.

02

Facteurs individuels

L’évaluation reste essentielle, car les besoins et les risques varient d’une personne à l’autre.

03

Prochaines étapes

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