L’anxiété peut toucher des personnes qui semblent sûres d’elles en public. Les témoignages personnels peuvent faciliter le dialogue sur la souffrance psychique, mais ils doivent être rapportés fidèlement et ne doivent pas être transformés en diagnostics que la personne n’a pas elle-même rendus publics.
Emma Stone, 2018
Dans sa contribution de 2018 à la campagne #MyYoungerSelf du Child Mind Institute, Emma Stone a parlé d’anxiété et de trouble panique. Ce qu’elle a confié constitue un témoignage personnel datant de cette période. Cela ne permet ni d’établir un autre diagnostic de trouble anxieux ni de décrire ses symptômes actuels.
Zayn Malik, 2016
Dans un texte publié en octobre 2016 dans TIME, Zayn Malik a expliqué sa décision de parler ouvertement de l’anxiété qui affectait ses prestations sur scène. Ce texte témoigne de ce qu’il a choisi de partager, et ne constitue pas un historique médical complet.
Kevin Love, 2018
Dans son texte publié en mars 2018 dans The Players’ Tribune, Kevin Love a décrit une attaque de panique et les démarches entreprises pour commencer une thérapie. Son récit remettait en question sa propre réticence à demander de l’aide. Il ne doit pas servir à déduire la cause des symptômes d’une autre personne.
L’anxiété désigne un vécu et un ensemble de troubles
Le National Institute of Mental Health distingue l’anxiété ordinaire des troubles qui persistent et perturbent la vie quotidienne. Le trouble anxieux généralisé, le trouble panique, le trouble d’anxiété sociale et les phobies spécifiques présentent des manifestations différentes.
Une attaque de panique ne suffit pas, à elle seule, à établir un diagnostic de trouble panique. Le fait qu’une personne emploie le mot « anxiété » ne signifie pas automatiquement qu’elle présente un trouble anxieux généralisé (TAG). Les biographies historiques, un rôle sur scène ou les spéculations publiques ne remplacent pas de manière fiable une évaluation clinique.
Quand demander une évaluation
Demandez de l’aide lorsque l’anxiété persiste, entraîne des conduites d’évitement ou affecte le sommeil, le travail, les relations ou d’autres activités. Décrivez les situations concernées, ce que vous remarquez dans votre corps et vos pensées, ainsi que la fréquence de ces manifestations. Informez le professionnel de santé des médicaments, compléments alimentaires et éventuelles substances que vous utilisez pour y faire face.
Des symptômes physiques nouveaux ou sévères ne doivent pas être automatiquement attribués à l’anxiété. Consultez un service médical adapté en cas de symptômes tels qu’une douleur thoracique intense, un malaise avec effondrement ou d’importantes difficultés respiratoires.
Choisir une prise en charge
Le traitement approprié dépend de l’évaluation et du trouble concerné. Par exemple, les recommandations du NICE sur le TAG et le trouble panique décrivent une approche graduée qui tient compte des symptômes, du fonctionnement quotidien et de la réponse au traitement. Une prise en charge résidentielle n’est pas automatiquement la meilleure option pour une personne dont la carrière est exigeante ou exposée au public.
Renseignez-vous sur les qualifications des professionnels de santé, le traitement proposé, les autres options, la confidentialité et le suivi. Une piscine, un hébergement privé ou le témoignage d’une personne célèbre ayant été prise en charge ne démontrent pas l’efficacité clinique.
Ces témoignages publics peuvent constituer un point de départ pour le dialogue. Votre propre situation doit guider la prochaine étape, et vous pouvez chercher du soutien sans rendre votre état de santé public.


