THE BALANCEhttps://thebalance.clinic/fr/ressources/recherche/antidepresseurs-prescriptions-retablissement/
THE BALANCE

Admissions confidentielles

Parlons de votre prochaine étape.

Échangez avec notre équipe des admissions au sujet d’un traitement pour vous ou l’un de vos proches.

Votre équipe d’admission

Jil Moore
Jil MooreDirectrice des relations clients
Cynthia Nakhle
Cynthia NakhleResponsable des admissions
Appelez notre équipe des admissions+41 44 500 5111 Écrivez-nous sur WhatsAppCommencez une conversation

Ressource clinique

96 millions de prescriptions d’antidépresseurs : ce que les chiffres ne disent pas du rétablissement

En Angleterre, le nombre de lignes de prescription d’antidépresseurs a augmenté plus vite que celui des patients identifiés. Cette analyse explique ces chiffres, leurs limites et les questions que les familles devraient poser sur les résultats des traitements.

Revu cliniquement parDr. Sarah Boss, MD
Résidence en pierre avec piscine, pelouse et palmiers

Près de 96 millions de lignes de prescription d’antidépresseurs ont été établies en Angleterre, puis délivrées en ville, en 2025/26. Depuis 2016/17, leur nombre total a augmenté plus vite que celui des patients identifiés. Cela soulève une question utile pour les familles et les journalistes : qu’est-ce qui change dans les traitements, et que nous disent ces chiffres du rétablissement ?

Principaux résultats

95,5 millions : nombre de lignes de prescription d’antidépresseurs en 2025/26.

9,1 millions : nombre de patients identifiés dans le même jeu de données.

45,6 % : augmentation du nombre de lignes de prescription depuis 2016/17.

27,1 % : augmentation du nombre de patients identifiés sur la même période.

Source : NHSBSA. Ces chiffres couvrent les prescriptions du NHS établies en Angleterre, puis délivrées en ville. Ils mesurent l’activité, et non la prévalence de la dépression ou le rétablissement. [1]

Les prescriptions ont augmenté plus vite que le nombre de patients

Augmentation des prescriptions d’antidépresseurs en Angleterre, de 2016/17 à 2025/26 Le nombre de lignes de prescription a augmenté de 45,6 % et celui des patients identifiés de 27,1 %. Les deux barres utilisent une échelle de zéro à 50 %. Il s’agit de variations d’effectifs, et non de taux de rétablissement. Angleterre, variation des effectifs, de 2016/17 à 2025/26 Lignes de prescription +45,6 % Patients identifiés +27,1 % 0 25 % 50 %

L’écart entre les taux de croissance est de 18,5 points de pourcentage. Il s’agit d’une comparaison de deux dénombrements, et non d’une preuve que le traitement s’est intensifié ou est devenu plus efficace. Source : NHSBSA ; calculs de THE BALANCE. [1]

Ce que montrent les données

La NHSBSA a recensé 95 528 575 lignes de prescription d’antidépresseurs et 9 086 160 patients identifiés en Angleterre en 2025/26. En 2016/17, les chiffres correspondants étaient de 65 590 427 lignes et de 7 147 694 patients. À partir de ces totaux publiés, THE BALANCE calcule une augmentation de 45,6 % du nombre de lignes et de 27,1 % du nombre de patients identifiés. [1]

Cette différence est importante. Une même personne peut recevoir plusieurs lignes de prescription au cours d’une année. Une ligne ne renseigne ni sur la dose, ni sur la durée du traitement, ni sur un éventuel changement de médicament. Les antidépresseurs peuvent aussi être prescrits pour d’autres affections que la dépression. Ce jeu de données mesure l’activité de prescription, et non les diagnostics ou le rétablissement. [1]

Prescription d’antidépresseurs en Angleterre : sélection d’exercices budgétaires [1]
Exercice budgétaireLignes de prescriptionPatients identifiés
2016/1765 590 4277 147 694
2021/2283 438 1288 359 838
2023/2489 131 5828 747 095
2024/2592 642 1108 888 229
2025/2695 528 5759 086 160

La tendance est claire, même sans en expliquer la cause : les deux indicateurs ont augmenté, mais le volume des prescriptions a progressé plus rapidement. Pour en expliquer les raisons, une analyse clinique plus solide devrait examiner la durée des traitements, les doses, les changements de médicaments, les diagnostics, l’âge, les réévaluations cliniques et les résultats.

Cette hausse ne concerne pas seulement le passé. Entre 2024/25 et 2025/26, le nombre de lignes de prescription a augmenté d’environ 3,1 %, contre environ 2,2 % pour les patients identifiés. Cette évolution sur un an est modeste par rapport à celle observée sur neuf ans, mais elle va dans le même sens : l’activité continue de croître plus vite que le nombre de personnes recensées dans le jeu de données. La prochaine question utile n’est donc pas simplement de savoir combien de prescriptions ont été établies, mais ce qui explique l’écart entre le volume des traitements et le nombre de patients.

Davantage de prescriptions ne prouvent pas une surmédication

Un titre annonçant 96 millions de prescriptions se prête facilement au sensationnalisme. Il peut laisser entendre que la dépression explose, que des millions de personnes sont dépendantes aux médicaments, ou que la prescription témoigne en elle-même de soins de mauvaise qualité. Aucune de ces conclusions ne découle de ce jeu de données propre à l’Angleterre.

La question la plus pertinente est la suivante : si davantage de traitements sont dispensés, mesurons-nous mieux l’amélioration de l’état des personnes ?

Les données administratives sont très efficaces pour quantifier l’activité. Elles répondent beaucoup moins bien à la question qui importe le plus à la plupart des patients : le traitement a-t-il été utile ? Pour y répondre, les chercheurs ont besoin de données sur l’évolution des symptômes, le fonctionnement au quotidien, la qualité de vie, le suivi et ce qui s’est passé lorsque le traitement a été modifié ou arrêté.

Cette distinction est particulièrement pertinente dans les soins privés. Une famille qui peut financer un accès rapide aux soins, l’intervention de plusieurs spécialistes ou une prise en charge résidentielle peut disposer de plus d’options que le patient moyen. Mais un meilleur accès ne se traduit pas automatiquement par une meilleure mesure des résultats. Même lorsqu’il est coûteux, un parcours de soins devrait pouvoir préciser ce qui constitue une réussite, à quel moment elle est évaluée et ce qui est prévu lorsque la première intervention ne suffit pas.

La défavorisation d’un territoire ne mesure pas la fortune personnelle

La NHSBSA a recensé 2 276 002 patients identifiés dans le groupe des territoires les plus défavorisés et 1 575 533 dans celui des territoires les moins défavorisés. Chacun correspond à l’un des cinq groupes de défavorisation, appelés quintiles. Il s’agit de nombres bruts de patients, et non de taux ajustés selon la taille ou l’âge de la population. [1]

Nombre de patients recevant des antidépresseurs selon la défavorisation du territoire, Angleterre, 2025/26 Territoires les plus défavorisés : 2 276 002 patients identifiés. Territoires les moins défavorisés : 1 575 533. Les barres commencent à zéro sur une échelle allant jusqu’à 2,5 millions. La défavorisation d’un territoire ne correspond pas à la fortune individuelle. Angleterre 2025/26, patients identifiés, en millions Les plus défavorisés 2,28 M Les moins défavorisés 1,58 M 0 1,25 2,5 M

Source : NHSBSA. Ces dénombrements ne mesurent ni la prévalence de la dépression ni le rétablissement. [1]

Pour les familles fortunées, cette distinction est importante. Le score de défavorisation d’un quartier ne permet pas d’établir le patrimoine ou les revenus d’une personne. Ces chiffres ne peuvent pas montrer que les personnes fortunées prennent moins d’antidépresseurs ou se rétablissent plus vite. Ils mettent en évidence une tendance dans les prescriptions du NHS qui appelle des recherches plus approfondies.

Pourquoi cela importe pour les patients fortunés et mobiles à l’international

Pour les familles fortunées, la question utile porte sur ce qui se passe au-delà de l’obtention d’un rendez-vous ou d’une ordonnance. Disposer de plusieurs cliniciens ne dit pas qui coordonne le plan de traitement. Il s’agit d’une question pratique de prise en charge, et non d’un constat concernant les patients fortunés dans ce jeu de données.

Prenons l’exemple d’une personne qui partage son temps entre Londres, Dubaï et Zurich. Un clinicien prescrit, un autre évalue les symptômes et un troisième assure la psychothérapie. Dans cette situation illustrative, la famille devrait savoir qui tient à jour l’historique des traitements et coordonne les changements. Les chiffres de prescription ne mesurent pas la fréquence à laquelle de telles organisations entraînent des problèmes.

Les questions utiles sont simples. Que vise à traiter le médicament ? Quelle amélioration peut-on attendre ? Quand le plan de traitement sera-t-il réévalué ? Quels autres traitements sont utilisés ? Qui coordonne les changements ? Que se passe-t-il si les symptômes ne s’améliorent que partiellement ?

Le NICE recommande la décision médicale partagée et conseille aux personnes qui envisagent d’arrêter un antidépresseur d’en parler avec leur prescripteur. Les doses sont généralement réduites par étapes. Les symptômes de sevrage et le retour de la dépression ne sont pas des explications interchangeables aux difficultés survenant après une modification. Les tendances nationales de prescription ne constituent pas des consignes pour modifier le traitement d’une personne. [2]

À quoi ressemblerait une meilleure présentation des résultats cliniques

Si les données de prescription indiquent le volume d’activité thérapeutique, les données sur les résultats devraient nous dire ce qui s’est passé ensuite. Un système utile de présentation des résultats partirait d’un groupe de patients défini et recueillerait les symptômes et le fonctionnement au quotidien avant le traitement, pendant celui-ci et à des échéances de suivi pertinentes. Il indiquerait aussi combien de personnes ont pu être recontactées par la suite, plutôt que de présenter uniquement les patients ayant répondu.

Pour un traitement antidépresseur, cela pourrait consister à distinguer plusieurs questions souvent confondues. Les symptômes se sont-ils améliorés ? La personne a-t-elle retrouvé ses capacités de fonctionnement au travail, à domicile ou dans ses relations ? Les effets indésirables étaient-ils gérables ? Le médicament a-t-il été poursuivi, changé ou arrêté ? Si le traitement a pris fin, que s’est-il passé trois, six ou douze mois plus tard ? Ce sont des résultats distincts, et le seul nombre de prescriptions ne répond à aucune de ces questions.

La même exigence s’applique à la comparaison des traitements privés et publics. Un service privé peut proposer un accès plus rapide, davantage de temps avec les cliniciens ou un accompagnement plus intégré. Ce sont des caractéristiques importantes, mais elles ne prouvent pas en elles-mêmes de meilleurs résultats cliniques. Une comparaison équitable nécessiterait des groupes de patients similaires, les mêmes définitions des résultats et des périodes de suivi comparables.

C’est aussi sur ce point que les patients qui consacrent davantage de moyens à leurs soins devraient être particulièrement exigeants. Payer plus justifie une attente de clarté : ce qui est mesuré, la fréquence des réévaluations et les éléments probants qui motivent une modification du plan de traitement. La proposition de soins privés la plus solide ne consiste pas simplement à multiplier les traitements. Elle repose sur un traitement mieux coordonné, dont les résultats peuvent être expliqués.

Ce que ces chiffres ne peuvent pas nous dire

Ce jeu de données ne permet pas de savoir si les antidépresseurs sont prescrits trop souvent ou trop rarement. Il ne permet d’établir ni la prévalence de la dépression, ni la dépendance aux médicaments, ni la qualité des traitements, ni le rétablissement. Il ne donne pas non plus une vue complète des prescriptions privées ou de la délivrance de médicaments à l’hôpital.

Les comparaisons internationales exigent une prudence similaire. Les comparaisons de l’OCDE utilisent généralement des doses définies journalières rapportées à la population, plutôt que des nombres bruts de lignes de prescription. Placer le nombre total de lignes en Angleterre à côté d’une mesure de consommation d’un autre pays produirait un classement trompeur. [3]

En résumé

La prescription d’antidépresseurs en Angleterre a considérablement augmenté, et le nombre de lignes de prescription a progressé plus vite que celui des patients identifiés. Il s’agit d’une tendance réelle et potentiellement importante.

Mais le traitement médiatique ne devrait pas s’arrêter à « 96 millions de prescriptions ». La question la plus utile est de savoir si les systèmes de santé et les prestataires privés mesurent ce qui se passe après le début du traitement. L’accès aux soins est visible. Les prescriptions se comptent. Le rétablissement nécessite un autre type de données probantes, et c’est pourquoi il mérite un examen attentif.

À l’attention des journalistes

Chiffre clé : 95,5 millions de lignes de prescription d’antidépresseurs en Angleterre en 2025/26.

Comparaison la plus significative : le nombre de lignes a augmenté de 45,6 % depuis 2016/17, contre 27,1 % pour le nombre de patients identifiés.

Périmètre géographique : l’Angleterre, et non l’ensemble du Royaume-Uni.

Réserve importante : le nombre de prescriptions ne mesure ni la prévalence de la dépression ni le rétablissement.

Attribution suggérée : « THE BALANCE : analyse des données de prescription de la NHSBSA. »

Méthodologie et sources

Cette analyse utilise la publication de la NHSBSA du 23 juillet 2026. L’exercice budgétaire 2025/26 couvre la période d’avril 2025 à mars 2026. Les variations sont calculées à partir des totaux exacts publiés et arrondies à une décimale. Le tableau présente cinq années sélectionnées dans la série annuelle complète. Les effectifs ne sont pas ajustés selon la taille de la population, l’âge ou les besoins cliniques. Aucun dossier de patient du secteur privé ni aucune donnée de résultats cliniques de THE BALANCE n’ont été analysés.

La NHSBSA souligne également que l’amélioration de l’enregistrement des numéros NHS influe sur les comparaisons du nombre de patients identifiés au fil du temps. Le service de prescription électronique a amélioré l’identification des patients à partir de 2020/21. Une partie de l’augmentation du nombre de patients recensés reflète donc une meilleure identification, et pas seulement une hausse du nombre de personnes traitées. [4]

  1. NHSBSA. Médicaments utilisés en santé mentale : antidépresseurs, Angleterre, de 2016/17 à 2025/26. Publication du 23 juillet 2026. Tableaux 1, 2 et 5.
  2. NICE NG222. Dépression chez l’adulte : traitement et prise en charge. Recommandations, notamment sur l’arrêt des antidépresseurs.
  3. OCDE. Panorama de la santé 2025. Voir le chapitre sur la consommation pharmaceutique pour les définitions et la comparabilité.
  4. NHSBSA. Médicaments utilisés en santé mentale : vue d’ensemble, de 2016/17 à 2025/26. Voir les périodes couvertes et l’identification des patients.
Ce qui est inclus
01

Contexte clinique

Les informations sont présentées clairement en tenant compte des situations complexes et concomitantes.

02

Facteurs individuels

L’évaluation reste essentielle, car les besoins et les risques varient d’une personne à l’autre.

03

Prochaines étapes

Un échange confidentiel peut aider à déterminer la voie la plus appropriée.

Vous ne savez pas quel cadre correspond à la situation ?

Votre équipe d’admission

Jil Moore
Jil MooreDirectrice des relations clients
Cynthia Nakhle
Cynthia NakhleResponsable des admissions

Un premier échange confidentiel permet de mieux comprendre la situation et de déterminer si notre cadre est adapté.

THE BALANCE
UN PREMIER PAS

Vos questions sur nos traitements