THE BALANCEhttps://thebalance.clinic/fr/ressources/sante-mentale/narcissisme-sante-mentale/detresse-apres-relation-abusive/
THE BALANCE

Admissions confidentielles

Parlons de votre prochaine étape.

Échangez avec notre équipe des admissions au sujet d’un traitement pour vous ou l’un de vos proches.

Votre équipe d’admission

Jil Moore
Jil MooreDirectrice des relations clients
Cynthia Nakhle
Cynthia NakhleResponsable des admissions
Appelez notre équipe des admissions+41 44 500 5111 Écrivez-nous sur WhatsAppCommencez une conversation

Ressource clinique

Détresse après une relation abusive : rétablissement et soutien

Comprendre le chagrin et la détresse après une relation abusive, savoir quand demander une évaluation et comment la préparation de mesures de sécurité et un soutien adapté peuvent aider.

Revu cliniquement parDr. Sarah Boss, MD
Résidence en pierre avec piscine, pelouse et palmiers

Après une relation marquée par la violence ou le contrôle, une personne peut éprouver du soulagement, du chagrin, de la peur, de la solitude ou une forte envie de reprendre contact. Ces sentiments peuvent être contradictoires et varier d’un jour à l’autre. Ils ne signifient pas que les violences étaient acceptables ni que partir était une erreur.

On parle parfois de « sevrage narcissique » pour décrire ce vécu. Il s’agit d’une expression informelle, et non d’un syndrome de sevrage reconnu ; sur le plan médical, ce vécu n’est pas équivalent au sevrage des opioïdes. Les affirmations chiffrées comparant son intensité à celle du sevrage de l’héroïne ne reposent sur aucune base probante établie. Une prise en charge utile se concentre sur la sécurité de la personne, ses symptômes et sa situation.

Comprendre la détresse

La fin d’une relation peut aussi entraîner la perte d’un logement, d’une sécurité financière, de repères quotidiens ou de liens avec des personnes importantes. Le fait d’avoir des enfants ensemble, les procédures judiciaires et la persistance du harcèlement peuvent compliquer le rétablissement. Ressentir le manque de quelqu’un ne signifie pas que l’on souffre d’une addiction ou que l’on est faible.

Après des violences, certaines personnes présentent des troubles du sommeil, des souvenirs intrusifs, un état de vigilance, une humeur dépressive ou des difficultés de concentration. Ces symptômes peuvent avoir plusieurs explications. La colère ne se résume pas à une dépression, et une détresse émotionnelle ne suffit pas à établir un trouble de stress post-traumatique (TSPT). Un clinicien peut évaluer les symptômes, leur durée et leurs répercussions sur la vie quotidienne. Le NIMH explique l’évaluation et le traitement du TSPT.

Il n’existe pas de « test du syndrome d’abus narcissique »

Un questionnaire en ligne ne permet ni de diagnostiquer un syndrome lié aux violences ni de déterminer si une autre personne présente un trouble de la personnalité. Les symptômes consécutifs à des violences doivent être évalués individuellement, plutôt que diagnostiqués à partir de l’étiquette « syndrome d’abus narcissique ». Des violences peuvent survenir en présence ou en l’absence d’un trouble de la personnalité narcissique (TPN), et un TPN ne permet pas de conclure qu’une personne est violente.

Vous pouvez demander de l’aide en décrivant des faits précis : menaces, humiliations, contrôle financier, isolement, harcèlement ou restrictions imposées à vos choix quotidiens. Vous n’avez pas à prouver une intention ni à établir un diagnostic pour bénéficier d’un soutien.

Organiser les contacts en donnant la priorité à la sécurité

Ne vous sentez pas obligé de confronter la personne ou de lui annoncer une limite si cela risque d’accroître le danger. Un professionnel spécialisé dans l’accompagnement des victimes de violences conjugales peut vous aider à réfléchir aux modalités de contact, à des moyens de communication sûrs, aux ressources pratiques et aux besoins des enfants, le cas échéant. Les recommandations du NHS britannique expliquent comment accéder à un soutien confidentiel.

Couper tout contact n’est pas toujours possible ni sans danger dans l’immédiat. Si des contacts sont nécessaires, un avis spécialisé peut aider à définir des modalités adaptées. Évitez de considérer la surveillance des réseaux sociaux, une confrontation spectaculaire ou le fait de priver l’autre d’attention comme des moyens fiables de reprendre le contrôle de la situation.

Retrouver des soutiens au quotidien

  • Choisissez une ou deux personnes de confiance et précisez le soutien qui vous serait utile : une présence, une aide pour vos déplacements ou un accompagnement à un rendez-vous, par exemple.
  • Veillez à rendre les repas, le sommeil et les tâches quotidiennes aussi gérables que possible. Fixez-vous de petites priorités lorsque la concentration est difficile.
  • Prévoyez ce que vous ferez lorsque vous aurez envie de reprendre contact : marquez une pause, repensez à vos préoccupations concernant votre sécurité et parlez à une personne qui vous soutient.
  • Protégez votre vie privée lorsque vous utilisez des appareils ou conservez des messages si quelqu’un est susceptible de les surveiller.
  • Accueillez vos émotions contradictoires sans vous imposer de délai pour vous rétablir.

Ces démarches aident à faire face au quotidien. Elles ne remplacent pas une évaluation lorsque les symptômes sont sévères, persistants ou s’aggravent. De nouveaux symptômes physiques méritent également une attention médicale adaptée, plutôt que d’être automatiquement attribués au stress.

Ce qu’une prise en charge professionnelle peut apporter

Un thérapeute peut vous aider à faire face à la détresse, à la culpabilité, aux décisions à prendre et à la reconstruction de la confiance. Si un trouble tel qu’un TSPT ou une dépression est identifié, le traitement doit être adapté aux besoins qui en découlent et à vos préférences. Renseignez-vous sur les qualifications pertinentes, la confidentialité, l’approche proposée et la manière dont les progrès seront évalués. Les termes « accompagnement psychologique » et « thérapie » sont employés différemment selon les services et les juridictions ; les qualifications professionnelles et la réglementation varient également. Demandez donc en quoi consiste le travail proposé et si le praticien possède les qualifications appropriées dans le lieu où vous recevez les soins.

Dans une relation marquée par la coercition, des séances conjointes avec la personne à l’origine des violences peuvent présenter un danger. Demandez d’abord un avis individuel et confidentiel. Une prise en charge résidentielle n’est pas systématiquement nécessaire après des violences.

Aider une autre personne

Écoutez sans exiger une séparation immédiate ni une réconciliation. Demandez à la personne ce qui l’aiderait et respectez ses choix. Ne contactez pas la personne à l’origine des violences en son nom sans son accord. Un soutien concret et fiable peut être plus utile que de chercher à poser un diagnostic sur la relation.

Si une personne a des pensées suicidaires, aidez-la à contacter un service d’urgence en santé mentale ou un service d’aide en situation de crise. Un danger immédiat ou l’impossibilité de rester en sécurité nécessite l’intervention des secours locaux. La personne n’est pas responsable des violences subies et n’a pas à faire face seule à leurs conséquences.

Ce qui est inclus
01

Contexte clinique

Les informations sont présentées clairement en tenant compte des situations complexes et concomitantes.

02

Facteurs individuels

L’évaluation reste essentielle, car les besoins et les risques varient d’une personne à l’autre.

03

Prochaines étapes

Un échange confidentiel peut aider à déterminer la voie la plus appropriée.

Vous ne savez pas quel cadre correspond à la situation ?

Votre équipe d’admission

Jil Moore
Jil MooreDirectrice des relations clients
Cynthia Nakhle
Cynthia NakhleResponsable des admissions

Un premier échange confidentiel permet de mieux comprendre la situation et de déterminer si notre cadre est adapté.

THE BALANCE
UN PREMIER PAS

Vos questions sur nos traitements