Le trouble de stress post-traumatique, ou TSPT, peut survenir après certaines expériences traumatiques, notamment des violences, des accidents graves, des catastrophes ou des combats. La plupart des personnes exposées à des événements potentiellement traumatiques ne développent pas de TSPT. Les statistiques aident à décrire les populations et à planifier les services, mais elles ne déterminent ni le diagnostic ni le rétablissement d’une personne.
Examiner la période de référence avant le pourcentage
- La prévalence au cours de la vie estime la proportion d’une population ayant présenté le trouble à un moment quelconque avant l’évaluation.
- La prévalence au cours des douze derniers mois ou du dernier mois porte sur une période définie, plus courte.
- Un résultat positif à un questionnaire de dépistage indique des symptômes nécessitant une évaluation complémentaire ; il ne constitue pas un diagnostic confirmé.
- Les résultats obtenus dans une clinique, une profession ou un groupe touché par un conflit ne s’appliquent pas automatiquement à l’ensemble de la population.
Quelques statistiques sur le TSPT et leurs sources
| Population et source | Mesure et période de l’étude | Estimation |
|---|---|---|
| Enquêtes World Mental Health, 24 pays | TSPT au cours de la vie ; enquêtes menées de 2001 à 2012 au moyen d’entretiens diagnostiques fondés sur le DSM-IV | 3,9 % dans l’ensemble de l’échantillon ; 5,6 % parmi les personnes déclarant une exposition traumatique. |
| Adultes de 18 ans et plus aux États-Unis, NCS-R | Enquête de 2001 à 2003 ; mesures sur les douze derniers mois et au cours de la vie | 3,6 % sur les douze derniers mois ; 6,8 % au cours de la vie. |
| Adolescents de 13 à 18 ans aux États-Unis, NCS-A | Enquête de 2001 à 2004 ; mesure au cours de la vie | 5,0 % de TSPT au cours de la vie. |
| Adultes en Angleterre, APMS 2023/24 | Symptômes du dernier mois mesurés à l’aide du questionnaire de dépistage PCL-C | 5,7 % de résultats positifs au dépistage ; il ne s’agissait pas d’une prévalence fondée sur des diagnostics confirmés. |
| Anciens militaires américains, NHRVS 2019–2020 | Estimations au cours de la vie et sur le dernier mois fondées sur la PTSD Checklist pour le DSM-5, et non sur des entretiens diagnostiques | 9,4 % au cours de la vie ; 5,0 % sur le dernier mois. |
Le tableau précise délibérément les différences de méthodes et de périodes de référence. Il ne doit pas être interprété comme un classement des pays ni comme une comparaison directe entre anciens militaires et civils. Les anciennes enquêtes américaines utilisaient les critères du DSM-IV ; les études ultérieures peuvent employer d’autres critères, instruments et méthodes d’échantillonnage.
Les estimations mondiales ne donnent pas le nombre de cas pour une année précise
La fiche d’information de l’OMS datée du 11 septembre 2026 cite une estimation de 3,9 % au cours de la vie, issue des travaux des enquêtes World Mental Health. L’étude sous-jacente comprenait 71 083 répondants âgés de 18 ans ou plus dans 24 pays. Elle décrit la survenue du trouble au cours de la vie dans le cadre de ces enquêtes et ne constitue pas un décompte mondial des cas présents en 2026.
Multiplier un pourcentage non explicité par l’ensemble de la population mondiale ne permet pas d’établir combien de personnes présentent un TSPT au cours d’une année donnée. Une estimation appropriée exige une concordance des tranches d’âge couvertes, des populations étudiées, des définitions diagnostiques et de la période de référence. Une projection doit également préciser sa méthode et son incertitude.
Adultes et adolescents aux États-Unis
Les chiffres du NIMH présentés dans le tableau sont des estimations issues d’enquêtes anciennes, et non des statistiques annuelles nouvellement recueillies. Pour les adolescents, la source rapporte également une proportion de 1,5 % présentant un retentissement fonctionnel sévère. Ce pourcentage concerne l’ensemble de la population adolescente représentée dans l’enquête, et non 1,5 % des adolescents présentant un TSPT.
Une estimation à l’échelle d’une population peut masquer des différences d’exposition traumatique, de soutien et d’accès au traitement. Les différences selon le sexe, l’âge ou le groupe démographique ne doivent pas servir à considérer qu’une personne est destinée à développer un TSPT. De même, un taux moyen plus faible ne doit pas servir à écarter des symptômes.
Anciens militaires et autres groupes professionnels
Le service militaire peut comporter des combats, des accidents à l’entraînement, des traumatismes sexuels et d’autres expositions, mais les expériences des anciens militaires sont diverses. Le National Center for PTSD explique que les taux diffèrent selon la période de service, le déploiement, la méthode d’étude et le recours ou non des personnes de l’échantillon aux services de santé de la VA. Les études portant sur des personnes recevant des soins psychiatriques ne peuvent pas représenter tous les anciens militaires ayant participé à un conflit.
Les intervenants de première ligne et les professionnels de santé peuvent également subir des expositions traumatiques répétées. Un pourcentage regroupant plusieurs troubles psychiques et comportementaux ne doit pas être présenté comme un taux de prévalence du TSPT. Toute estimation doit être accompagnée de la profession concernée, du lieu, de l’année de l’étude et de la méthode d’évaluation.
Ce qu’apporte l’enquête menée en Angleterre
L’enquête menée en Angleterre en 2023/24 a relevé 5,7 % de résultats positifs au dépistage des symptômes de TSPT sur le dernier mois, contre 4,4 % en 2014. Son rapport précise explicitement qu’un résultat positif appelle des investigations complémentaires plutôt qu’il ne prouve l’existence d’un TSPT. Ce résultat ne doit pas être présenté comme la preuve que les TSPT confirmés augmentent partout ou dans tous les groupes démographiques.
Les statistiques sur le traitement et le rétablissement doivent être contextualisées
Des traitements efficaces existent, notamment des approches psychologiques centrées sur le traumatisme. Les recommandations du NICE préconisent des interventions spécifiques selon l’âge, les symptômes, le délai écoulé et les préférences, notamment la thérapie cognitivo-comportementale centrée sur le traumatisme et l’EMDR dans les situations appropriées. Un traitement médicamenteux peut être envisagé chez certains adultes après discussion.
Un taux de réponse au traitement dépend de la population étudiée, de l’intervention, du suivi, de la définition de l’amélioration et du groupe de comparaison. Un résultat à six semaines ne peut garantir un rétablissement dans ce délai. L’amélioration des symptômes, le fait de ne plus remplir les critères diagnostiques et le rétablissement complet sont des résultats distincts. Un plan de soins doit réévaluer les symptômes, le fonctionnement au quotidien, la sécurité et ce qui compte pour la personne.


